Language Selection

Get healthy now with MedBeds!
Click here to book your session

Protect your whole family with Orgo-Life® Quantum MedBed Energy Technology® devices.

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Des vétérans américains lassés « des guerres sans fin »

2 months ago 29

PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY

Orgo-Life the new way to the future

  Advertising by Adpathway

Après deux missions en Irak, Tom Mannion a décidé de mener un tout autre combat : s’assurer que les États-Unis ne participent plus à des interventions militaires à l’étranger.

Élève au secondaire au moment des attentats terroristes du 11 septembre 2001, Tom Mannion s’est engagé quelques années plus tard au sein des Marines, un engagement qui l’a mené jusqu’au Moyen-Orient.

Avec le recul, l’ancien combattant est convaincu d’avoir participé à une guerre inutile. Il ne pardonne pas à l’administration de George W. Bush d’avoir invoqué sans le prouver la présence d’armes de destruction massive en Irak.

Je pense qu’on nous a menti. Beaucoup de gars qui étaient là-bas sont morts sans raison, lance-t-il, devant une copie de la déclaration d’indépendance de 1776, fièrement affichée sur le mur de sa cuisine.

C’est donc avec enthousiasme que le vétéran a appuyé Donald Trump en 2016. Le candidat républicain n'hésite pas à critiquer vivement la décision des États-Unis d’envahir l’Irak, tout en s’en prenant à un de ses adversaires aux primaires : Jeb, le frère de George W. Bush.

Déçu par certaines décisions en matière de politique étrangère prises pendant le premier mandat de Donald Trump, soit entre 2017 et 2021, Tom Mannion a néanmoins décidé de lui faire de nouveau confiance en 2024.

Jesse Gillis et Tom Mannion discutent de la guerre en Iran, au New Hampshire.

Jesse Gillis et Tom Mannion discutent de la guerre en Iran, au New Hampshire.

Photo : Radio-Canada / Raphaël Bouvier-Auclair

Les membres les plus interventionnistes de son entourage avaient après tout été écartés et Donald Trump se positionnait à ce moment comme étant un candidat à la présidence qui n'embourberait pas les États-Unis dans de nouveaux conflits.

J’ai complètement gobé ses propos. Il [Donald Trump] évoquait la politique étrangère que j’ai toujours souhaitée. Il promettait de ramener nos soldats à la maison et de mettre fin aux interventions militaires. C’était le candidat de la paix.

Mais la décision de l’administration Trump de mener conjointement avec Israël des frappes contre l’Iran le 28 février a tout changé.

Je suis en colère, lance Tom Mannion. D’autant que, comme plusieurs gouvernements auparavant, l’administration Trump n’a pas consulté le Congrès avant de déclencher le conflit armé.

Élu à la législature du New Hampshire depuis 2022, le républicain est l’un des principaux défenseurs d’un projet de loi qui forcerait un vote au Congrès pour que des troupes basées dans son État soient déployées à l’étranger.

Tom Mannion garde chez lui des souvenirs de son passage dans l'armée américaine.

Tom Mannion garde chez lui des souvenirs de son passage dans l'armée américaine.

Photo : Radio-Canada / Raphaël Bouvier-Auclair

Dans son combat, il reçoit l’appui de démocrates, mais aussi d’indépendants, comme le responsable de l’organisation Vétérans for Peace au New Hamphire, Jesse Gillis.

Pour cet ancien combattant, lui aussi envoyé au Moyen-Orient au courant des années 2010, il n’y a pas que la légitimité de la guerre qui pose problème. Son coût aussi.

Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a demandé au Congrès d’approuver une enveloppe de 200 milliards de dollars pour financer les opérations contre l’Iran.

Vous pourriez investir cet argent à des endroits qui font une différence dans la vie des gens, plutôt que d’assembler des bombes et tuer des gens à l’étranger.

Contexte difficile pour les vétérans

À la Liberty House, un centre d’aide aux vétérans de Manchester, la plus grande ville de l’État, les impacts de la guerre sont concrets. Les anciens combattants en difficulté peuvent venir y chercher des vêtements et des denrées.

La directrice de l'établissement, Ashley Kitchell, comptabilise environ 350 visites par mois. Ce matin, un homme est venu chercher des denrées à vélo parce qu’il n'avait pas de carburant pour faire le plein de sa voiture, raconte-t-elle.

Au New Hampshire, comme à l’échelle nationale, le prix du gallon d’essence a augmenté de près d’un dollar depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Ce fardeau s’ajoute à des problèmes existants, comme l’inflation alimentaire et les prix des logements qui sont astronomiques, explique Ashley Kitchell. La Liberty House offre d’ailleurs un toit à 18 vétérans.

Les vétérans doivent également composer avec une baisse du financement de Veterans Affairs, l’agence chargée de leur venir en aide. L’administration Trump a annoncé la suppression de dizaines de milliers de postes de fonctionnaires au sein de cette organisation.

Joseph Cody et Ashley Kitchell discutent à la Liberty House de Manchester.

Joseph Cody et Ashley Kitchell discutent à la Liberty House de Manchester.

Photo : Radio-Canada / Raphaël Bouvier-Auclair

Les gouvernements vous utilisent, abusent de vous et vous jettent, lance Joseph Cody, un vétéran qui vit à la Liberty House.

Il n’est pas pour autant critique des décisions de l'administration Trump et approuve d'ailleurs la guerre que mènent en ce moment les États-Unis. Lorsqu’il était dans l’armée, Joseph était déployé dans une zone frontalière avec l’Iran.

Les Iraniens sont des intimidateurs. Ils cachaient et finançaient des terroristes. Je ne suis pas un grand admirateur. La population est bien, mais leur gouvernement est corrompu.

Les vétérans qui fréquentent la Liberty House sont très divisés à propos du conflit, constate la directrice exécutive Ashley Kitchell.

Parce que, malgré les sondages qui montrent qu’une majorité d’Américains est défavorable à cette guerre, l’administration Trump a toujours des appuis, notamment dans le camp républicain.

Tom Mannion a été élu à l'Assemblée du New Hampshire en 2022.

Tom Mannion a été élu à l'Assemblée du New Hampshire en 2022.

Photo : Radio-Canada / Raphaël Bouvier-Auclair

Le vétéran et élu républicain Tom Mannion en est conscient, bien qu’il croit que, en fin de compte, le Parti républicain en paiera le prix aux urnes.

Les gens votent avec leur portefeuille. Si, en novembre [aux élections de mi-mandat], ils doivent payer leur essence cinq dollars le gallon, ils diront : "Je ne vote plus pour ces gens-là", prédit-il.

Au-delà des conséquences possibles sur l’économie, l’élu républicain se souvient de l’impact de la guerre d’Irak sur son parti. Au New Hampshire, les démocrates ont tout raflé dans les élections qui ont suivi. Notre État n’a pas de tolérance pour ces guerres sans fin, constate-t-il.

Et sur le plan personnel, ce vétéran regrette surtout une promesse rompue. En 2024, j'y ai cru. Aujourd’hui, je suis déçu, admet-il.

Read Entire Article

         

        

Start the new Vibrations with a Medbed Franchise today!  

Protect your whole family with Quantum Orgo-Life® devices

  Advertising by Adpathway