Language Selection

Get healthy now with MedBeds!
Click here to book your session

Protect your whole family with Orgo-Life® Quantum MedBed Energy Technology® devices.

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Avi Lewis à la tête du NPD : le pari du virage à gauche

2 months ago 22

PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY

Orgo-Life the new way to the future

  Advertising by Adpathway

« Je ne sais pas si je vais renouveler ma carte de membre », lance une militante du NPD dans la foulée de la victoire d’Avi Lewis.

Cette femme qui a voté pour la députée Heather McPherson privilégie une approche plus pragmatique, c'est-à-dire un socialisme voué à la défense des plus vulnérables mais capable de séduire les Canadiens du centre. À ses yeux, l’offre populiste de Lewis ne permettra pas d’élargir la grande tente du parti.

Depuis son entrée dans la course, Avi Lewis décrit sa campagne comme un mouvement anticapitaliste et se revendique ouvertement du populisme de gauche. Pour s’attaquer au coût de la vie, il avance des propositions nettement plus à gauche que celles de ses prédécesseurs : un impôt sur les grandes fortunes, un plafonnement national des loyers et la création d’options publiques pour l’épicerie, Internet et la téléphonie cellulaire.

Ce discours plaît à plusieurs délégués. Je pense que l'accent sur le coût de la vie [...], sur le fait qu'il y a une douzaine de grandes entreprises qui font des milliards et des milliards de profit pendant que les gens ont de la difficulté à payer leur facture d'électricité, ce genre de message-là, les gens le comprennent, lance un de ceux qui ont voté pour Lewis.

Cinq personnes se félicitent et se prennent dans leurs bras.

Les candidats ont présenté un front uni au congrès du NPD après la victoire d'Avi Lewis.

Photo : Radio-Canada / Juliette Straet

Bien sûr, on entend déjà les hauts cris de l’establishment, a lancé Avi Lewis lors de son discours de victoire. Il est temps et même grand temps de taxer adéquatement les grandes entreprises et les milliardaires qui surfent sur une vague de profits alors que les 99 % restants souffrent et luttent.

Cette approche rompt avec le pragmatisme de Jack Layton et de Thomas Mulcair, qui cherchaient à rassurer l’électorat pour conquérir le pouvoir. Mais devant une victoire qui ne s’est jamais concrétisée, les partisans de Lewis estiment qu’il est temps de mettre fin aux compromis qui dénaturent les principes du parti.

Entre pouvoir et conscience

Certains doutent de la viabilité de cette stratégie. Si l’offre politique ne s’adresse qu’aux convaincus, le NPD pourrait s'enclaver dans la marginalité et ne rester que la conscience du Parlement.

À l'inverse, une plateforme élargie pourrait attirer les progressistes déçus par le glissement vers la droite des autres formations. Cela donnerait au parti l’élan d’une véritable option nationale, capable d'aspirer à former un gouvernement et d'obtenir les leviers nécessaires pour imposer de véritables changements.

C’est ainsi que Thomas Mulcair percevait le NPD, une vision que le nouveau chef rejette catégoriquement. Samedi, Lewis a même affirmé que la promesse d’équilibrer le budget en 2015 avait coûté la victoire au parti.

Réagissant à une chronique où M. Mulcair suggérait que le NPD devait trouver des façons d'attirer de nouveaux électeurs, Avi Lewis s'est montré cinglant : J’ai beaucoup de conseillers et je n’ai pas besoin des [...] opinions de Thomas Mulcair. Je peux regarder la télévision et découvrir [...] ce qu'il dit.

Jack Layton entouré de députés dans la Chambre des communes, dont Thomas Mulcair.

L'approche du nouveau chef néo-démocrate rompt avec le pragmatisme de Jack Layton et de Thomas Mulcair. (Photo d'archives)

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Tensions avec les factions provinciales

Au-delà des frictions avec son prédécesseur, Avi Lewis devra gérer des relations tendues avec plusieurs ailes provinciales. Alors que le NPD a déjà gouverné dans six provinces sur dix mais jamais au fédéral, l’expérience des cousins provinciaux semble être ignorée par le nouveau chef.

D’ailleurs, Avi Lewis terminait à peine son discours que son homologue albertain décochait une première salve. Il est clair que l'orientation du parti fédéral sous ce nouveau chef ne sert pas les intérêts de l'Alberta, a déclaré Naheed Nenshi. Soulignant l’opposition de Lewis à l’exploitation pétrolière et aux pipelines, Nenshi estime que le chef fédéral fait fausse route.

Les Albertains méritent des chefs fédéraux qui comprennent l'importance de l'Alberta et notre rôle essentiel au sein de la fédération, a-t-il conclu, précisant que lui-même et des milliers de ses membres n'avaient pas l'intention d'adhérer au parti fédéral.

Naheed Nenshi devant une pancarte du NPD albertain.

Le chef du NPD albertain, Naheed Nenshi. (Photo d'archives)

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Même son de cloche en Saskatchewan, où la cheffe provinciale Carla Beck réclame une rencontre urgente. Les positions que vous avez adoptées en matière d'exploitation des ressources naturelles sont idéologiques et irréalistes, a-t-elle écrit dans une lettre envoyée quelques minutes après l'élection de Lewis. Elles nuiraient aux travailleurs, aux communautés et aux industries de la Saskatchewan.

Le défi québécois

Outre ces tensions internes, Avi Lewis doit se pencher sur l'état des troupes au Québec. Les vestiges de la vague orange de 2011 sont désormais bien minces. Alexandre Boulerice, le dernier rempart néo-démocrate dans la province, semble en voie de faire le saut sur la scène provinciale avec Québec solidaire.

Son départ laisserait le NPD sans aucune présence à l’est du Manitoba, avec un chef dont le français demeure laborieux et une organisation militante qui a connu des jours meilleurs.

La prochaine étape

À Winnipeg, les militants ne remettent pas en question la légitimité de la victoire. Il est clairement le choix de la majorité, admet une militante qui doutait de sa place dans le parti. Les membres veulent essayer son approche.

Le nouveau chef dit ne pas être pressé de se trouver un siège aux Communes. Il semble vouloir consacrer les prochains mois à rebâtir le parti et à aller à la rencontre des Canadiens.

M. Lewis, qui a convaincu les militants en fin de semaine d'adopter ses propositions politiques, doit maintenant voir si son discours peut résonner au-delà de l’arène partisane. Il a rallié son parti; il doit maintenant convaincre les électeurs canadiens de faire de même.

Read Entire Article

         

        

Start the new Vibrations with a Medbed Franchise today!  

Protect your whole family with Quantum Orgo-Life® devices

  Advertising by Adpathway