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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe Moyen-Orient va-t-il s'embraser lors d'une nouvelle guerre? Du détroit d’Ormuz au canal de Suez en passant par Bab el-Mandeb, la situation ne cesse de se détériorer depuis la reprise des bombardements américains contre la République islamique d'Iran. Voici six cartes pour vous aider à y voir plus clair.
Reprise de la guerre
Le 8 juillet dernier, le président américain, Donald Trump, a annoncé la mort de l’accord signé le 17 juin avec l’Iran, qui prévoyait la cessation des hostilités, l’ouverture du détroit d’Ormuz et la reprise des négociations sur le dossier nucléaire.
À la suite de la déclaration de Donald Trump, l’aviation américaine a bombardé pendant 13 jours consécutifs le sud de l’Iran et les zones côtières du détroit d’Ormuz, ciblant notamment des infrastructures civiles comme les ponts.
En représailles, l’Iran a attaqué les bases américaines dans les monarchies du Golfe et en Jordanie, où sont morts deux soldats américains, a annoncé l'armée des États-Unis.
Les Houthis entrent en scène en affrontant l’Arabie saoudite
Le 13 juillet, le brasier s’est propagé au territoire du Yémen contrôlé par les Houthis et sur le territoire saoudien.
Dans un premier temps, l'aviation saoudienne a bombardé l’aéroport de Sanaa pour empêcher un avion iranien d'y atterrir. L'Arabie saoudite impose un blocus aérien et maritime au Yémen sous contrôle des Houthis. Les Houthis ont riposté le jour même en attaquant l’aéroport international d'Abha, dans le sud du royaume saoudien.
Par la suite, les Houthis ont annoncé un blocus maritime du royaume wahhabite, relançant ainsi les hostilités avec l’Arabie saoudite.
Dès le lendemain de l'annonce, deux pétroliers saoudiens ont été visés par les tirs des Houthis en mer Rouge, à proximité du détroit de Bab el-Mandeb.
Le 6 août, les Houthis ont attaqué les forces gouvernementales, tuant au moins 58 soldats, et des cibles en Arabie saoudite, s'attirant des menaces de représailles à ces opérations au bilan sans précédent en plus de quatre ans d'hostilités.
Nos forces armées ont conduit une opération de grande envergure visant des concentrations de troupes ennemies, a indiqué leur porte-parole militaire, Yahya Saree, dénonçant un important renforcement militaire saoudien.
L’Irak, un autre champ de bataille
Le 29 juillet, le conflit s’est déplacé en Irak, où les aviations saoudienne et américaine ont bombardé des dépôts de munitions et des sites logistiques des Forces de mobilisation populaire (FMP), une organisation autonome des forces de sécurité irakiennes. Bilan : 20 morts et 30 blessés.
L’attaque a provoqué en Irak des manifestations réclamant l’expulsion de l’ambassadeur saoudien.
Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a expliqué que l’attaque américano-saoudienne contre les FMP est une réponse aux plus de 30 attaques par drones contre le territoire saoudien, dont les FMP seraient les auteurs.
Les FMP, un acteur de poids
Les Forces de mobilisation populaire (FMP) sont formées de plusieurs factions armées, en majorité chiites et dont certaines sont alliées à l’Iran. L’organisation armée avait été créée en juin 2014 pour combattre le groupe État islamique qui contrôlait des pans entiers du territoire irakien.
Les attaques contre l’Arabie saoudite n’ont pas été revendiquées jusqu’à ce jour et les FMP ont rejeté les accusations saoudiennes.
Le gouvernement irakien, qui a condamné l’attaque américano-saoudienne, a réclamé des preuves de l’Arabie saoudite démontrant que ces attaques provenaient bel et bien des FMP. L’Arabie saoudite n’a pas répondu à cette requête.
Par ailleurs, le premier ministre irakien, Ali Al-Zaïdi, qui devait se rendre en Arabie saoudite pour réanimer les relations entre les deux pays, a annulé son voyage.
Les Forces de mobilisation populaire sont constituées de plus de 238 000 hommes sous les ordres du chef d’état-major de l’armée irakienne.
La mer Caspienne, un front inattendu
Le 25 juillet, un bateau iranien est attaqué en mer Caspienne. Bilan des autorités iraniennes : un mort et trois blessés. L’attaque est revendiquée par le président ukrainien lui-même sur X, expliquant que l’opération visait des navires utilisés pour des expéditions de fret militaire impliquant l’Iran.
Selon l’Ukraine, le bateau transportait des composants russes destinés à des drones et des missiles en direction de l’Iran. Téhéran a démenti, affirmant qu’il s’agissait d’un navire commercial qui transportait de l’acier.
Dès l’invasion russe de l’Ukraine, Kiev a accusé l’Iran de participer à la guerre en fournissant des drones à la Russie, ce que Téhéran nie.
Par ailleurs, depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, le 28 février dernier, Kiev a envoyé dans les monarchies du Golfe et en Jordanie des spécialistes ukrainiens de la lutte anti-drone pour aider ces pays à affronter les représailles de l’Iran.
Volodymyr Zelensky a affirmé que la Russie transmettrait à l’Iran des images satellites des pays du Golfe et des installations militaires américaines dans la région.
Attaque mystérieuse en Égypte
Le 30 juillet, le port de Damiette, situé à proximité du canal de Suez en Égypte, a été frappé par un drone non identifié.
L’attaque a déclenché un incendie sur deux navires de transport de gaz.
Les Houthis du Yémen ont affirmé qu’ils n’avaient pas mené cette attaque, précisant que leurs actions sont dirigées contre l’Arabie saoudite, en raison du blocus imposé au Yémen.
Le jour même, le ministre des Affaires étrangères de l’Iran, Seyed Abbas Araghchi, a laissé entendre que l’Iran n’avait pas mené cette attaque en écrivant sur son compte X : L’Égypte est un pays ami et un partenaire important dans la région, et sa sécurité revêt une importance primordiale pour nous. Nous devons être vigilants face aux plans israéliens et aux opérations “sous faux pavillon” (false flags) visant à saper la paix régionale.
Le port de Damiette est une infrastructure importante en Égypte spécialisée dans le domaine énergétique, notamment le gaz.
Une coalition à la rescousse de l’Arabie saoudite
Le 30 juillet, l’Arabie saoudite a annoncé la création d’une coalition de 14 pays pour renforcer la sécurité maritime, protéger la liberté de navigation, sécuriser les voies commerciales internationales et les voies d'approvisionnement en énergie, ainsi que protéger les intérêts maritimes communs dans le détroit de Bab al-Mandeb, la mer Rouge et le golfe d'Aden, peut-on lire dans un communiqué conjoint publié par le ministère de la Défense saoudien.
Riyad souligne que l'alliance revêt un caractère purement défensif et qu'elle n'est dirigée contre aucun État.
L'Arabie saoudite accueillera le siège de cette alliance, qui rassemble le Koweït, Bahreïn, le Qatar, le Pakistan, la Turquie, l'Égypte, la Jordanie, le (gouvernement internationalement reconnu du) Yémen, le Bangladesh, le Nigeria, le Soudan, Djibouti et la Somalie.
Par ailleurs, l'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie ont signé vendredi un pacte de défense mutuelle.
L’accord vise à renforcer la dissuasion collective contre tout acte d’agression et stipule que toute attaque armée contre l’un des trois États sera considérée comme une attaque contre eux tous, a précisé le ministère des Affaires étrangères pakistanais. La Turquie a dit y voir pour sa part une contribution importante à la préservation de la paix dans la région.


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