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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayAvec un baril de pétrole ayant presque doublé de prix en quelques semaines, planifier ses vacances d’été demande cette année un budget beaucoup plus flexible, disent des experts.
Le prix de l’essence pour les avions à réaction a déjà doublé. Étant donné que ça compose 30 % des coûts d’une opération d’un vol, c’est un impact assez intéressant, explique John Gradek, chargé d’enseignement en gestion de l’aviation à l’Université McGill, à Montréal. Les compagnies aériennes se voient donc obligées de refiler la facture aux voyageurs.
Elles le font de deux façons : certaines, comme Porter, ajoutent une surcharge carburant de 40 $ par trajet sur les billets réservés avec des points VIPorter, soit 80 $ pour un aller-retour. D’autres, comme Air Canada, WestJet ou Flair, ont simplement augmenté leurs tarifs de base.
La suspension des activités dans de grandes plaques tournantes au Moyen-Orient, comme Dubaï, Abou Dhabi et Doha, a également réduit la capacité mondiale, faisant exploser les prix vers certaines destinations, comme l’Inde, précise M. Gradek.
Achetez votre billet maintenant.
Cependant, une fois votre billet acheté auprès d’une compagnie aérienne, vous êtes protégé. Au Canada, une fois que vous avez acheté le billet, le prix est gelé. Demander un montant supplémentaire n’est pas quelque chose qu’on accepte au Canada, fait valoir M. Gradek.
Frédéric Dimanche, professeur en tourisme et hôtellerie à l’École de gestion Ted Rogers de l’Université métropolitaine de Toronto, invite tout de même les gens à la prudence et leur conseille de bien relire leur contrat avec les agences de voyages, car un supplément lié à la hausse du pétrole pourrait être réclamé dans les mois suivant l’achat.
Voyager autrement
Pour autant, les Canadiens ne renonceront pas à leurs vacances. Frédéric Dimanche croit qu’ils s’adapteront. Les gens vont se rabattre tout naturellement sur des destinations plus proches de chez eux, notamment les voyages domestiques au sein même du Canada, dit-il.

Plusieurs Canadiens pourraient décider de rester au pays pour leurs vacances estivales face à l’augmentation du prix des billets d’avion. (Photo d’archives)
Photo : Reuters / Chris Helgren
Au lieu d’aller dans un hôtel quatre étoiles, on va peut-être aller dans un hôtel trois étoiles. Au lieu de sortir au restaurant chaque soir, on va peut-être faire la cuisine dans un Airbnb, illustre M. Dimanche.
Selon lui, l’expérience postpandémique a démontré que, quand les Canadiens cherchent des options économiques, ils se tournent vers la nature, les parcs nationaux et le camping.
Pourquoi pas le pétrole canadien?
On pourrait croire que le Canada, grand producteur de pétrole, est à l’abri. Or ce n’est pas le cas, explique M. Gradek : On n’a pas vraiment une chaîne d’approvisionnement intégrée au Canada qui peut utiliser le produit brut qui vient d’Alberta pour fournir tous les marchés au Canada.
L’essentiel de la production se situe dans l’ouest, mais les pipelines sont insuffisants pour acheminer ce pétrole vers les raffineries de l’est.
Correction :
Dans une version précédente de cet article, il était mentionné que la raffinerie de Terre-Neuve importait du pétrole brut en provenance de l'étranger.
Cette partie a été enlevée à des fins d'exactitude. L’ancienne raffinerie de pétrole brut de Come By Chance ne traite plus de pétrole brut, mais utilise plutôt des matières premières renouvelables.
Ça va prendre une décennie avant qu’on investisse dans les raffineries au Canada, dit-il. Et pour cause : C’est sale pour le construire, c’est sale pour opérer. Ça émet toutes sortes de produits nocifs.


2 months ago
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