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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayAprès une mission lunaire de 10 jours qui est jusqu’à maintenant un succès à tous les points de vue, l’équipage du vaisseau Orion rentre au bercail à 20 h 07 (HAE).
Durant la journée, les quatre astronautes, dont le Canadien Jeremy Hansen, doivent réviser les protocoles de sécurité entourant cette étape cruciale de la mission avec les contrôleurs de vol qui se trouvent au centre spatial Johnson de la NASA, à Houston, au Texas.

Les contrôleurs de vol de la mission Artemis II surveillent le vaisseau spatial Orion à partir du centre spatial Johnson à Houston, au Texas, le 6 avril 2026.
Photo : Getty Images / AFP / RONALDO SCHEMIDT
Une dernière manœuvre de correction de la trajectoire est prévue en journée pour garantir qu'Orion soit bien sur la bonne voie en vue de l'amerrissage. Les astronautes doivent aussi remettre la cabine dans sa configuration d'origine et revêtir leurs combinaisons spatiales.
Étape stressante
La phase critique de la mission, qui inclut la rentrée atmosphérique à haute vitesse et l'amerrissage dans le Pacifique, durera moins d'une heure.
Dans un premier temps, avant d’atteindre l’atmosphère, le module où se trouve l'équipage se séparera du module de service européen, dont les moteurs ont guidé la capsule autour de la Lune et sur le chemin du retour. Ce module de service se désintégrera dans l'atmosphère.
À la suite de cette séparation, la capsule s'orientera pour présenter son bouclier thermique vers la Terre, qui la protégera lors de la rentrée dans l'atmosphère.
La rentrée d'Artemis II est différente de celle du vol non habité Artemis I, durant lequel le vaisseau a réalisé un rebond sur l'atmosphère avant d'entreprendre sa grande descente vers le Pacifique. La NASA pense que cette technique est responsable de l'usure irrégulière de la surface du bouclier. Selon les ingénieurs, des gaz ont été piégés sous la surface en raison du changement de température lors du rebond, ce qui a créé une pression interne. Des morceaux se sont même détachés.
Pour Artemis II, la NASA a décidé de modifier la trajectoire de retour, qui sera plus directe.

Illustration artistique du vaisseau Orion en train de rentrer dans l'atmosphère de la Terre.
Photo : NASA
Le vaisseau commence sa descente à environ 40 000 km/h. Cette vitesse produit une chaleur extrême qui transforme l'air qui traverse l'onde de choc autour du bouclier thermique en un plasma électriquement chargé de près de 2800 °C.
Cela bloque les signaux radio : la communication avec Orion sera interrompue pendant environ six minutes en raison de la formation de plasma autour du bouclier thermique. Ce sera le moment le plus stressant de cette fin de mission pour les équipes au sol, puisqu'elles n'auront alors aucun contact avec l’équipage, qui se trouvera au milieu d’une boule de feu.
Lorsque ce moment critique sera terminé, le capot qui protège le compartiment avant du vaisseau sera largué et la capsule entamera sa descente verticale vers l’océan Pacifique.
À 20 h (HAE), le freinage final débutera. Il repose sur une chorégraphie complexe de parachutes qui s'activent à partir de 8000 mètres d'altitude.
Dans un premier temps, deux parachutes stabilisateurs ralentiront la capsule jusqu'à environ 494 km/h.
Puis, trois autres parachutes prendront le relais pour ralentir Orion jusqu'à une vitesse d'environ 27 km/h, ce qui permettra un amerrissage en douceur dans la zone de récupération située au large de San Diego, dans l'océan Pacifique, à 20 h 07 (HAE).

Le retour de la mission Artemis I en décembre 2022. La capsule non habitée descend vers l'eau avec trois parachutes.
Photo : Associated Press / Mario Tama
La capsule doit amerrir à moins de 10 kilomètres du USS John P. Murtha de la marine américaine, qui va recueillir les quatre astronautes et placer la capsule à l’arrière du navire.

La capsule Orion au moment où elle était traînée vers le USS Portland à la fin de la mission lunaire Artemis I sans équipage, le 11 décembre 2022.
Photo : Reuters / Mario Tama
L'équipage sera transporté à la base navale de San Diego pour subir de premiers examens médicaux. Il prendra ensuite le chemin du centre spatial Johnson, à Houston.
Contrairement aux astronautes de certaines missions Apollo, ceux d'Artemis II ne seront pas placés en isolement biologique à leur arrivée puisqu’ils n’ont pas foulé la surface lunaire. Il n’y a donc pas de risques de rapporter d’éventuels micro-organismes inconnus sur Terre.


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