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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe cinéaste iranien Asghar Farhadi, Pedro Almodovar pour une septième apparition en compétition, le réalisateur russe en exil Andrei Zviaguintsev, ou encore les anciens lauréats Hirokazu Kore-eda et Cristian Mungiu, se disputeront la Palme d'or au 79e Festival de Cannes.
Après avoir visionné 2541 films en provenance de 141 pays, le comité de sélection en a retenu 21 pour la Palme d'or, dont la liste a été dévoilée jeudi.
Le cinéma est dans un état de productivité, de créativité tout à fait formidable, a tenu à rassurer en préambule le délégué général du festival, Thierry Frémaux.
La liste ne comprend qu'un seul réalisateur américain, Ira Sachs. Les grands studios de Hollywood sont les absents de cette édition, qui se tiendra du 12 au 23 mai.
Bourgeoisie, sida et deuil
Andrei Zviaguintsev, cinéaste russe en exil, déjà distingué à Cannes, revient avec Minotaure, un film tourné en Lettonie qui parle de la société russe d'une façon qu'on n'a pas l'habitude de voir, c'est-à-dire de la bourgeoisie confrontée à la conscription et à la guerre, a décrit Thierry Frémaux.
Autre artiste en exil, l'Iranien Asghar Farhadi est aussi candidat à la Palme d'or avec son film Histoires parallèles, tourné en France avec une constellation de vedettes : Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Pierre Niney...

Asghar Farhadi a remporté le Grand prix lors du Festival de Cannes en 2021, pour son film « Un héros ».
Photo : Getty Images / JOHN MACDOUGALL / AFP
Ira Sachs sera en compétition avec The Man I Love, une histoire new-yorkaise mettant en vedette Rami Malek et se déroulant pendant la crise du sida des années 1980.
De son côté, Pedro Almodovar défendra Amarga Navidad, qui signifie Noël amer en français. Tourné en espagnol, ce film entre réalité et fiction traite notamment du processus créatif et du deuil.
Dynamisme espagnol
En tout, trois films espagnols font partie de la sélection, soulignant un certain mouvement dans le cinéma espagnol, a insisté Thierry Frémaux.
Aucun cinéaste canadien n’est en lice pour remporter la Palme d'or. Seules cinq réalisatrices figurent parmi les cinéastes en compétition; c'est moins que lors de l'édition précédente qui en avait accueilli sept.
De jeunes pousses du cinéma français feront leurs premiers pas, comme Léa Mysius et son adaptation du roman de Laurent Mauvignier Histoires de la nuit, avec Bastien Bouillon et Monica Bellucci.
Arthur Harari, le compagnon de Justine Triet avec qui il a écrit le scénario de la Palme d'or de 2023 Anatomie d'une chute, est également présent pour l'un des films les plus discutés dans le comité de sélection, un objet de cinéma extrêmement particulier, a commenté le délégué général du festival, Thierry Frémaux. L'inconnue est l'adaptation d'une bande dessinée écrite avec son frère.
Le lauréat de la prochaine Palme d'or sera désigné par un jury présidé par le cinéaste sud-coréen Park Chan-wook.
Charlotte Le Bon dans un film hors compétition
Dans les autres sections ou hors compétition, le festival sera marqué par la projection de la grosse production française La bataille de Gaulle : L'âge de fer, la première partie du diptyque sur le général de Gaulle écrit et réalisé par l'ancien diplomate Antonin Baudry.
Plusieurs histoires réelles portées sur grand écran devraient aussi faire l'événement, comme L'abandon, film sur les derniers jours du professeur assassiné Samuel Paty projeté hors compétition.
L'Affaire Marie-Claire, qui revient sur le procès à Bobigny d'une jeune fille violée qui s'était fait avorter illégalement, avec Charlotte Gainsbourg dans le rôle de l'avocate Gisèle Halimi, promet d'être un moment fort.

La comédienne et réalisatrice Charlotte Le Bon (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / VALERY HACHE
Autre projection : celle de Full Phil, le nouveau film de Quentin Dupieux. Les acteurs américains Woody Harrelson et Kristen Stewart, mais aussi la Québécoise Charlotte Le Bon, jouent dans ce film déjanté, qui a été tourné à Paris.
Les festivaliers pourront aussi découvrir le documentaire de Steven Soderbergh John Lennon : The Last Interview, qui sera présenté en séance spéciale. Quant à Ron Howard, il viendra à Cannes avec son documentaire Avedon, consacré au légendaire photographe Richard Avedon.
Des films de Guillaume Canet et d'Agnès Jaoui, deux figures du cinéma français, seront également projetés hors compétition.
Ni Steven Spielberg ni Christopher Nolan, dont les films sont très attendus, ne feront étape sur la Croisette. Il faut savoir que, quand les studios sont moins présents à Cannes, c'est qu'ils sont moins présents tout court, a expliqué Thierry Frémaux.
En dehors du cinéma des studios, un cinéma indépendant, un cinéma ailleurs qu'à Los Angeles continue d'exister, a-t-il plaidé. La réalisatrice américaine Jane Schoenbrun ouvrira d'ailleurs la section Un certain regard avec son film d'horreur Teenage Sex and Death at Camp Miasma.
Si aucun film de grand studio américain n'est attendu, les marches cannoises verront, comme à leur habitude, leur lot de vedettes, avec notamment le premier film de John Travolta en tant que réalisateur.
Le festival refuse que l'IAdicte sa loi au cinéma
En ouverture de l'annonce de la sélection officielle jeudi, la présidente du festival, Iris Knobloch, s'est prononcée sur l'intelligence artificielle (IA), dont la place grandissante inquiète le milieu du cinéma.
Il est important de préciser que nous défendons la liberté de créer pour tous les êtres humains, mais seulement pour les êtres humains, a-t-elle déclaré.
L'intelligence artificielle est déjà entrée dans les studios, dans les salles de montage, dans le processus de création. Nous ne fermons pas les yeux, mais nous refusons qu'elle dicte sa loi au cinéma, a-t-elle ajouté.
L'intelligence artificielle sait imiter, très bien même, mais elle ne saura jamais ressentir, a-t-elle aussi dit.
Avec les informations de Agence France-Presse et La Presse canadienne


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