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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwaySept victoires de suite.
La dernière fois que le Canadien a réussi un tel exploit, c’était en novembre 2016. Les troupes de Michel Therrien avaient aligné huit victoires avant d'imploser dans une défaite de 10-0 face aux Blue Jackets, un fameux vendredi soir à Columbus.
À l’époque, Therrien avait vu venir de loin la fin de cette séquence victorieuse.
De la manière dont on jouait dernièrement, on voyait venir ça comme une grosse balle courbe au baseball, avait illustré l’ancien entraîneur-chef du Canadien.
Martin St-Louis, lui, peut avoir une perspective différente sur la situation.
Depuis le début de cette série victorieuse, le Canadien a remporté des matchs face à des adversaires qui avaient dicté l’allure de la rencontre, il n’a fait qu’une bouchée d’un adversaire plus faible et il a tenu tête à une puissance de la ligue.
Jeudi soir, au Madison Square Garden, ç’a été un autre genre de victoire.
Le Canadien a battu les pauvres Rangers de New York 3-2 dans un match un peu vanille lors duquel une équipe en pleine possession de ses moyens aurait dû écarter plus aisément un adversaire en déroute.
Pour vous donner une idée, avant le match de jeudi, aucune équipe n’avait marqué moins de buts à domicile cette saison que les Rangers.
Les joueurs du Canadien auraient probablement souhaité passer le K.-O. à l’adversaire comme ils l’ont fait aux Predators, samedi soir dernier, à Nashville. Ce serait normal : une bonne équipe préfère ne pas jouer de façon à entrouvrir la porte à un opposant plus faible qui pourrait la priver de points importants.
Mais, même si le CH s’est un peu assoupi en milieu de troisième, et qu’il a laissé les Rangers égaler la marque 2-2, il en a fait assez pour sortir du MSG avec le dénouement escompté.
Une tendance positive chez Newhook
Dans les premières années où sont apparues les statistiques avancées dans le hockey, des tas de notions dites « traditionnelle » ont été remises en question. Parmi elles, plusieurs ont plaidé l’importance démesurée que l’on accordait aux mises en jeu. Elles n’ont pas une si grande incidence sur l’issue d’un match, faisait-on valoir.
C’est sûrement vrai des mises en jeu en zone neutre. Tant de micro-événements peuvent se succéder après une mise en jeu gagnée ou perdue en zone neutre; il peut être facile d’illustrer en quoi elles ne sont pas la cause directe d’un but.
Par contre, un match comme celui de jeudi démontre bien le poids que peut avoir une mise en jeu territoriale gagnée.
Le Canadien a ouvert la marque en première période à la suite d’une mise en jeu gagnée en zone offensive par Alex Newhook. L’attaquant de 25 ans s’occupe des mises en jeu du côté gauche pendant qu’Oliver Kapanen s’acquitte des tâches à droite, ce qui est censé donner un coup de main aux deux.
Newhook n’a jamais été dominant aux mises en jeu, mais il connaît présentement ses meilleurs moments avec le Canadien. Depuis son retour de blessure, il affiche un taux de succès de 48,3 en 18 matchs. Et lors des trois dernières rencontres, tout particulièrement, il a remporté 15 mises au jeu sur une possibilité de 20.
Celle qu’il a gagnée aux mains de J.T. Miller en zone offensive a permis à l’attaque du Canadien de vite s’installer, et une courte passe d’Ivan Demidov a permis à ce même Newhook de décocher un lancer sur réception qui a trompé Igor Shesterkin.
Le fait que cela vienne d’un joueur qui a des difficultés aux mises en jeu depuis son arrivée dans la LNH n’est pas banal. Cela a permis à l’équipe de travailler à son aise à compter de ce moment-là.

Cole Caufield célèbre son premier but du match sous les yeux du défenseur Braden Schneider.
Photo : Associated Press / Frank Franklin II
Un jeu préparé pour Caufield
Tard en troisième période, Cole Caufield a marqué son deuxième de la soirée et son troisième but gagnant d’affilée. C’était aussi son 12e but gagnant de la saison, un sommet dans la LNH.
Et il a été le fruit d’un jeu préparé qui dépendait d’une mise en jeu gagnée.
Nos joueurs ont vu que les Rangers s’installaient pour mettre la table pour un lancer sur réception. Ils en ont tiré profit en exploitant le côté moins surveillé.
Dès que Nick Suzuki a remporté sa mise en jeu en zone défensive, Caufield s’est mis à patiner comme un déchaîné vers le territoire offensif. Pendant ce temps, Mike Matheson a récupéré le disque et l’a fait circuler le long de la rampe, jusqu’à ce que Caufield le cueille en zone neutre.
Il avait de l’espace et peu de Rangers à déjouer.
Le reste est l’œuvre d’un marqueur à qui il ne manque qu’un but pour atteindre le cap des 50. Caufield a piqué vers le centre, a utilisé le défenseur Vladislav Gavrikov comme écran et a décoché son tir une fraction de seconde plus tôt que ne l’avait anticipé Shesterkin.
Il faut avoir l’intelligence de reconnaître ce que trame l’adversaire et de vouloir en tirer profit. Il faut savoir exécuter pour que les choses se passent comme on les a dessinées.
Et il faut que le talent parle.
Evans s'impose
Il restait ensuite au Canadien à résister aux assauts des Rangers pensant cinq minutes.
Ses difficultés à 5 contre 6 ont été largement documentées au fil de la saison. À un certain moment, l’équipe donnait des buts à profusion en fin de match, incapable de protéger ses avances.
Or, on semble avoir finalement endigué le problème.
Avant le 7 mars, le CH avait accordé 11 buts en 49 minutes de jeu à 5 contre 6, un sommet dans la ligue.
Mais depuis le 7 mars, il a défendu plusieurs avances et n’a concédé aucun but en presque 20 minutes de jeu à 5 contre 6. Il a, en revanche, marqué quatre fois dans des filets déserts.
Face aux Rangers, cet effort gagnant est venu, entre autres, de trois mises en jeu cruciales remportées par Jake Evans dans la dernière minute de jeu, les deux premières contre Miller et la dernière contre Vincent Trocheck.
Le Canadien n’a concédé qu’un seul tir au but dans cette dernière minute, et Kaiden Guhle a été immense en bloquant trois lancers. Or, des mises en jeu remportées par les Rangers dans ces circonstances auraient exercé encore plus de pression sur le gardien Jacob Fowler dans les dernières secondes.
Je sais qu'on a déjà fait mieux que ce soir, mais, dans l'ensemble, j'ai eu l'impression qu'on s'était mis en position de remporter le match, a jugé St-Louis. On en était à un quatrième match à l’étranger, nos cinq ou six derniers matchs avaient eu des allures de séries et, ce soir, le feeling était différent. Mais je n'ai pas trouvé que nos intentions étaient si loin du compte.
Non, le Canadien n’a pas joué son meilleur match de l’année, mais il en a fait assez pour aller chercher les deux points. On ne peut pas en dire autant des Bruins de Boston, la principale équipe qui le pourchasse, qui ont trébuché 2-1 devant les Panthers de la Floride.
Les Bruins ont désormais un retard de quatre points sur le Canadien, et ils ont joué un match de plus que lui.
Bientôt, on va commencer à parler de chiffre magique…


2 months ago
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