Language Selection

Get healthy now with MedBeds!
Click here to book your session

Protect your whole family with Orgo-Life® Quantum MedBed Energy Technology® devices.

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Au bout de la ligne, l’espoir après Val-du-Lac

1 month ago 24

PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY

Orgo-Life the new way to the future

  Advertising by Adpathway

Chaque enfant qui vit au Centre de réadaptation pour jeunes en difficulté Val-du-Lac a son histoire et ses multiples défis personnels. Certains traînent un lourd passé fait de rejet, d’indifférence, de violence et d’abandon alors que d'autres se sont perdus en chemin à la suite d’une épreuve, de mauvaises fréquentations ou de consommation.

Si plusieurs parents se sont montrés incapables de répondre aux besoins essentiels de leur progéniture, d’autres ont été complètement dépassés par les défis multiples avec lesquels leur enfant et eux-mêmes devaient composer, explique le chef de service par intérim, Mathieu Vachon. Il y en a qui ont des parents inadéquats, oui, mais y en a d'autres qui ont des parents comme vous et moi qui sont confrontés à des difficultés.

Quand un jeune arrive avec nous, la méfiance envers l'adulte est grande, elle prend beaucoup de place.

Un homme dans un corridor.

Mathieu Vachon, le chef de service par intérim de l'unité pour garçons, La Croisée, discute avec un jeune.

Photo : Radio-Canada / André Vuillemin

Le placement en centre jeunesse peut se faire par mesure volontaire ou à la suite d’un signalement à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). Un jugement du système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA) peut aussi conduire un jeune à y faire un séjour.

Peu importe le cas de figure, l’un des grands défis est d’aider l’enfant à créer des liens significatifs avec l’adulte, envers qui il a souvent perdu confiance. Pour y arriver, il faut parfois beaucoup de temps. Mathieu Vachon a remarqué qu’avec les adolescents, la relation est plus complexe à construire comparativement à une clientèle de 6 à 12 ans, avec laquelle il a travaillé pendant une bonne partie de sa carrière.

Je ne veux pas généraliser, mais, avec les ados, il y a parfois un volet plus utilitaire derrière la relation, a-t-il constaté. Avec les plus jeunes enfants, tu deviens rapidement plus significatif pour eux. Ils ont besoin de s'identifier à un adulte.

Un jeune et une éducatrice.

L'un des rôles des éducateurs est d'amener le jeune à développer sa confiance en lui et envers les autres.

Photo : Radio-Canada / André Vuillemin

Cette relation significative souhaitée demande donc de la patience. Elle se fait petit à petit, au quotidien dans le vécu partagé avec les jeunes, mentionne Audrey, qui travaille à Val-du-Lac depuis six ans et depuis trois ans à La Croisée. En tant qu’éducatrice, elle est une figure d’autorité, mais aussi un modèle, une personne de confiance présente et disponible, à tout moment de la journée, un peu comme le serait un parent.

On a un rôle d’accompagnement, on est toujours en action avec eux [...] on leur montre des choses qu’ils n’ont pas apprises dans leur milieu, je trouve ça gratifiant.

Faire tomber les barrières

Lorsqu’un jeune se retrouve en centre jeunesse, c’est qu’il a besoin d’une intervention intensive et structurée. En l’accompagnant de manière soutenue, il est possible de mieux travailler ses problématiques comportementales qui ont des incidences négatives sur sa vie ou celle d’autrui.

Une chambre.

Une chambre de l'unité La Croisée.

Photo : Radio-Canada / André Vuillemin

Toutefois, tant que l’enfant maintient ses mécanismes de défense en place, que les barrières demeurent hautes, avec du barbelé autour, plus la progression sera difficile pour lui, mentionne Mathieu Vachon.

C’est quand certaines barrières tombent que c’est possible d'aller travailler des choses avec eux. Tant que ce n’est pas fait, le travail de réadaptation se fait plus ou moins.

Le travail de l’intervenant est donc d’arriver à saisir la souffrance qui se cache derrière les comportements indésirables, ajoute l’éducateur. En comprenant ce qui les provoque, il est plus facile d’offrir à l’enfant une intervention le plus neutre possible, ce qui évite une escalade émotionnelle.

Souvent, ils proviennent de milieu où ils n'ont pas eu réponse à leurs besoins, ajoute pour sa part l’éducatrice Audrey. La façon d'aller chercher l'interaction sociale avec les adultes, c'était par la consommation, les crises ou les gestes délinquants. Mais ici, on leur apprend qu'ils peuvent avoir des contacts positifs avec les adultes, qu'ils peuvent avoir confiance.

C'est beaucoup d'interventions ponctuelles et il faut bien les faire. Pour y arriver, il faut se donner le temps.

Un travail de longue haleine

La carapace que les jeunes se sont formée avec le temps peut s’avérer extrêmement difficile à percer. Raphaël, qui semble traîner avec lui un sac assez chargé, affiche une certaine rigidité. Devant nous en tout cas, il garde la défense bien élevée et il se montre plutôt intransigeant devant un système qu’il considère comme trop contraignant. Il ne faut faire confiance à personne, lance-t-il sur un ton amer.

Des jeunes dans un gymnase.

À travers le jeu, les jeunes peuvent extérioriser leurs émotions, mais sont aussi appelés à mieux les maîtriser.

Photo : Radio-Canada / André Vuillemin

Le chef de service par intérim, Mathieu Vachon, considère comme tout à fait normal que les jeunes de cet âge, avec en plus un passé difficile, aient beaucoup de frustration à exprimer. L’écoute et la validation des émotions demeurent une stratégie efficace pour maintenir un climat harmonieux.

Si on n'écoute pas et qu’on ne valide pas son émotion, ce qu’il est en train de vivre, ça va juste escalader.

Je pense que j’arrive à bien comprendre les jeunes, ajoute pour sa part une jeune éducatrice, Éléonore.

Je pense que je suis capable de les écouter sans nécessairement leur donner raison sur tout, souligne-t-elle. Je leur apporte aussi une certaine douceur qu’ils n’ont pas toujours eue à la maison.

Victor, en centre jeunesse depuis deux ans et demi, déplore l’attitude infantilisante des intervenants à son endroit. Il retrouve toutefois l’amabilité dont parle Éléonore chez son éducatrice responsable, qu’il considère comme respectueuse et juste envers les jeunes. Marie-Soleil, elle est très bonne et elle est très fine, me dit-il.

Une éducatrice à l'écoute.

L'éducatrice Éléonore dit comprendre la réalité des jeunes qui sont sous sa responsabilité.

Photo : Radio-Canada / André Vuillemin

Des effets mesurables dans le temps

Il n’est pas toujours simple pour les éducateurs de mesurer l’effet qu’ils ont sur les jeunes. L’accompagnement et le suivi clinique permettent d’atteindre des objectifs, mais ce qui est observable au quotidien est fait de petites victoires. Il y a certainement beaucoup d'intangible dans la relation qui se développe avec les jeunes. Cela demande de l’abnégation, mais Mathieu Vachon est convaincu qu’au bout du compte son travail porte fruits.

Un homme.

Mathieu Vachon travaille avec les jeunes en difficulté depuis 25 ans.

Photo : Radio-Canada / André Vuillemin

Il n’est pas rare qu’il croise dans un commerce de la ville un ancien usager qu’il a eu sous sa gouverne ou encore qu’il reçoive un courriel d’un jeune qui l’informe d’une bonne nouvelle. L’été dernier, un garçon qu’il a suivi dès son plus jeune âge l’a appelé pour lui annoncer, en pleur, qu’il serait papa, me raconte-t-il avec fierté.

Il voulait que je sois le premier à l’apprendre. Ce grand geste de sa part m’a fait réaliser qu’on a vraiment un impact. Pas juste au quotidien, mais à long terme.

Le rôle d'une équipe éducative est d'enlever les roches que les jeunes traînent dans leur sac. C’est de leur donner des expériences qui sont vraiment plus positives qui vont permettre de travailler leur estime de soi, leur confiance et de pouvoir sortir d'ici avec la tête haute, puis dire : "Je vais continuer le processus que j'ai déjà enclenché en centre de réadaptation".

— Mathieu Vachon, chef de service par intérim au Centre de réadaptation pour jeunes en difficulté Val-du-Lac

Parce que, oui, il y a une vie après le centre jeunesse. À La Croisée, en plus de travailler sur les habiletés personnelles et sociales des adolescents, on les prépare à la vie adulte qui s’en vient. La recherche d’emploi et la gestion d‘un budget sont parmi les éléments abordés.

Deux jeunes.

« Ultimement, la plupart seront de bons citoyens dans la société. » - Audrey, éducatrice au Centre de réadaptation pour jeunes en difficulté Val-du-Lac

Photo : Radio-Canada / André Vuillemin

Certains, en quittant le centre jeunesse à 18 ans, auront besoin d’aller dans un milieu d’accueil secondaire, comme une maison pour jeunes, transitoire à la vie adulte, précise l’éducatrice Audrey.

Ultimement, la plupart seront de bons citoyens dans la société.

On voit des jeunes qui vivent des belles réussites, qui vont loin, renchérit le chef de service, Mathieu Vachon. Est-ce que 100 % des jeunes auront une belle reprise en main? Ça serait faux que de dire ça. Il y en a qui auront des difficultés à retravailler constamment tout au long de leur vie.

Les prénoms des adolescents ont été changés pour préserver leur anonymat.

Read Entire Article

         

        

Start the new Vibrations with a Medbed Franchise today!  

Protect your whole family with Quantum Orgo-Life® devices

  Advertising by Adpathway