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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayAu deuxième jour de son témoignage pour sa défense, l’ex-entraîneur équestre Francis Berger a juré qu'il n’avait jamais agressé qui que ce soit, ni utilisé sa position d’autorité pour obtenir des faveurs sexuelles. Il a toutefois admis avoir « cédé à la tentation » avec une élève, mais jure que c’est elle qui a initié la relation et qui voulait obtenir quelque chose de sa part.
Ce n’est pas arrivé, a répété Berger, 57 ans, confronté par son avocat aux récits des femmes venues témoigner dans les dernières semaines, dont une qui a raconté avoir eu des relations sexuelles avec son entraîneur alors qu'elle était mineure.
L’ancien entraîneur a néanmoins admis avoir eu une relation intime avec son ancienne élève Camille* (prénom fictif), âgée de près de 30 ans de moins que lui. Il faut dire que la poursuite a déposé en preuve des messages vocaux dans lesquels il évoque leur relation.
Mais cette relation s’est pratiquement faite à son corps défendant, selon son témoignage.
Berger est accusé d'avoir agressé et exploité sexuellement six femmes, dont certaines étaient mineures, sur près de trente ans. Une septième plaignante s'était manifestée, mais elle a finalement refusé de venir témoigner au procès. L'ex-entraîneur a donc été acquitté dans ce cas.
Il était mal à l’aise
En substance, Berger a nié la version des faits de Camille. Il a juré ne jamais lui avoir dit qu’il pouvait l’aider dans sa carrière en échange de relations sexuelles. Au contraire, son élève n’était pas la plus talentueuse, a-t-il dit, et était très, très débutante.
Selon le témoignage de Camille, son entraîneur aurait d’abord sollicité des photos d’elle de plus en plus osées.
Pas du tout, non, a dit Berger. C’est plutôt son élève qui lui aurait envoyé de nulle part des clichés d’elle. Une initiative de la jeune femme qui le mettait mal à l’aise, a-t-il dit sous serment devant la juge Ann-Mary Beauchemin. Je n’étais pas confortable avec ça.
Même s’il lui avait dit de ne pas faire ça, Camille aurait poussé plus loin, en lui envoyant de plus en plus de photos, et demandant des photos de son entraîneur en échange. Il aurait cédé à cette dernière demande.
Je me suis fait prendre, a-t-il lancé. J’ai embarqué un petit peu dans le jeu. Il a dit avoir ainsi envoyé quelques photos à son élève, alors à peine majeure. C’est quelque chose que je regrette. C’est pour ça qu’on est ici, je pense. Je ne suis pas fier de ça.
C’est elle qui a insisté, jure-t-il
Si les choses sont allées plus loin, c’est à l’insistance de son élève, a dit Berger.
Après les photos, c’est Camille qui aurait demandé d’aller plus loin et qu’il lui montre des choses sexuellement. Même s’il a d’abord refusé quelques fois, il aurait finalement consenti à ce que la jeune femme le masturbe. Elle voulait me faire plaisir, a-t-il affirmé.
C’est comme ça que les deux se sont retrouvés un soir dans sa voiture, dans le stationnement désert d’un Rona. Après l’acte, que Berger a dit avoir interrompu à un moment, la jeune femme était fière d’elle, a-t-il dit. Elle était contente, ça avait bien été.
C’est sûr qu’elle consentait. C’était son offre.
Berger a juré qu’ils n’ont jamais eu de relations sexuelles complètes, contrairement à ce qu’a affirmé la jeune femme dans son témoignage.
Camille l’a bien rejoint un soir dans une chambre d’hôtel, mais encore là, malgré son refus initial, c’est elle qui aurait insisté pour venir le rejoindre. Là encore, elle l’aurait masturbé, mais aurait gardé ses vêtements tout le long, a-t-il dit.
Il n’y a pas eu d’autres interactions sexuelles par la suite, a-t-il affirmé.
La jeune femme en mission, dit Berger
Dans son témoignage, Francis Berger a juré n’avoir jamais offert de cours gratuits ni de rabais sur de l’équipement d’équitation en échange de contacts sexuels. C’est plutôt Camille qui voulait obtenir quelque chose de sa part, a-t-il dit.
Selon lui, son élève voulait revenir dans ses bonnes grâces, elle qui avait quitté son écurie après une bisbille avec une autre employée.
Elle est vraiment en mission pour que je lui donne des cours plus souvent et qu’elle revienne à l’écurie. Elle essaie de me convaincre par le sexe pour que je dise oui.
C’est lorsque l’entraîneur s’est mis à refuser ses avances et ses demandes que la jeune femme aurait menacé de le dénoncer à la police. Elle aurait entre autres exigé d’obtenir une pension à moitié prix pour son cheval, ce que Berger aurait refusé.
Elle m’a menacé de faire des plaintes si je n’acceptais pas ses conditions, a-t-il dit à la juge Beauchemin.
C’est finalement une plainte pour harcèlement qui a mené à l’arrestation de Berger. Six autres femmes se sont ensuite manifestées et l’ont accusé d’exploitation ou de harcèlement sexuel. L’une d’entre elles s’est désistée depuis.
Le témoignage de Francis Berger se poursuit vendredi. Son procès sera ensuite suspendu pour quelques semaines. Il sera de retour devant le tribunal à la mi-mai pour son contre-interrogatoire par la poursuite.


1 month ago
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