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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayCBC/Radio-Canada a appris que le dentiste suspecté d’avoir tué ses deux enfants lundi dans une résidence du quartier Findlay Creek, à Ottawa, avait laissé une note critique envers son ex-conjointe et le système judiciaire, entre autres. Des documents de cour montrent également qu’il a menacé son ex-conjointe et le nouveau partenaire de celle-ci par courriel, il y a deux ans.
Avertissement : Certains détails et certaines descriptions dans ce texte pourraient choquer des lecteurs.
Dans ce courriel envoyé en 2024, Mohammed Al-Lami menaçait son ex-partenaire de tuer tout [s]on entourage et [s]on "proxénète" d’une manière sauvage et brutale, faisant ici allusion à son nouveau partenaire.
Je ne te tuerai pas, je te laisserai en vie, handicapée dans un fauteuil roulant dont tu ne pourras pas bouger, même pour te rendre sur la tombe de tes proches.
Il voulait faire de son ex-femme un exemple de l’injustice du système judiciaire, selon ses dires.
Je ferai de toi une affaire dont on parlera à travers le monde, a-t-il écrit.

En avril 2026, le dentiste avait été reconnu coupable d'avoir menacé son ex-conjointe de lui causer des lésions corporelles. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Robert Krbavac
Le dentiste a été reconnu coupable en avril d'avoir proféré ces menaces envoyées par courriel. Son ex-conjointe a d'ailleurs témoigné au cours du procès qui s'est tenu en février.
[En lisant le courriel], je me suis dit qu'il était peut-être sous l'effet de substances, car, selon elle, ces attaques verbales étaient toujours sous-entendues.
Elle a également déclaré avoir porté plainte pour la sécurité de ses enfants, au cas où l'homme mettrait ses menaces à exécution. Je me suis dit : Et si cela se produisait réellement? [...] Qui sera là pour mes enfants si quelque chose m'arrive?
Mohammed Al-Lami a bénéficié d'une absolution conditionnelle dans cette affaire le 10 avril dernier, ce qui signifie qu'il n'aurait pas eu de casier judiciaire s'il avait respecté les conditions d'une probation d'un an.
Le procureur adjoint de la Couronne avait d'ailleurs noté à ce moment-là que Mohammed Al-Lami ne montrait aucun signe de remords ni de culpabilité au cours de l'audience de détermination de sa peine pour menaces envers son ex-conjointe.
J'ai donc des inquiétudes quant à son comportement futur, avait déclaré le procureur adjoint David Rodgers.
Lors du procès, le procureur adjoint a demandé une peine de 18 mois de probation, le prélèvement d'un échantillon de l'ADN de Mohammed Al-Lami et l'obligation pour celui-ci de suivre un programme destiné aux partenaires violents.
Le juge a toutefois décidé de le condamner à un an de probation.
La vaste majorité des gens qui pensent au suicide ne passent pas à l’acte; il est possible de surmonter la détresse avec de l’aide.
TAO Tel-Aide : 819 775-3223 (Gatineau) ou 613 741-6433 (Ottawa)
Ligne de crise en santé mentale d'Ottawa : 613 722-6914
Ligne québécoise de prévention du suicide : 1 866 APPELLE (277-3553)
Ligne d'aide en cas de crise de suicide : 988
Sur le web : Comment parler du suicide (nouvelle fenêtre)
Une tendance à se déresponsabiliser
Mohammed Al-Lami, 40 ans, serait responsable de la mort de ses deux fils âgés de 7 ans et de 12 ans, retrouvés à son domicile, selon le Service de police d’Ottawa (SPO). M. Al-Lami a été retrouvé mort dans un véhicule à Kemptville, dans l'est ontarien. Il aurait également mis le feu à son cabinet dentaire.
Pour la police, ces événements sont liés : il s'agirait d'un double homicide suivi d'un suicide.

Une note manuscrite a été retrouvée dans la résidence où les corps des deux jeunes garçons ont été retrouvés lundi dans le quartier de Findlay Creek. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Mateo Garcia-Tremblay
Les noms des enfants retrouvés morts ne seront pas divulgués par respect pour la vie privée de la famille et la volonté de la mère en deuil.
Dans la note retrouvée sur les lieux du double meurtre, il s’en prend à son ex-conjointe, au système de justice pénale et à la Cour de la famille.
La note de plusieurs pages rédigée à la main mentionne aussi trois autres personnes qu’il considérait comme dépravées.
Externaliser la responsabilité est un indicateur clé du risque de violence conjugale, selon la directrice exécutive de Nelson House of Ottawa Carleton, Clarissa Arthur. À l'inverse, ces personnes blâment souvent les individus, la vie, les sytèmes.
[Pour eux] les situations extérieures sont de la faute des autres, explique-t-elle.
Le refus d’assumer la responsabilité de ses comportements abusifs et rejeter celle-ci sur les autres est un trait de caractère souvent présent chez les agresseurs, renchérit Mme Arthur.
Une aide est disponible pour toute personne victime de violences conjugales. Vous pouvez accéder à des services d’aide et à des ressources locales partout au Canada en consultant ce site web (nouvelle fenêtre). Si votre situation est urgente, appelez le 911.
Vous trouverez ci-dessous certains signes, sentiments et/ou comportements qui pourraient indiquer des violences conjugales et/ou un contrôle coercitif, selon la Maison Intervalle d'Ottawa :
Avoir l’impression de marcher sur des œufs.
Se sentir isolé, ne pas sortir avec des amis pour « préserver la paix ».
Subir le silence punitif ou se faire hurler dessus.
Ne pas voir sa famille : l’agresseur provoque des conflits ou simule des maladies soudaines avant des événements familiaux prévus afin de vous forcer à rester à la maison.
Se faire humilier devant ses amis, sa famille ou ses collègues, puis se faire dire que l'on « réagi[t] de manière excessive ».
Se faire dire par son partenaire des choses comme : « je ne peux pas vivre sans toi », « tu es tout pour moi », « tu ne serais rien sans moi » ou « tu ne peux pas vivre sans moi ».
Sursauter facilement, avoir du mal à se concentrer, se justifier trop ou s'excuser sans cesse, avoir des pensées suicidaires ou souhaiter ne plus être là.
Mentir ou minimiser les événements pour protéger le partenaire violent.
Avec les informations de Kristy Nease, de CBC, et de Benjamin Vachet, de Radio-Canada


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