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Orgo-Life the new way to the future Advertising by Adpathway« C'est trop compliqué. Il faudrait peut-être qu'on réfléchisse collectivement à l'idée d'une porte intégrée unique », lance Véronique Lapointe.
Après le départ à la retraite de son médecin de famille, cette Montréalaise a été prise en charge collectivement par une clinique. Ayant connu les deux systèmes, elle constate maintenant la complexité d’obtenir un rendez-vous.
On est tous un patient, finalement, et on a tous besoin d'un accès équitable [...] Avoir besoin d'un rendez-vous ne devrait pas être comme une loterie.
Entre le 1er janvier et le 31 juillet 2026, près de la moitié des rendez-vous donnés par le Guichet accès première ligne (GAP) pour des patients inscrits collectivement l’ont été dans une autre clinique que celle qui leur a été attribuée, alors que 75 % des patients ayant un médecin de famille ont pu avoir leur rendez-vous.

Véronique Lapointe est prise en charge collectivement et constate la complexité d’obtenir un rendez-vous.
Photo : Radio-Canada
Dans ce contexte, certains pensent qu’il serait temps de revoir la porte d’entrée pour les 1,7 million de Québécois inscrits collectivement.
C’est le cas à la clinique District médical, dont un quart des 100 000 patients sont pris en charge collectivement. Un modèle qui fonctionne, selon le directeur de la clinique, qui évoque un succès basé sur le partage des responsabilités entre infirmières, pharmaciens, travailleurs sociaux et nutritionnistes. Mais ce modèle bénéficierait d’un changement dans la prise de rendez-vous.
C’est que 55 % des rendez-vous donnés à des patients pris en charge normalement à cette clinique l’ont été dans un autre GMF.
La seule limitation, c'est que nos patients collectifs doivent téléphoner au 811, ils ne peuvent pas prendre des rendez-vous directement via la clinique. [S’ils pouvaient le faire], ce serait le meilleur scénario.
Ils pourraient avoir accès à notre portail, on les verrait, ajoute-t-elle. On a beaucoup de plages dédiées pour ces patients-là. [Actuellement], le défi, c'est qu'il faut expliquer aux patients oui, on a des plages pour toi, mais il faut que tu téléphones au 811 puis on va te voir.

Dre Sabrine Manoli, directrice médicale à la clinique District médical, à Montréal, un des GMF du Québec qui a inscrit le plus de patients collectifs cette année.
Photo : Radio-Canada
3 patients sur 10 rappelés hors délai
Surtout que lorsqu’ils appellent au GAP, 100 % des patients n’ont pas forcément un rappel avant 36 heures, l’objectif que s'était pourtant donné Québec.
Dans les dernières semaines, 3 patients sur 10 n’avaient pas eu de nouvelles du GAP dans le délai souhaité, cependant, l’organisme affirme avoir offert cet été 30 % de plus de rendez-vous que l’été passé.
Santé Québec dit travailler sur cet enjeu d’accès à la prise de rendez-vous mais constate une hausse du volume d’appels, une complexité des demandes, un manque de personnel et un manque de plages de rendez-vous.

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Le reportage de Davide Gentile
Vous inscrivez, organisez-vous à répondre à vos patients
Pour Mylaine Breton, professeure à l’Université de Sherbrooke, il faut remettre la responsabilité des rendez-vous aux cliniques, une façon aussi de les rendre imputables des résultats.
Si on mise sur l'inscription collective, permettons aux cliniques de prendre en charge cette inscription et de répondre directement aux patients qui sont inscrits à leur clinique […] Vous inscrivez, organisez-vous à répondre à vos patients.
Elle déplore que la réforme n’ait été faite qu’à moitié, ce qui nuit à la continuité relationnelle et informationnelle du patient.
Il faut aussi miser sur des stratégies d'accompagnement pratiques pour rehausser les équipes professionnelles. Si on prend 20 000 patients, [il faut] s'assurer que cette clinique-là a la capacité et qu’ils vont embaucher d'autres professionnels.
Un avis partagé par la Dre Ariane Murray, directrice médicale du Département territorial de médecine familiale (DTMF) de Montréal, organisme responsable de coordonner la première ligne.
D’ailleurs, illustre-t-elle, des initiatives vont déjà dans le sens d’un contact direct entre le patient et son GMF.
Il est déjà possible pour les cliniques de céduler des rendez-vous de suivi pour leurs patients inscrits de groupe qu'ils ont vus une première fois, afin de continuer l'épisode de soins, rappelle-t-elle.
D’autres cliniques, ajoute-t-elle, ont mis en place des formulaires pour s’assurer que le suivi serait fait dans la clinique responsable, même si une première visite a été faite ailleurs, une façon de récupérer ces patients affiliés.
Juste à Montréal, plus de 11 000 places ont été offertes la première semaine de septembre, c’est près de 50 % de plus que la même période l’an dernier. Ces places sont utilisées à 98 % par le réseau, nous confirme-t-on.
En discussion, affirme la FMOQ
Rappelons que l’entente entre Québec et la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) prévoit que les patients doivent être référés d'abord par le GAP pour que les médecins puissent recevoir la rémunération associée.
Malgré tout, la FMOQ se dit consciente qu’il faille améliorer la situation et dit travailler avec Québec dans ce sens.
Cependant, la Fédération rappelle que, parmi ses autres missions, le GAP permet aussi d'avoir accès à d’autres professionnels, lorsqu’une visite chez un médecin de famille n’est pas nécessaire et que le GAP permet aussi d’avoir les plages des autres cliniques, dans le cas où un rendez-vous pourrait être donné avant la clinique responsable.


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