Language Selection

Get healthy now with MedBeds!
Click here to book your session

Protect your whole family with Orgo-Life® Quantum MedBed Energy Technology® devices.

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Une surtaxe pour forcer les propriétaires à louer ou à vendre leurs logements à Paris

5 hours ago 6

PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY

Orgo-Life the new way to the future

  Advertising by Adpathway

Vincent Guerlin, un architecte de 36 ans, habite un appartement de 117 mètres carrés dans le 18e arrondissement de Paris pour un loyer mensuel de 3200 euros (plus de 5100 $ CA), avant les frais. Il dispose d’une grande cuisine, de trois chambres à coucher avec quelques meubles et d'une grande salle de séjour, où trône une table à dîner qui se convertit en table de billard.

Pour être capable de payer le loyer, il y vit en colocation, depuis quatre ans, avec son ami d’enfance Mong Shen, ainsi qu’avec une troisième personne.

On pourrait très bien, chacun dans nos vies, avoir notre appart, mais à Paris, on paierait ce qu'on paye, à peu près 1200 euros [plus de 1900 $ CA] par personne, et ça nous ferait un petit 30 mètres carrés sans espace extérieur, calcule-t-il.

Vincent Guerlin dans une pièce de son appartement.

L'architecte Vincent Guerlin vit en colocation dans un marché immobilier parisien très tendu.

Photo : Radio-Canada

Le choix de la colocation s’est donc imposé dans un marché immobilier très tendu, où le mètre carré coûte 10 000 euros (plus de 16 000 $ CA). La spéculation et les nouveaux acteurs sur le marché type Airbnb, tout ça, j'imagine que ça fait monter les prix vers le haut, analyse M. Guerlin.

Il faut dire que les annonces de location sont plutôt rares dans certains arrondissements parisiens, et les logements y sont très chers.

Une pièce, 14 mètres carrés, pour 860 euros (plus de 1300 $ CA), ou 10 mètres carrés pour 560 euros (près de 900 $ CA) : Laetitia Caron, directrice générale de PAP, une plateforme immobilière qui aide les propriétaires à vendre ou à louer depuis 50 ans, constate la tension sur le marché, jour après jour.

Il y a un énorme déséquilibre entre l'offre disponible et la demande, dit-elle. En ce moment, qui n'est pas une période de rentrée universitaire, une annonce de studio ou de petits deux pièces à Paris reçoit 500, 600, 700 contacts en quelques jours, parfois même en 24 heures.

On aperçoit les toits de la ville et les cheminées des immeubles d'habitation à Paris.

Si l'on compte les 150 000 résidences secondaires parisiennes, il y aurait 300 000 logements laissés vacants par leurs propriétaires.

Photo : Reuters / Gonzalo Fuentes

Ce déséquilibre structurel entre l’offre et la demande, qui date de plusieurs décennies dans la plupart des métropoles comme Paris, met énormément de pression sur le marché locatif.

Pour la Ville Lumière, le problème serait les logements laissés vacants par des propriétaires qui ne louent pas ou qui ne veulent pas vendre.

3:46

Le reportage de Frédéric Arnould

Une mesure pour réduire le nombre de logements vides

L'élu communiste Jacques Baudrier, adjoint au maire de Paris chargé du logement, de la rénovation énergétique, de la défense des locataires et de l'encadrement des loyers, constate l'effet de ce phénomène global.

Aujourd'hui, il y a 150 000 logements vacants environ à Paris, donc c’est de l'ordre de 10 % du parc immobilier qui est vide.

C'est pareil à Rome, à Barcelone, à Lisbonne, et ça tend à faire disparaître les appartements à louer dans le privé, ajoute-t-il, en déplorant le fait que cela crée des villes vides et invivables. Donc, il faut qu'on agisse pour réguler, et c'est ce qu'on fait.

Jacques Baudrier en entrevue dans un bureau.

Jacques Baudrier, adjoint au maire de Paris chargé du logement, souhaite que la surtaxe permette de remettre sur le marché environ 20 000 logements vacants.

Photo : Radio-Canada

Ainsi, Paris va doubler la taxe sur les logements vacants et pourrait ainsi récolter entre 3000 et 4000 euros (de 4800 à 6400 $ CA environ) par logement vide. La Ville espère pousser les propriétaires les plus riches à remettre sur le marché au moins 20 000 logements, dans un premier temps.

Laetitia Caron se porte à la défense des propriétaires : Alors, on peut dire qu’ils sont nantis, mais en fait, s'ils les vendent, ils ne pourront pas rentrer à nouveau dans le marché. Or, selon la directrice de la plateforme PAP, il s'agit souvent de logements qu'ils souhaitent transmettre, par exemple, à leurs enfants ou à leurs petits-enfants.

Bref, les propriétaires, selon elle, ont le sentiment d'être les mauvais élèves et d'être stigmatisés. Et donc, ça les agace, ça les inquiète, pour certains.

M. Baudrier se réjouit, d'une certaine façon, de cette crainte que ressentent les propriétaires. Pour lui, si la taxe ne rapportait rien, cela voudrait dire que les logements auraient été remis sur le marché. S'ils sont effrayés et qu'ils louent et qu'ils vendent leurs logements, et qu'il y a des habitants qui habitent dedans, et que, grâce à ça, le problème de logement s'est réglé, moi, je suis très content.

Toutefois, cette surtaxe, copiée sur la Belgique et le Canada, sera-t-elle vraiment efficace? Madame Caron en doute.

Quand vous avez un logement à Paris que vous occupez une semaine par an, qui vous a coûté 500 000 euros [plus de 800 000 $ CA], vous n'êtes plus à 3000 ou 4000 euros près, en général.

Laetitia Caron en entrevue dans un bureau.

Laetitia Caron, directrice générale de PAP, une plateforme immobilière, doute de l'efficacité de la surtaxe sur les logements vacants.

Photo : Radio-Canada

Les résidences secondaires ciblées

Des colocataires comme Vincent Guerlin et Mong Shen pensent que cette taxe pourrait peut-être aider à détendre un peu le marché parisien. En attendant, ils craignent de devoir quitter leur appartement en raison de la hausse constante des loyers.

Je pense que l'année prochaine, s'il nous augmente à nouveau, ça va commencer à être compliqué, donc l'idée c'est d'en profiter jusqu'à ce qu'on ne puisse plus, confie M. Guerlin. Ils cherchent désormais un nouveau troisième colocataire pour continuer à survivre dans le marché immobilier de Paris.

Pendant ce temps, la Ville a dans son collimateur une autre cible : les résidences secondaires, dont certaines appartiennent à des investisseurs étrangers qui ne les habitent que très rarement.

Il reste que la Municipalité n’a pas tous les outils nécessaires pour contrôler et prélever ce type de mesures fiscales. C'est l'État, qui contrôle la mise en œuvre de ces taxes, qui est un vrai problème pour nous, explique Jacques Baudrier. D'ailleurs, nous ne cessons de demander auprès de l'État d'avoir des moyens de contrôler, de gérer, nous-mêmes, la régulation de ces outils.

Read Entire Article

         

        

Start the new Vibrations with a Medbed Franchise today!  

Protect your whole family with Quantum Orgo-Life® devices

  Advertising by Adpathway