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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, dénonce avec « véhémence » la possibilité de voir un constructeur chinois assembler des véhicules électriques à l'usine inutilisée de la compagnie Stellantis à Brampton, en banlieue de Toronto.
Selon l’agence de presse Bloomberg, Stellantis serait en discussion avec son partenaire chinois Zhejiang Leapmotor Technology concernant l'idée de construire des véhicules électriques (VE) au Canada.
Dans un article publié mercredi, l’agence de presse cite des sources proches du dossier et affirme que les discussions n’en seraient qu’à leurs débuts, mais porteraient spécifiquement sur l’usine de Brampton.
Le premier ministre Ford est outré.
Nous ne pouvons pas laisser une compagnie chinoise assembler ici des pièces et des véhicules préassemblés chinois bon marché, nuisant à nos travailleurs de l'automobile.
Doug Ford a dénoncé par le passé l'entente conclue par Ottawa avec la Chine autorisant l'entrée de véhicules électriques chinois au Canada.
Pour lui, la seule option acceptable est que les constructeurs chinois ouvrent une usine d'assemblage au Canada et s'approvisionnent en pièces auprès de fournisseurs locaux, comme le font les compagnies japonaises Toyota et Honda.

Leapmotor est une entreprise chinoise de véhicules électriques fondée en 2015. (Photo d’archives)
Photo : Reuters / CHINA DAILY
Même son de cloche de la part de Lana Payne, présidente nationale d'Unifor, le syndicat représentant les travailleurs canadiens de l'auto. Ce dont nous avons besoin de la part du gouvernement [fédéral], c’est d’une politique automobile qui soutienne les entreprises qui construisent et fabriquent ici, au Canada, dit-elle dans un communiqué.
Elle dit avoir de grandes préoccupations au sujet des rumeurs entourant le sort de l'usine de Brampton.
Les emplois sont maintenus en Chine, où les pièces sont fabriquées, et le véhicule est préassemblé avant d'être expédié à l'étranger pour l'assemblage final.
Une usine chinoise pour l'assemblage final de VE préassemblés n'emploierait vraisemblablement qu'une petite fraction de travailleurs, selon Unifor.
Unifor s'attend à ce que Stellantis respecte l'engagement pris en matière de véhicules et d'emplois à l'usine d'assemblage de Brampton, dit Mme Payne.
Stellantis répond par courriel qu'elle n'a pas d'annonce pour l'instant. Stellantis continue à vouloir maintenir une forte présence au Canada et évalue activement ses futurs programmes pour Brampton, dans le but de garantir que toute décision d'investissement soit durable et constitue un engagement à long terme qui soutienne les travailleurs et les fournisseurs, affirme le constructeur.
L’entreprise dit être en discussion avec les représentants gouvernementaux et les principaux intervenants afin de créer les conditions propices à la poursuite d'investissements au Canada.
Des VE chinois bientôt au Canada
Une entente conclue en janvier 2026 entre le Canada et la Chine permettra l’importation de 49 000 VE chinois par an, à un tarif douanier réduit de 6,1 %.
Au terme de sa rencontre avec le président chinois Xi Jinping en début d’année, le premier ministre canadien, Mark Carney, avait évoqué le possible assemblage de véhicules chinois au Canada.
Stellantis a acquis 20 % du capital de Leapmotor en 2023 et créé, un an plus tard, une coentreprise, Leapmotor International, consacrée à la production et à la vente mondiales de véhicules électriques.
Cette coentreprise prévoit lancer la production de VUS électriques Leapmotor d’ici la fin de l’année dans une usine Stellantis en Espagne, à proximité d’une immense usine de batteries que Stellantis construit en partenariat avec une autre entreprise chinoise, Contemporary Amperex Technology.
Toujours selon Bloomberg, Leapmotor et Stellantis envisagent également la production de VE au Brésil et en Malaisie.

5:15
L’usine de Stellantis à Brampton, qui assemblait les Dodge Charger, Dodge Challenger et Chrysler 300, avait été mise à l’arrêt en 2024 pour subir une modernisation en prévision de l’assemblage de la future génération du Jeep Compass.
Mais dès février 2025, le constructeur avait tout mis sur pause avant d’annoncer, en octobre de la même année, son intention de produire le Jeep Compass en Illinois.
Dans une déclaration écrite transmise à Radio-Canada, le bureau de la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, indique que la décision de Stellantis de transférer la production du Jeep Compass de Brampton, en Ontario, à Belvidere, en Illinois, est [toujours] jugée inacceptable par le gouvernement du Canada et rappelle que ce dernier a déclenché un processus de règlement des différends le 3 novembre 2025.
Ce processus est présentement en cours, et le gouvernement collabore activement avec l’entreprise, Unifor et la province de l’Ontario afin de garantir la production, protéger les emplois et assurer des investissements à long terme au Canada , peut-on y lire.
Les détails du processus de règlement et de l’entente de contribution demeurent toutefois confidentiels pour des raisons commerciales.
Tout nouvel investissement dans le secteur automobile accordera la priorité à la chaîne d’approvisionnement canadienne, y compris à la main-d’œuvre et aux fournisseurs canadiens de pièces automobiles , conclut le bureau de la ministre Joly.


2 months ago
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