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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayDe nouvelles explosions ont secoué Téhéran jeudi après que le président américain, Donald Trump, a menacé l'Iran de bombardements massifs. L'armée iranienne a promis, en retour, des attaques « dévastatrices » contre les États-Unis et Israël.
Après plus d'un mois de conflit qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, l'armée israélienne a, elle, contré des tirs de missiles venus d'Iran et de son allié libanais, le Hezbollah, en pleine Pâque juive.
Le commandant opérationnel de l'armée iranienne a assuré dans un communiqué vidéo que cette guerre se poursuivrait jusqu'à l'humiliation des ennemis de l'Iran, lançant des menaces d'opérations encore plus dévastatrices.
Il réagissait au discours de Donald Trump, qui a promis, mercredi, encore deux à trois semaines de frappes et de renvoyer l'Iran à l'âge de pierre.
Ce premier discours du président des États-Unis depuis le début de l'assaut israélo-américain le 28 février a douché les espoirs de désescalade des marchés boursiers et pétroliers, alors que la guerre déstabilise l'économie mondiale du fait, notamment, du blocage du détroit d'Ormuz, passage maritime stratégique pour le pétrole du Golfe.
À Téhéran, des frappes ont fortement endommagé l'Institut Pasteur d'Iran, et de puissantes explosions ont fait vibrer des bâtiments du centre-ville à la mi-journée, d'autres touchant l'ouest et l'est de la capitale.
Et les deux plus grandes aciéries iraniennes ont annoncé cesser leurs activités en raison des attaques. Un responsable de la Khuzestan Steel Company a estimé qu'une remise en service de son site prendra de six mois à un an.
L'Iran a de son côté continué de viser des alliés des États-Unis, les Émirats arabes unis disant jeudi avoir contré 19 missiles et 26 drones.
Irréaliste
Continuant d'affirmer être proche de remplir ses objectifs, le président américain a une fois encore justifié cette guerre par la nécessité d'empêcher l'Iran d'avoir l'arme nucléaire.
L'ambassadeur iranien auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Reza Najafi, a répliqué, auprès de l'AFP, que Téhéran n'avait pas repris l'enrichissement d'uranium après les frappes israélo-américaines de juin 2025 contre certaines installations.
Il a ainsi qualifié les accusations américaines de très gros mensonge.
Le président français, Emmanuel Macron, a, lui, estimé que la question du nucléaire ne pourra être réglée que par une négociation approfondie.
Régulièrement critiqué par Trump, au même titre que d'autres alliés faisant partie de l'OTAN accusés de ne pas assez soutenir les États-Unis dans ce conflit, M. Macron a également souligné que libérer par la force le détroit stratégique d'Ormuz, verrouillé par l'Iran depuis le début de la guerre, serait irréaliste.
Réunion sur Ormuz

La secrétaire d'État aux Affaires étrangères du Royaume-Uni, Yvette Cooper, (au centre) participait jeudi à un sommet virtuel avec des participants de 35 pays, dont le Canada, afin de sécuriser le détroit d'Ormuz une fois qu'auront cessé les hostilités.
Photo : Associated Press / Leon Neal
Cette voie maritime voit d'ordinaire transiter 20 % du brut mondial. Les cours du pétrole, qui s'étaient repliés mercredi dans l'espoir d'une désescalade, sont donc repartis à la hausse après le discours de M. Trump, le baril de Brent, référence mondiale du brut, dépassant les 108 dollars.
Pékin a accusé les attaques américano-israéliennes d'être la cause première du blocage d'Ormuz, exhortant les belligérants à entamer au plus vite des pourparlers.
Donald Trump a exhorté les pays dépendants de ce passage pour leur approvisionnement en pétrole à s'occuper eux-mêmes du détroit. Pourtant, le cours du pétrole étant fixé sur les marchés, les prix à la pompe se sont envolés aussi aux États-Unis, producteurs de leur propre brut.
Le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, le Japon, le Canada et une trentaine d'autres pays se sont réunis jeudi à distance pour trouver des moyens de restaurer et de garantir la sécurité du transport maritime dans ce détroit après la guerre. À l'issue de leur rencontre, les États participants ont appelé à la réouverture immédiate et inconditionnelle du détroit d'Ormuz, évoquant de possibles nouvelles sanctions contre l'Iran, a annoncé la ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, qui présidait cette réunion virtuelle.
Si l'Iran souhaite le fermer à ses ennemis, il s'est engagé, selon les Philippines, à permettre aux cargaisons de pétrole de ce pays de traverser le détroit pour rejoindre l'archipel, largement dépendant des importations.

Des passants déambulent devant un écran géant installé sur la façade de la Bourse de Mumbai, en Inde, jeudi, les nouvelles faisant état de l'impact économique de la guerre israélo-américaine contre l'Iran sur l'Inde.
Photo : Associated Press / Rafiq Maqbool
Les places financières, ayant écouté M. Trump, ont replongé dans le rouge. Wall Street a ouvert en nette baisse (Nasdaq -1,67%, S&P 500 -1,22 %, Dow Jones -1,27 %).
Cessez-le-feu
M. Trump n'a pas mentionné de cessez-le-feu dans son discours de mercredi soir, après avoir assuré quelques heures auparavant que son homologue iranien, Massoud Pezeshkian, en réclamait un. La diplomatie iranienne a démenti l'existence de négociations directes avec Washington.
L'allié israélien de Donald Trump, le premier ministre Benyamin Nétanyahou, avait insisté mardi soir sur le fait que la campagne contre l'Iran n'était pas terminée, bien qu'il estime lui aussi avoir rempli une partie de ses objectifs en portant un coup aux programmes nucléaires et balistiques iraniens.
En Israël, visé par quatre séries de tirs de missiles iraniens, quatre personnes ont été légèrement blessées. Le Hezbollah libanais pro-iranien a également revendiqué des attaques sur le nord du pays, sans victime ni dégâts, selon les autorités israéliennes.
Un bilan très lourd au Liban
À Bagdad, l'ambassade des États-Unis a lancé un avertissement selon lequel des groupes armés irakiens pro-iraniens pourraient mener lors des prochains jours des attaques contre le centre de la capitale irakienne, où elle se trouve.
Dans le sud du Liban, une frappe de l'armée israélienne, qui gagne du terrain dans cette région, a détruit un bâtiment, dont les secouristes ont fouillé les décombres à la recherche de victimes, a constaté l'AFP.
Le bilan d'un mois de frappes israéliennes dans ce pays s'élève désormais à plus de 1300 morts, selon le gouvernement.


2 months ago
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