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Deux républicains au centre de luttes serrées rompent avec Trump sur l’Iran

58 minutes ago 6

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Indice de la menace électorale qui pèse sur le parti du président Donald Trump, deux candidats sénatoriaux républicains prônent la fin de la guerre en Iran, de plus en plus impopulaire auprès des Américains.

À six semaines des élections de mi-mandat, la représentante Ashley Hinson ainsi que le candidat Mike Rogers, qui briguent des sièges de sénateurs en Iowa et au Michigan respectivement, prennent ainsi leurs distances avec le chef de file républicain sur l'un des piliers de sa politique étrangère.

Sur le point d'entrer dans son huitième mois, le conflit, dans lequel s'enlisent les États-Unis, a contribué à la hausse des prix de l'essence, surtout du diesel, ainsi que ceux d'autres biens, alors que l'inflation figure en tête des préoccupations des électeurs.

En Iowa, la flambée des prix du carburant pèse particulièrement lourd. Dans cet État rural, les secteurs de l'agriculture et du transport dépendent fortement du diesel.

Les habitants de l’Iowa sont pris à la gorge et ne devraient pas avoir à assumer, à la pompe ou à la caisse, le coût de la guerre en Iran, déplore Mme Hinson, dans un message publié sur les réseaux sociaux, lundi.

La guerre doit prendre fin rapidement et de manière satisfaisante.

Il y a moins d'une semaine, la représentante a pourtant voté contre une résolution exhortant le président américain à mettre un terme à cette guerre ou à chercher l'autorisation du Congrès pour la poursuivre. C'était la sixième fois qu'elle rejetait des limitations aux pouvoirs de guerre de Donald Trump.

Mike Rogers fait écho à l'appel de Mme Hinson dans une publicité électorale tournée dans une épicerie et diffusée lundi sur les réseaux sociaux. La guerre avec l’Iran doit prendre fin, et rapidement. Quand ce sera fait, les coûts de l’énergie vont chuter, affirme le candidat en s'adressant à la caméra.

Selon l’American Automobile Association (AAA), le prix moyen national de l'essence ordinaire à la pompe s'établissait mardi à 4,48 $ US le gallon. C'est près de 1,50 $ de plus que la moyenne hebdomadaire enregistrée avant l'offensive israélo-américaine, en février dernier. Le diesel atteignait mardi en moyenne 6,53 $ US, ce qui constitue un record, selon l'AAA.

La semaine dernière, deux autres représentants de l'Iowa se sont par ailleurs joints aux démocrates pour réclamer la fin des hostilités.

Mardi, le président américain a défendu la guerre en Iran devant l'Assemblée générale de l'ONU, ne signalant aucun empressement à y mettre un terme. Il s'est dit confronté à un choix : conclure une entente avec l'Iran ou anéantir le pays et le précipite[r] en enfer, sans aucune chance de survie.

Affirmant que sa décision ne serait pas influencée par des considérations électorales, il a dit croire que Téhéran se montrerait ouvert à conclure une entente après le scrutin de novembre.

Selon un sondage de CNN publié en matinée mardi, 26 % des Américains approuvent la façon dont leur président a géré le conflit en Iran.

D'autres brèches mises en évidence

Des agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) marchent devant le Centre administratif du comté de Ventura, à Ventura, en Californie, le 27 juillet 2026.

La semaine dernière, la représentante Maria Elvira Salazar a critiqué certaines des mesures de contrôle migratoire. (photo d'archives)

Photo : Getty Images / BLAKE FAGAN / AFP

La semaine dernière, la représentante républicaine Maria Elvira Salazar, qui cherche à être réélue dans un district floridien à majorité forte hispanophone, a diffusé une publicité dans laquelle elle s'adresse directement au président américain. Elle dit que certaines de ses mesures de contrôle migratoire sont allées trop loin.

Les hispanophones qui vous ont aidé à accéder à la Maison-Blanche en 2024 se sentent trahis.

Ce week-end, elle a cependant montré du doigt certains conseillers du président Trump, qui ne lui présentent pas un portrait complet de la situation et qui compromettent son héritage.

Habituellement, lors des campagnes pour les élections de mi-mandat, les candidats du parti du président prennent leurs distances avec le locataire de la Maison-Blanche dans les districts ou les États où cela peut favoriser leur élection. Si les présidents américains acceptent traditionnellement ce pragmatisme électoral, Donald Trump a toujours demandé une loyauté absolue au sein de son parti.

Avec un président impopulaire et un électorat largement insatisfait de la hausse du coût de la vie, les républicains semblent vulnérables, y compris dans des États traditionnellement acquis au parti.

Plusieurs analystes voient les démocrates favoris pour obtenir le contrôle à la Chambre des représentants, malgré un redécoupage électoral qui, globalement, les désavantage.

Et du côté du Sénat, une majorité démocrate est à tout le moins envisageable, en dépit d'une carte électorale qui favorise cette année les républicains au Sénat. Un tel scénario apparaissait improbable il y a quelques mois.

La semaine dernière, le sénateur républicain John Kennedy a indiqué qu'il ferait campagne en Iowa, au Kansas et au Nebraska, reconnaissant que les courses sénatoriales y étaient serrées.

Si vous m’aviez dit il y a six mois que je devrais passer du temps dans ces trois États, je ne vous aurais pas cru, a déclaré jeudi l'élu de Louisiane aux journalistes, à propos de sièges qui auraient dû procurer à son parti des victoires faciles.

Des mentions qui disparaissent

Le Miami Herald a par ailleurs rapporté mardi que l'équipe du candidat républicain au poste de gouverneur de la Floride, Byron Donalds, pourtant résolument pro-Trump, avait mis à jour son site web pour retirer plusieurs mentions de Donald Trump.

Le nom et la photo de Donald Trump apparaissent jusqu'à tout récemment dans la sous-section Appuis. Selon le quotidien floridien, les références qui étaient à l'avant-plan sur sa page d'accueil ont toutefois été éliminées.

Le texte principal qui s'amorçait par APPUYÉ PAR TRUMP, le bouton Contribuez pour soutenir Byron Donalds, appuyé par Trump et la bannière jaune avec la mention APPUYÉ PAR LE PRÉSIDENT TRUMP!, qui occupait le milieu de la page d’accueil, ont également disparu.

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