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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayDavid Eby reproche à Ottawa d’avoir mis de côté le bois d'oeuvre, dans sa réponse aux tarifs douaniers imposés par les États-Unis.
La Colombie-Britannique est notamment le plus grand producteur et exportateur de bois d'œuvre résineux au Canada, mais cette industrie que le premier ministre qualifie de « centrale » dans l'économie canadienne, ne profitera pas de l'aide de 1,5 milliard de dollars annoncée pour soutenir les entreprises qui font face aux droits de douane.
Un milliard de dollars seront versés à un nouveau programme de la Banque de développement du Canada pour aider les entreprises fabriquant et exportant des produits contenant de l'acier, de l'aluminium ou du cuivre.
Selon la ministre de l'Industrie, Mélanie Joly, les entreprises de bois d'œuvre qui veulent faire affaire avec d’autres marchés que celui des États-Unis pourront avoir accès à une portion des 500 millions de dollars qui iront au programme Initiative régionale de réponse tarifaire.
Après des mois d’échanges entre la province et des partenaires de l’industrie forestière et des ministres fédéraux et des fonctionnaires à Ottawa, David Eby estime que le gouvernement de Mark Carney sous-estime à quel point l’industrie du bois d'oeuvre est meurtrie par les mesures protectionnistes du président américain Donald Trump.
L'industrie du bois d'œuvre emploie plus de personnes au Canada que les secteurs de l'acier et des pièces automobiles réunis.[...] L’industrie est décimée en Colombie-Britannique et elle a besoin d’autant d’aide que les industries près d’Ottawa.
David Eby croit qu’Ottawa est peut-être complaisant parce que le bois d'œuvre est visé par des tarifs douaniers depuis des décennies. Mais là, les nouveaux droits de douane sont en train de détruire l’industrie forestière ici, précise-t-il.
Selon le premier ministre, l'Europe et la Russie paient moins en tarifs douaniers pour leur bois d'oeuvre que le Canada. C'est absurde, estime-t-il.
De son côté, le député fédéral de North Island-Powell River, le conservateur Aaron Gunn, exige du gouvernement fédéral qu'il développe un plan d'aide financière ciblant expressément les travailleurs de l'industrie forestière.
Il n'y a aucune garantie que cette aide [de 500 millions de dollars] aille directement aux travailleurs. Elle ne doit pas renflouer les poches des hauts dirigeants, des créanciers ou des banquiers.
Jeff Bromley, le président du Conseil du bois du Syndicat des métallos, abonde dans le même sens.
Jeff Bromley, qui représente des travailleurs des industries forestière, de l’acier et de l’aluminium, salue l'aide accordé aux autres secteurs, mais il dit que les travailleurs forestiers ont besoin de davantage de soutien de la part d'Ottawa.
Ces travailleurs vont se sentir délaissés. C'est la troisième industrie en importance dans l'économie canadienne.
Jeff Bromley souligne qu'Ottawa doit inclure le bois d'oeuvre dans ses négociations avec les États-Unis pour le prochain accord de libre-échange nord-américain. Ce secteur a toujours été géré par des accords bilatéraux spécifiques et temporaires.
Je ne reçois aucun signal en ce sens du gouvernement fédéral. C'est dommage. Nous avons toujours été abandonnés à notre sort, ajoute Jeff Bromley.
Pour le politologue Stewart Prest, de l'Université de la Colombie-Britannique, cela démontre aussi à quel point l’Ouest canadien est sous-représenté dans le cabinet du premier ministre Carney.
Il y a seulement quatre ministres qui représentent les intérêts de la Colombie-Britannique. Cela force David Eby à faire davantage de lobbying pour défendre ses intérêts que des provinces comme l’Ontario.
Depuis le 14 octobre, le bois canadien qui passe les frontières américaines est soumis à une taxe douanière en moyenne de 45 %.
Avec des informations de Katie DeRosa


1 month ago
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