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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe ministère ontarien de la Santé a demandé à sept personnes supplémentaires de s’isoler en lien avec l’éclosion mondiale de hantavirus, bien qu’il déclare qu’il s’agit de contacts « à faible risque ».
Jackson Jacobs, porte-parole du ministre de la Santé, affirme que ces personnes s’ajoutent aux trois à qui on a demandé de s’isoler, car elles avaient potentiellement été exposées au virus et sont considérées comme des contacts à haut risque. Parmi ces individus, on compte un couple qui voyageait à bord du navire de croisière MV Hondius.
Les sept nouvelles personnes ont reçu l’instruction de s’isoler pendant 45 jours par mesure de prudence. Au total, 10 personnes sont ainsi surveillées par des bureaux de santé régionaux en Ontario.

L'expédition MV Hondius a accueilli les passagers, victimes du hantavirus.
Photo : AFP / -
Six personnes de plus sont isolées en Alberta et en Colombie-Britannique et demeurent asymptomatiques, d’après des représentants régionaux. Un autre individu lié à l’éclosion n’est plus isolé au Québec, car le contact a été jugé à faible risque; cette personne avait pris le même avion qu'un passager du navire.
Une personne est jugée à faible risque si elle a été en contact avec une personne à haut risque.
On compte parmi les personnes à haut risque le couple qui a voyagé sur le navire et qui réside dans la région des comtés de Grey et Bruce, au nord de Toronto, ainsi qu’un visiteur dans le Grand Toronto, dans la région de Peel. Toutes ces personnes ont été sur le même vol qu’une personne qui est morte du hantavirus.
M. Jacobs a dit mardi que ces trois contacts à haut risque en Ontario se portent bien et ne présentent aucun symptôme.
Les voyages découragés
L’Agence de la santé publique du Canada affirme que tout passager ou membre de l’équipage du navire, ainsi que toute personne identifiée comme un contact à haut risque puisqu’elle était sur un vol avec une personne qui a contracté le virus, ne devrait pas voyager.
Le gouvernement du Canada [...] met en œuvre des mesures temporaires visant à empêcher tout passager et membre d'équipage ayant été à bord du MV Hondius depuis le 1er avril 2026 d'embarquer sur un vol à destination du Canada, a fait savoir l'agence hier.
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) soutient que le hantavirus Andes pose toujours un risque faible pour la santé à l’échelle mondiale. Le nombre de cas positifs dans le monde est passé à 11, incluant 3 morts. Aucun nouveau décès n’a été signalé depuis le 2 mai et tous les cas sont parmi des passagers ou des membres de l’équipage.

Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus (Photo d'archives)
Photo : Reuters / Denis Balibouse
Pour l’instant, rien n’indique que nous sommes au début d’une grande éclosion. Mais, évidemment, cette situation pourrait changer. Compte tenu de la longue période d’incubation du virus, nous allons possiblement voir plus de cas dans les prochaines semaines, a décrit le DG de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Les responsables de la santé publique et les spécialistes des maladies infectieuses ont insisté pour noter que le virus des Andes — le type de hantavirus qui a frappé le navire et le seul pouvant se transmettre d’une personne à une autre — requiert un contact proche et prolongé afin d’être transmis, ce qui ne représente pas un risque de pandémie.
Des interrogations sur les tests
Les experts en santé publique ont dit qu’il n’était pas clair s’il était utile de faire passer des tests à des personnes qui auraient pu être exposées, mais qui ne présentent pas de symptômes. La médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry, a noté que des représentants de la santé publique autour du monde abordent cette question.
La Dre Henry explique que les tests pour certains virus ne sont pas efficaces avant que les patients montrent des symptômes et que les experts en savent très peu sur l’efficacité des tests pour les cas rares de ce virus.
Si quelqu’un au Canada a des symptômes après avoir été exposé, des représentants de la santé publique sont prêts à l'évaluer et le soigner, dit la médecin hygiéniste britanno-colombienne.

La médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique, la Dre Bonnie Henry.
Photo : Radio-Canada / Mike McArthur
Des représentants de l’Alberta ont dit mardi que leurs deux voyageurs s’isolent à la maison. S’ils présentent des symptômes, nous continuerons de les tester mais, comme noté, aucun symptôme n’a été constaté pour l’instant, dit Tom McMillan, porte-parole du ministère de la Santé de la province.
Quatre Canadiens arrivés sur l’île de Vancouver dimanche après avoir voyagé à bord du bateau de croisière se sont isolés volontairement pendant au moins 21 jours et pour un maximum de 6 semaines. Il s’agit de deux personnes de la Colombie-Britannique et deux du Yukon.
La Dre Henry dit que la province et le médecin hygiéniste de l’île ont les moyens légaux d’ordonner l’isolation des gens dans des installations spécifiques, mais ces pouvoirs ne seront pas utilisés à moins que les personnes ne respectent pas la demande d’isolement.
Le professeur Stephen Hoption Cann, de l’École de santé publique de l’Université de la Colombie-Britannique, estime que l’isolement volontaire est approprié étant donné les faibles chances de transmission. Ce n’est pas comme le virus de la COVID, dit-il. Il peut être transmis, mais pas facilement, particulièrement si le patient n’a pas de symptômes.
Avec les informations de La Presse canadienne


3 weeks ago
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