Language Selection

Get healthy now with MedBeds!
Click here to book your session

Protect your whole family with Orgo-Life® Quantum MedBed Energy Technology® devices.

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Ancienne candidate au NPD, elle voterait aujourd’hui libéral

2 months ago 26

PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY

Orgo-Life the new way to the future

  Advertising by Adpathway

Maja Tait s’est présentée aux élections fédérales de 2025 dans un château fort du Nouveau Parti démocratique : une circonscription sur l’île de Vancouver, orange depuis plus d’une décennie. Mairesse depuis 2014, connue dans sa communauté, elle aurait dû remporter une victoire facile. Et pourtant, la néo-démocrate a été battue à plate couture.

J’ai su que j’allais perdre le jour où on a commencé à faire du porte-à-porte, avant même le déclenchement officiel des élections, confie la mairesse de Sooke, une petite ville de 17 000 habitants. Selon elle, les menaces d’annexion de Donald Trump ont changé la donne.

Je partageais la peur et l’angoisse des gens. Je les comprenais. Si je n’avais pas été candidate, j’aurais probablement fait la même chose [en votant libéral].

Elle raconte avoir rencontré des électeurs traditionnellement néo-démocrates qui ont fait des dons à sa campagne, mais qui ont choisi de voter libéral à contrecœur.

Jagmeet Singh a passé beaucoup de temps en Colombie-Britannique, notamment sur l’île de Vancouver, lors des dernières élections fédérales.

Jagmeet Singh a passé beaucoup de temps en Colombie-Britannique, notamment sur l’île de Vancouver, lors des dernières élections fédérales.

Photo : The Canadian Press / Christinne Muschi

La candidate est finalement arrivée troisième dans Esquimalt–Saanich–Sooke, loin derrière la libérale Stephanie McLean, ancienne ministre provinciale néo-démocrate en Alberta, maintenant secrétaire d’État aux Aînés au sein du gouvernement Carney.

Ces électeurs orange devenus rouges

Près d’un an plus tard, Maja Tait est satisfaite du bilan de Mark Carney. Il fait de l’excellent travail. Je suis fière d’être canadienne et je suis fière de son leadership, affirme-t-elle.

Voterait-elle pour les libéraux s’il y avait bientôt une élection? Oui, confie-t-elle.  C’est étrange à dire parce que mon cœur est toujours avec le NPD, poursuit la mairesse.  Mais nous avons besoin de maintenir le cap.

Mark Carney à Victoria pendant la campagne.

Les libéraux de Mark Carney ont été capables de persuader de nombreux électeurs traditionnellement acquis au NPD de voter pour le PLC.

Photo : Reuters / Kevin Light

Son cas est loin d’être isolé. Au printemps dernier, Moira Chambers a elle aussi délaissé le NPD pour appuyer la candidate libérale dans sa circonscription. Issue d’une famille ancrée dans le mouvement syndicaliste, elle n’avait jamais envisagé de voter pour un autre parti.

Voter pour le NPD faisait partie de notre ADN.

La crainte de Donald Trump et le spectre d’un gouvernement conservateur à Ottawa l’ont convaincue de changer de camp. Elle reconnaît que Mark Carney est  un peu plus conservateur qu’elle le souhaiterait.

La Britanno-Colombienne donne l’exemple de la possible construction d’un pipeline dans sa province, un projet qui ne l’enchante pas.

La militante libérale Moira Chambers porte un manteau d'hiver et marche sur la plage sous un ciel gris.

Moira Chambers n’aurait pas pensé qu’elle deviendrait un jour une militante libérale. Elle est aujourd’hui membre de son association de comté.

Photo : Radio-Canada / David Richard

Reviendrait-elle au NPD? Pas tant et aussi longtemps que le clown au sud de la frontière est au pouvoir, répond du tac au tac la retraitée.

Même constat chez Yagya Parihar, un étudiant qui a fait du porte-à-porte pour le NPD… avant de voter pour le Parti libéral : Sachant ce que je sais aujourd’hui, je prendrais la même décision, déclare-t-il.

S’il juge aussi Mark Carney trop à droite à son goût, Yagya lui accorde tout de même une note de 6 ou 7 sur 10. Il a fait preuve de leadership, explique-t-il en donnant l’exemple du discours de Davos.

Le militant Yagya Parihar, dans une bibliothèque.

Yagya Parihar croit que les libéraux étaient les seuls qui avaient un plan pour faire face à Donald Trump.

Photo : Radio-Canada / David Richard

La Colombie-Britannique, dernier espoir du NPD?

Les libéraux ont volé bien des plumes aux néo-démocrates en Colombie-Britannique. Le vote orange dans la province s’est effondré lors des dernières élections – de 29 % en 2021 à 13 % en 2025. Le chef, Jagmeet Singh, a lui-même été défait dans son comté.

Jagmeet Singh, chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), lors de la soirée électorale.

Jagmeet est arrivé troisième dans Burnaby-Centre.

Photo : Reuters / Chris Helgren

Malgré cette déconfiture, le NPD mise sur cette province pour se reconstruire.

La Colombie-Britannique demeure un terrain relativement favorable : le NPD dirige la province depuis 2017 et le parti fédéral y compte trois députés, soit la moitié de son caucus à Ottawa.

Peter Julian, l’ex-député de New Westminster-Burnaby, est persuadé qu’il peut retrouver les clés de son château fort.

Peter Julian distribuant des dépliants politiques du NPD traduits en mandarin en mars 2026.

Peter Julian fait du porte-à-porte chaque semaine, mais il ne sait pas encore s’il se représentera dans son ancienne circonscription.

Photo : Radio-Canada

Le néo-démocrate continue de faire du porte-à-porte chaque semaine et affirme rencontrer de nombreux électeurs qui regrettent leur vote libéral.

Je le vois quand je me promène dans ma communauté. Beaucoup de gens regrettent d’avoir voté libéral.

Ces gens commencent à voir que M. Carney n’a pas un gouvernement progressiste, mais plus un gouvernement de droite, constate Peter Julian.

C’est en Colombie-Britannique que le NPD a réellement des chances de regagner une partie de son électorat, constate aussi Shachi Kurl, la présidente de la firme de sondages Angus Reid.

Deux personnes sourient.

Mark Carney et Danielle Smith étaient tout sourire le 27 novembre, lors de la signature de leur protocole d'entente sur un pipeline.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

La sondeuse fait valoir que le protocole d’entente entre le gouvernement Carney et l’Alberta a eu un impact négatif quasi immédiat sur le soutien au Parti libéral dans la région métropolitaine de Vancouver.

On voit mal comment la situation pour le NPD pourrait être pire qu’elle l’a été lors des dernières élections.

Maja Tait, elle, croit que le NPD pourrait un jour regagner son vote. Elle espère que le choix d’un nouveau chef à la fin de mars donnera un nouveau souffle au parti. Mais elle n’a pas particulièrement suivi la course au leadership… et n’a pas l’intention de se représenter sous la bannière néo-démocrate.

 J’aimerais fermer ce chapitre [de la politique], confie-t-elle.

C’est donc en tant qu’observatrice, et non comme militante, que Maja Tait suivra la reconstruction de son ancien parti.

3:16

Le reportage de Yasmine Mehdi

Read Entire Article

         

        

Start the new Vibrations with a Medbed Franchise today!  

Protect your whole family with Quantum Orgo-Life® devices

  Advertising by Adpathway