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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayDes patients du Centre hospitalier de St. Mary, situé à Montréal, auront accès à un concert en réalité virtuelle de la pianiste et compositrice Alexandra Stréliski dans le cadre d'un projet pilote. Lancée mercredi, cette initiative vise à mesurer scientifiquement les bienfaits de la musique sur divers aspects de la santé.
Ce projet de recherche, financé par la Fondation de l’hôpital St. Mary et la Fondation Grace Dart, est piloté par la docteure Julia Chabot.
Gériatre et ancienne chanteuse, cette dernière a participé au documentaire porté par France Beaudoin J’ai souvenir encore, qui s'intéresse aux bienfaits de la musique pour les personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer.
Encore accessible sur ICI Tou.tv le documentaire a permis d’accélérer le déploiement des projets de Dre Chabot.

La gériatre Julia Chabot
Photo : Radio-Canada / Kim Bouchard
Apaiser la douleur et l’anxiété
Les séances de réalité virtuelle remplaceront les concerts qui étaient organisés à l'hôpital pour les patients avant la pandémie de COVID-19.
Ces spectacles avaient permis de documenter une plus grande démonstration de plaisir chez les patients qui y assistaient, affirme la Dre Chabot, qui est également présidente de l'Association des médecins gériatres du Québec.
Julia Chabot dit sans hésiter être convaincue des bénéfices de la musique sur la santé des gens. Or, l'objectif, maintenant, c'est de passer de l'anecdote à la donnée quantifiable, précise-t-elle.
Si je vous prescris un médicament pour la haute pression, je peux mesurer avant et après pour voir si ça a diminué, donne-t-elle en exemple. J'aimerais être capable de transposer ces données-là au niveau de la musique et de pouvoir dire : "Vous voyez, la musique a vraiment sa place dans nos soins de santé."
Solitude, tristesse, anxiété, douleur : Julia Chabot croit que la musique peut remplacer des médicaments dans certains cas, ou encore permettre d’administrer des médicaments à des doses plus faibles.
Je rêve d’être capable de prescrire de la musique, renchérit-elle. Et alors que des projets pilotes se mettent en place, elle se dit que ce n’est peut-être pas un rêve, que peut-être on va y arriver dans les prochains mois.
Une artiste fédératrice
C'est à l'occasion d'une conférence qu'Alexandra Stréliski donnait à l'Université de Montréal que les deux femmes se sont rencontrées pour la première fois.
Alexandra Stréliski est une artiste fédératrice à la musique rassembleuse. C’est parfait pour lancer cette première expérience.
Je suis honnêtement frappée par la quantité de témoignages que j'ai de gens par rapport aux bienfaits de ma musique, confie pour sa part Alexandre Stréliski.
Des gens lui ont raconté à quel point sa musique les avait aidés à faire face à des situations aussi lourdes qu'un deuil, un stress post-traumatique, une chirurgie, une dépression ou même la mort subite d'un enfant en pleine nuit.
Le nombre de fois où quelqu'un m’a dit "ça m’a sauvé la vie", comme artiste, je ne pensais pas vivre ça, assure la pianiste.
Piano, violon et violoncelle
Le concert virtuel a été enregistré dans un studio aménagé dans une ancienne petite église, située à Saint-Adrien, en Estrie. Le réalisateur Guillaume Lonergan, qui a créé la série Empathie, de Florence Longpré, a assuré la réalisation du concert.
Mon équipe et moi, on a décidé de mettre toute notre énergie [dans ce projet] avec ce qu'on sait faire : bien produire, bien enregistrer, et proposer quelque chose de qualité, explique Alexandra Stréliski.
Je l’ai vraiment ficelé exactement comme si j’avais pensé faire un petit concert dans une église devant une quarantaine de personnes, ajoute celle qui a demandé aux gens qui la suivent sur les réseaux sociaux de lui suggérer des pièces à jouer.
Dès que le casque de réalité virtuelle s'allume, l'utilisateur est transporté dans une petite salle de concert très intime en compagnie d'une dizaine d'autres spectateurs virtuels.
Alexandra Stréliski s'installe à son piano et entame une des mélodies qui lui ont valu sa renommée internationale. Par la suite, d'autres musiciennes se joignent à elle : deux au violon et une au violoncelle.
L'expérience est à ce point immersive qu'on perd tout contact avec la réalité, ce qui procure un sentiment de calme et de paix.

Alexandra Stréliski au piano lors du Festival d'été de Québec en 2024
Photo : Radio-Canada / Erik Chouinard
Diversifier les concerts
Ce concert en réalité virtuelle d’Alexandra Stréliski sera, dans un premier temps, offert à un petit groupe de patients âgés de 65 ans hospitalisés à St. Mary après une chirurgie de la hanche ou du genou. Mais [à terme], c'est quelque chose qu'on veut déployer à la grandeur de l'hôpital, dit la Dre Chabot.
La professionnelle souhaite créer un catalogue de concerts en réalité virtuelle, de différents genres, pour permettre à chacun d’accéder à une musique qui résonne avec son vécu et ses besoins.
De son côté, Alexandra Stréliski espère que sa participation au projet incitera d'autres musiciens à faire de même.
Ce projet est fantastique. D’avoir un artiste qui dit que la musique est essentielle dans notre société, c’est une chose, mais d’entendre d’un médecin que les bienfaits sur la santé des gens sont prouvés, [c’en est une autre].
Avec les informations de La Presse canadienne et de Rose St-Pierre


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