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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLes astronautes d'Artemis II, dont le Canadien Jeremy Hansen, sont arrivés au centre spatial Kennedy, signe que la mission a de bonnes chances de s’envoler vers la Lune le mercredi 1er avril. Il ne reste plus qu'à voir si la météo coopérera.
Nous sommes prêts, a fièrement lancé Lori Glaze, administratrice à la direction des systèmes d'exploration de la NASA, lors d'une conférence de presse tenue dimanche après-midi.
Nos systèmes de vol sont prêts, les systèmes au sol sont prêts, nos équipes de lancement sont prêtes et notre équipe au centre de contrôle de Houston est prête. L’équipage est arrivé hier et il est plus que prêt.
L’équipe chargée du lancement à la NASA doit se réunir lundi après-midi pour déterminer si elle peut – ou non – amorcer en après-midi le compte à rebours de 48 heures avant le décollage.
La NASA envisage un lancement le mercredi 1er avril en début de soirée, au centre spatial Kennedy, soit près d'une heure et demie avant le coucher du soleil. La fenêtre de lancement est de deux heures et débute à 18 h 24.
Les dernières prévisions météorologiques que nous avons reçues indiquent qu'il y aura un ciel nuageux formé de cumulus avec du vent, a déclaré Shawn Quinn, responsable des systèmes terrestres d'exploration à la NASA.
Actuellement, il y a 80 % de chances pour que les conditions météo permettent un décollage, ce qui est bon.
L’agence spatiale américaine a également annoncé d’autres fenêtres de tir potentielles, soit le 2 avril à 19 h 22 ainsi que les 3, 4, 5 et 6 avril.
En raison d'une trajectoire de vol très spécifique, le lancement ne peut se faire qu'à des moments précis, d'où le nombre restreint de fenêtres envisagées. Ces dernières ne durent d'ailleurs pas plus de deux heures.
En février dernier, le lancement avait été reporté après la découverte d’une fuite de carburant.
Les Canadiens d’Artemis II
Artemis II sera la toute première mission spatiale de l’Ontarien Jeremy Hansen. Il s'agira d'une mission bien spéciale puisqu'il deviendra le premier non-Américain à voyager au-delà de l'orbite terrestre basse.
Il sera le Canadien qui sera allé le plus loin dans l'espace, à près de 410 000 kilomètres de la Terre, a souligné l’astrophysicien Robert Lamontagne en entrevue à ICI RDI.

Les astronautes Jeremy Hansen et Jenni Gibbons posent devant la fusée SLS le 17 décembre 2025.
Photo : Agence spatiale canadienne
Du côté canadien, la collègue de Jeremy Hansen, l’Albertaine Jenni Gibbons, se prépare aussi au lancement de la mission. C'est elle qui doit le remplacer s'il devait se désister.
Lorsque Jeremy Hansen aura quitté la surface de la Terre, Jenni Gibbons agira à titre de CAPCOM (pour Capsule Communicator) au sein de l’équipe qui s’occupe des communications entre le centre de contrôle de Houston et les astronautes, dans l'espace.
98 mètres de force brute
Artemis II, qui fait suite à des tests de la fusée SLS et de la capsule Orion en 2022, est une expédition de 10 jours autour de la Lune. Elle devrait permettre, pour la première fois, de vérifier les systèmes de survie dans l'espace avec des êtres humains et pas juste des mannequins.
Avec de vrais êtres humains à bord, les choses sont différentes. Il y a, par exemple, le dioxyde de carbone issu de la respiration qu’il faut évacuer dans l’espace, a expliqué Robert Lamontagne. On va aussi vérifier la stabilité du vaisseau Orion quand les astronautes vont faire de l’exercice.

L'équipage d'Artemis II avait annoncé qu'il avait baptisé sa capsule Integrity (Intégrité) lors d'une conférence de presse le 24 septembre 2025.
Photo : NASA
En effet, lors de prochaines missions plus longues, il sera primordial pour les astronautes de faire de l’exercice, a précisé l'astrophysicien canadien.
Et ensuite?
Le programme Artemis a connu un remaniement majeur en février : la prochaine mission (Artemis III) ne sera finalement plus la mission lors de laquelle se déroulera l'alunissage.
À la place, la NASA testera en orbite terrestre l'amarrage et les systèmes de survie avec les atterrisseurs de SpaceX (Starship) et de Blue Origin (Blue Moon). Cela devra se faire au début de l'année 2027.
L’objectif est de s'assurer que tout est prêt pour le grand moment : l’alunissage. Artemis IV devrait ainsi marquer le retour des astronautes sur la surface lunaire au début de l'année 2028.
Une deuxième mission d'alunissage, Artemis V, est déjà envisagée pour la même année.
Pour la NASA, l’objectif ultime du programme Artemis est de jeter les bases de l'exploration du système solaire et de missions habitées vers Mars.


2 months ago
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