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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayDerrière l'optimisme affiché par le gouvernement de Wab Kinew et des mesures populaires comme la baisse du prix du poulet rôti, le budget 2026-2027 repose sur des prévisions de revenus et de gestion des risques que plusieurs experts jugent précaires.
Bien que la promesse du premier ministre Wab Kinew de réduire le prix du poulet rôti puisse prêter à sourire, certains aspects plus lourds de conséquences du nouveau budget du Manitoba pourraient forcer les experts en politique fiscale à crier au loup.
Le plan du gouvernement NPD visant à supprimer la taxe de vente provinciale (TVP) sur un éventail plus large de produits d'épicerie cet été coûtera à la province 32 millions de dollars par an.
Que l'on soit d'accord ou non avec cette logique, cette réduction de la TVP privera la province de revenus bien moins importants que les précédentes mesures populaires, comme le congé de la taxe sur l'essence (340 millions $) ou le gel des tarifs de Hydro-Manitoba (72 millions $).
Au contraire, le budget 2026-2027 comporte des éléments bien plus hasardeux, basés sur des hypothèses optimistes.
Hausse des revenus et consommation : un pari audacieux
Le gouvernement projette de terminer l'exercice avec un déficit de 498 millions de dollars, une amélioration marquée par rapport au déficit de 1,7 milliard de dollars attendu cette année. Pour y parvenir, la province mise sur une hausse de 300 millions de dollars des recettes de l'impôt sur le revenu.
L'économiste de la TD, Rishi Sondhi, se montre toutefois sceptique.
Réaliser ce gain pourrait s'avérer difficile dans un contexte très incertain — d'autant plus que le gouvernement lui-même prévoit une croissance économique modérée.
Le NPD espère que les Manitobains dépenseront assez pour faire grimper les recettes de la TVP de 100 millions de dollars. Or, l'inflation dépasse la croissance des salaires et la population a chuté de 527 personnes en 2025.
Avec les restrictions fédérales sur les travailleurs temporaires, compter sur la croissance démographique pour stimuler les revenus semble incertain.
Météo et sinistres : une accalmie espérée, mais incertaine
Le budget repose sur un transfert de 140 millions de dollars de Hydro-Manitoba, alors que la société d'État prévoit un déficit de 464 millions de dollars en 2025-2026 en raison de la sécheresse.
Les indicateurs actuels sont préoccupants : le bassin versant du lac Winnipeg a connu un hiver sec et le niveau du lac se situe à près de quatre pieds sous le sommet de la plage d'exploitation recommandée, un niveau historiquement bas.
Malgré une saison historique en 2025, le ministre des Finances, Adrien Sala, ne prévoit pas de répétition.
L'année dernière, nous avons connu une saison de feux de forêt historique, c'était donc une anomalie et nous ne nous attendons pas à ce que des saisons de feux de forêt historiques se répètent.
Pourtant, le budget de suppression des incendies reste inchangé à 14 millions de dollars, et les fonds pour les imprévus sont en baisse, alors même qu'un printemps plus chaud que la moyenne est annoncé.
Une dépendance accrue envers les transferts d'Ottawa
Le Manitoba prévoit dépenser 27,3 milliards de dollars, dont plus d'un tiers provient des transferts fédéraux (9,7 milliards $). Cette manne permettrait à la province d'être moins rigoureuse dans sa gestion.
Philippe Cyrenne, économiste à l'Université de Winnipeg, prévient : Ce gouvernement ne semble pas aussi préoccupé par le contrôle des dépenses [...] On ne peut pas toujours dépendre de ces revenus extraordinaires.
Si la formule des transferts fédéraux venait à changer, la province, dont la dette nette approche les 40 milliards de dollars, serait contrainte à des coupes massives.
Avec les informations de Bartley Kives


2 months ago
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