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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLundi, le premier ministre Doug Ford faisait état d'environ 1800 personnes évacuées en raison des feux de forêt dans le Nord-Ouest de l’Ontario. Jeudi, ce nombre atteignait plus de 2800 personnes.
En date du 23 juillet, nous pouvons confirmer qu’environ 2885 personnes ont été évacuées vers différentes collectivités à travers la province, déclare Julia Facca, porte-parole du ministère de la Protection civile et de l'Intervention en cas d'urgence.
Ces données sont notamment transmises au Centre provincial des opérations d’urgence du ministère directement par les dirigeants des communautés touchées.
Dix Premières Nations du Nord-Ouest de l’Ontario figurent actuellement parmi les communautés évacuées, dont celles de Namaygoosisagagun et de Whitewater Lake, qui ont été complètement détruites par les flammes.

La Première Nation de Collins, aussi appelée Namaygoosisagagun, a été décimée par les feux de forêt.
Photo : The Canadian Press / Chris Young
Alors que les évacués tentent de s’adapter à cette nouvelle réalité, plusieurs dirigeants autochtones réclament maintenant une enquête publique sur la gestion de la crise par la province.
Selon Wilfred King, le chef de la Première Nation de Gull Bay, qui fait partie des communautés évacuées, les échanges avec les responsables provinciaux ont été particulièrement difficiles.
On recevait des rapports qui avaient trois jours de retard, explique-t-il. Le feu progressait très rapidement : en une seule nuit, il a parcouru entre 30 et 40 km. Et malgré ça, on n’a eu aucun avertissement de la part du ministère.
En plein état d'urgence, c'était d'une lourdeur bureaucratique incroyable. Je n'en revenais pas.
À son avis, l’enquête devrait notamment examiner la coordination des urgences, les communications avec les communautés, la planification des évacuations et la préparation de la province à des saisons de feux de plus en plus intenses.
L’autre réalité des évacuations
Au-delà de la menace des flammes, les évacuations elles-mêmes deviennent une source de préoccupation grandissante pour plusieurs communautés autochtones.
Santé mentale, isolement et racisme s’ajoutent aux défis auxquels font face les familles déplacées.
Dans les centres d’accueil, plusieurs évacués doivent s’adapter à un environnement qui leur est peu familier. Certains résidents dans des chambres d’hôtel trop petites, tandis que plusieurs aînés composent avec des barrières linguistiques et un accès limité à des aliments traditionnels.
Selon Janet Gordon, vice-présidente de la santé communautaire à la Sioux Lookout First Nations Health Authority, des cas de racisme ont également été rapportés dans certaines communautés d’accueil.
C’est une situation qui inquiète grandement les dirigeants et les communautés, tant pour leurs familles que pour leurs proches, indique-t-elle.

Janet Gordon est la vice-présidente de la santé communautaire à la Sioux Lookout First Nations Health Authority, qui représente 33 communautés dans la région.
Photo : Fournie par la Sioux Lookout First Nations Health Authority
Certaines communautés s’inquiètent aussi des effets des évacuations sur la consommation de substances. Plusieurs Premières Nations évacuées sont des communautés dites sèches, où les drogues et l’alcool sont interdits.
C’est notamment le cas d’Eabametoong, aussi connue sous le nom de Fort Hope, qui a évacué plus de 940 de ses membres vers Niagara Falls.
La communauté demande à ses membres d’éviter la consommation de substances pendant leur séjour à l’extérieur du territoire et prévoit d'offrir du soutien aux personnes qui éprouvent des difficultés.
Janet Gordon estime que les communautés d’accueil ont un rôle à jouer pour accompagner les évacués en les orientant vers des ressources, des organismes et des activités pouvant leur offrir du soutien pendant leur séjour.
Avec les informations de Catherine Morasse et CBC News


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