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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayC’est l’attaque la plus ambitieuse lancée dans la région depuis des décennies. Et elle pourrait encore durer une à deux semaines, selon Israël, jusqu’à cinq, selon Donald Trump, les États-Unis n’excluant toutefois pas une guerre prolongée ni l’envoi de troupes au sol.
L’objectif est variable et parfois contradictoire.
L’administration Trump a d’abord évoqué sa volonté de libérer le peuple iranien d’un régime oppresseur, l’ayatollah Ali Khamenei ayant été tué dès le premier jour, pour ensuite affirmer que son but n'était pas nécessairement un changement de régime.
La protection des États-Unis contre une attaque imminente de l’Iran a aussi été mentionnée par le président, qui a par la suite concentré son message sur sa volonté d’empêcher la République islamique de se doter de l’arme nucléaire, d'anéantir les capacités militaires et balistiques du régime et d’assurer qu'il ne puisse plus soutenir des groupes comme le Hezbollah, au Liban.
« Fureur épique »
C’est le nom donné à l'opération militaire américaine, alors que le président Donald Trump s’était pourtant targué d’être le président de la paix. Il disait même préférer une solution diplomatique à la confrontation.
En une semaine, il y aurait eu plus de 2500 frappes sur l’Iran, menées conjointement par les États-Unis et Israël, selon un décompte de l’Institute for the Study of War (ISW). Au moins 153 villes et plus de 500 emplacements ont été touchés à travers le pays.

Les bombardements des États-Unis et d'Israël sur l'Iran, en date du 6 mars, et leur progression (ci-dessous).
Photo : Radio-Canada / Francis Lamontagne avec The Institute for the Study of War (ISW)
Des sites gouvernementaux clés et de sécurité intérieure à Téhéran, la capitale, font partie des cibles atteintes, d'après des images satellites les montrant avant (à gauche) et après les frappes (à droite).
Complexe présidentiel et résidence d’Ali Khamenei
Ministère du Renseignement
Complexe judiciaire
Université suprême de la Défense nationale
Les quartiers généraux du Corps des Gardiens de la révolution islamique
Ailleurs au pays, le complexe nucléaire de Natanz ainsi que des sites d'armement ont notamment été endommagés.
Centrale nucléaire de Natanz
Base de drones de Choqa Baulk-e Alireza
Base de missiles de Garmdarah
Base aérienne de Zahedan
Israël a aussi coordonné des frappes contre le Hezbollah au Liban, ciblant d'abord des dépôts d’armes dans le sud du pays, où un ordre d'évacuation est en vigueur, puis la banlieue sud de Beyrouth, la capitale.
Les représailles de l'Iran
En riposte aux attaques concertées des États-Unis et d’Israël, l’Iran a mené à son tour des frappes contre ses voisins du Golfe. Plus d’une douzaine de pays de la région ont été touchés, principalement là où se trouvent des installations militaires américaines.

Les frappes ailleurs au Moyen-Orient : en rouge, celles de l'Iran, et en bleu, celles des États-Unis et Israël, en date du 6 mars, et leur progression (ci-dessous)
Photo : Radio-Canada / Francis Lamontagne avec The Institute for the Study of War (ISW)
On y rapporte davantage de frappes qu’en Israël, pourtant le seul pays impliqué activement dans le conflit, et dont le centre et le nord ont été atteints, mais seulement légèrement.
Les frappes iraniennes se sont surtout concentrées sur les Émirats arabes unis.
Les ambassades américaines à Riyad, en Arabie saoudite, à Dubaï et au Koweït ont sinon été touchées, de même que des installations énergétiques au Qatar et en Arabie saoudite.
Le conflit a déjà fait des centaines de morts, surtout en Iran. Selon différentes sources, l'opération américano-israélienne a tué près de 1200 militaires et civils à travers le pays en une semaine, dont plus de 175 fillettes dans le bombardement accidentel d'une école à proximité d'une base navale.
Les frappes israéliennes contre le Hezbollah, au Liban, auraient aussi fait plus de 200 morts et 600 blessés. Une trentaine de personnes auraient sinon été tuées dans la riposte de l’Iran contre les installations américaines de ses voisins du Golfe.
Le régime iranien ébranlé
L’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de l’Iran, de même que plusieurs membres haut placés du régime et impliqués dans la sécurité et la défense du pays ont été tués dès les premières attaques américaines.
Le président Donald Trump a confirmé que la plupart des personnes que les États-Unis avaient pour cible étaient mortes. Un conseil intérimaire a depuis été formé pour diriger l’Iran d’ici la nomination d’un successeur au guide suprême.
Déjà quelques candidats sont pressentis pour succéder à Ali Khamenei, dont son fils, Mojtaba Khamenei, un scénario immédiatement rejeté par Donald Trump, qui souhaite être personnellement impliqué dans le choix du prochain dirigeant.
Interruption des vols au-dessus de l'Iran
Le trafic aérien demeure perturbé au Moyen-Orient, où les principaux aéroports dans la région sont fermés ou restreints. Des milliers de vols ont été annulés et l’espace aérien au-dessus de l’Iran, de l’Irak, du Koweït et des Émirats arabes unis, notamment, s’est vidé.
Un petit nombre de vols ont repris, mais de nombreux voyageurs sont bloqués sur place, parce que l'aéroport de Dubaï, le deuxième en importance dans le monde, est un lieu de transit vers d’autres destinations.
Affaires mondiales Canada a fortement suggéré à ses ressortissants de quitter l’Iran. Plusieurs scénarios sont à l'étude pour rapatrier tous les Canadiens qui ont demandé de l'aide pour fuir le pays. Des vols partiront d'ailleurs de Dubaï, de Beyrouth et d'Istanbul au cours des prochains jours.
On recommande évidemment aux Canadiens d'éviter tout voyage en raison des hostilités en cours dans la région. L’Iran, l’Irak, la Syrie sont notamment visés par le niveau d'avertissement le plus élevé.
Le trafic maritime paralysé
Plus de 20 millions de barils de pétrole brut et de carburant transitent, chaque jour, par le détroit d’Ormuz, situé à l’extrémité sud du golfe Persique. C’est le principal point de passage du pétrole du Golfe vers l'Europe, les États-Unis, mais surtout l'Asie.

Le détroit d'Ormuz, traversé par environ 80 pétroliers et méthaniers chaque jour, s'est pratiquement vidé depuis le début de la guerre en Iran.
Photo : Kpler/Marine Traffic
L’étroit passage, où transite aussi du gaz naturel liquéfié (GNL), est paralysé depuis les attaques contre l’Iran.
Plusieurs compagnies ont suspendu leurs expéditions considérant la situation actuelle.
Des navires ont été attaqués de part et d’autre du détroit par les Gardiens de la révolution, qui affirment en avoir le contrôle total, menaçant de brûler ceux qui voudraient le traverser.
Une perturbation à long terme dans le détroit d’Ormuz pourrait avoir des conséquences graves sur les prix mondiaux du pétrole et du gaz naturel, déjà à la hausse.
Flambée des prix du pétrole
Les prix mondiaux du pétrole ont poursuivi leur montée dans la foulée de l'incertitude entourant son approvisionnement sur les marchés. Le baril de pétrole Brent a dépassé les 90 $ US, un niveau jamais vu depuis 2023, et restera élevé encore plusieurs jours, d’après les experts.
Le blocage n’est pas un risque direct pour le Canada, qui s’approvisionne majoritairement dans les provinces de l'Ouest et aux États-Unis, mais il aura malgré tout des répercussions sur les prix mondiaux.
La montée du prix de référence du brut a, par exemple, une incidence à la pompe. Le prix moyen d’un litre d’essence au Canada a atteint 1,44 $ vendredi, selon le CAA, comparativement à 1,32 $ la semaine d'avant.


2 months ago
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