Language Selection

Get healthy now with MedBeds!
Click here to book your session

Protect your whole family with Orgo-Life® Quantum MedBed Energy Technology® devices.

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Allégations d’utilisation de l’IA : vague de soutien pour l’écrivain Thélyson Orélien

2 hours ago 2

PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY

Orgo-Life the new way to the future

  Advertising by Adpathway

Les allégations d’utilisation de l'intelligence artificielle (IA) visant le roman C’était ça ou mourir de l’écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien ont suscité de multiples réactions mardi. Plusieurs auteurs ont notamment dénoncé le développement de l’IA et la suspicion dont les écrivains issus des minorités culturelles feraient particulièrement l’objet.

En entrevue à l’émission 24•60, Laura-Ève Lambert, à qui l’on doit Querelle de Roberval et Que notre joie demeure, a fait part de sa tristesse.

Je trouve ça vraiment terrible pour lui, parce que c’est une accusation dont il est impossible de se défendre, a-t-elle déclaré. Que ce soit vrai ou non, ça me rend extrêmement triste pour l’auteur.

Ça reste assez grave et dangereux de tirer une conclusion aussi rapidement, a-t-elle ajouté. Je lui donnerais le bénéfice du doute, surtout que Thélyson Orélien nie avoir utilisé l’IA.

C’était ça ou mourir est en lice pour les prestigieux prix Goncourt, Renaudot, Femina et Médicis. C’est sûr que le mal est fait, car c’est une accusation qui va rester. Les jurys des prix littéraires sont généralement très frileux [devant] ce genre de choses, a expliqué Laura-Ève Lambert, qui estime que les prochains jours se révèleront cruciaux pour la défense de Thélyson Orélien.

14:04

Laura-Ève Lambert en entrevue à l’émission « 24•60 »

Je crois Thélyson Orélien

Sur Facebook, India Desjardins, autrice de la série de livres Le journal d’Aurélie Laflamme, a également exprimé son soutien à Thélyson Orélien – Je le crois, a-t-elle écrit en lettres capitales – tout comme la poète Pascale Cormier, qui a indiqué que Thélyson Orélien était un grand écrivain qui vient de publier un fabuleux roman.

L’autrice et ancienne députée de Québec Solidaire Catherine Dorion a abondé dans le même sens. Je crois Thélyson Orélien, a-t-elle souligné dans une publication Facebook.

Quant à Bruno Guglielminetti, ce chroniqueur spécialisé en technologie qui a aussi publié des livres, il a suggéré, sur son compte Facebook, l’achat d’un exemplaire de C’était ça ou mourir pour se faire sa propre opinion, soutenir son auteur et rappeler au passage que la littérature mérite d’être jugée par ses lecteurs, pas par un algorithme.

L’IA décriée

Plusieurs auteurs ont aussi dénoncé le fait que les allégations dont Thélyson Orélien est l’objet résultent de tests réalisés avec Pangram, un logiciel de détection de contenu généré avec l'IA qui utilise lui-même de l’IA, alors même que des entreprises d’IA se sont servies de livres piratés pour entraîner leurs modèles.

Après que l'IA [eut] pillé tous les livres, elle nous accuse maintenant de plagiat? Wow. BURN IN HELL, IA, a écrit sur Facebook l’écrivain québécois Stéphane Dompierre.

Ils pillent nos créations, nos essais, nos poèmes, nos romans, pour alimenter leurs saloperies d'IA, en prenant bien soin de détruire les livres anciens qu'ils numérisent pour qu'ils n'existent plus [...], et ensuite, ils mettent sur le marché des détecteurs d'IA complètement bidon et pour finir, c'est à NOUS de prouver que nous n'avons pas utilisé leurs fichues IA! Le parfait cercle vicieux, a également fustigé Pascale Cormier.

Ne tourne-t-on pas en rond? Est-ce que maintenant que la machine a volé des styles, des idées, elle va se les approprier? Ceux et celles qui écrivent bien aujourd'hui seront désormais soupçonnés d'écrire avec son aide, grâce à son outil?, s’est interrogée India Desjardins.

J'ai l'impression que, désormais, on va être dans un climat de soupçon généralisé à cause de ces intelligences artificielles qui nous ont été imposées, a estimé Laura-Ève Lambert, pointant l’absence de consensus démocratique autour du développement de l’IA.

Thélyson Orélien, victime de racisme?

Laura-Ève Lambert estime également qu'il y a un élément de racisme dans la manière dont a été scruté et épié le travail de Thélyson Orélien.

Je me demande si les 460 livres de la rentrée littéraire française ont passé les mêmes tests, a-t-elle déclaré. Dans nos sociétés, ce ne sont pas les mêmes corps qui sont surveillés avec la même intensité.

Dans la société française et dans la nôtre, il y a des gens qui attendent juste ça, de disqualifier un écrivain noir talentueux qui a autant de succès. Il ne faut pas faire l’impasse sur cette réalité.

En entrevue avec Radio-Canada, Dave Anctil, professeur de philosophie au Collège Jean-de-Brébeuf, auteur et chercheur auprès de l’Observatoire international sur les impacts sociétaux de l'IA et du numérique (OBVIA), a fait part de son indignation.

Il a qualifié les preuves avancées contre Thélyson Orélien de douteuses et a épinglé la suspicion qui règne de manière disproportionnée sur des auteurs plutôt que d’autres.

C’est quelque chose qui se passe déjà depuis un certain temps dans le monde anglophone, où des auteurs, en particulier racisés [ou] de minorités issues de l’immigration [et] qui connaissent un succès littéraire, sont littéralement surveillés et l’objet de suspicions basées sur le fait qu’ils ne seraient pas les véritables auteurs [de leurs œuvres], mais [qu’ils auraient utilisé] l’IA.

Dave Anctil cite l’exemple de l’écrivain trinidadien Jamir Nazir, accusé au printemps dernier d’avoir eu recours à l’IA pour rédiger sa nouvelle The Serpent in the Grove quand il a reçu un prix littéraire attribué par la Commonwealth Foundation. En juillet dernier, le journal The Guardian rapportait que ces accusations se basaient notamment sur les résultats de l’analyse effectuée par le logiciel Pangram.

Par la suite, l’enquête menée par la Commonwealth Foundation a conclu qu’aucun de ses lauréats n’avait utilisé l’IA pour écrire son texte.

7:51

Le reportage de Louis-Philippe Ouimet

Une histoire de confiance

L’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) a refusé mardi de se prononcer sur les accusations visant Thélyson Orélien.

De son côté, l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) a rappelé le lien de confiance unissant un auteur à sa maison d’édition autour d’une œuvre, qui est une création humaine.

Quand il y a un contrat d'édition qui est signé, c'est parce que l'auteur a déclaré qu'il était l'auteur de son œuvre et que l'éditeur a eu confiance de s'engager, explique Karine Vachon, directrice générale de l’ANEL.

Selon elle, les éditeurs québécois n’ont pas recours de manière généralisée à des outils permettant de faire un travail approfondi de détection de textes générés par IA.

Je n’ai pas entendu [parler] de pratiques comme telles mises en place de façon structurée et systémique, a-t-elle précisé. Je ne suis pas certaine qu’actuellement on peut avoir des outils fiables.

Avec les informations de Louis-Philippe Ouimet et de Catherine Dib

Read Entire Article

         

        

Start the new Vibrations with a Medbed Franchise today!  

Protect your whole family with Quantum Orgo-Life® devices

  Advertising by Adpathway