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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayC'est sans doute ce qu'on pourrait qualifier de cadeau empoisonné. En 2020, lors d'une reprise de terrain pour taxes impayées, la municipalité de Saint-Mathieu-du-Parc a hérité, à son insu, d'un ouvrage de retenue d'eau. Elle se retrouve donc aujourd'hui avec cette infrastructure sur les bras.
Or, de coûteux travaux de mise aux normes de la digue devront à un moment donné être réalisés, aux frais de la municipalité.
Cadeau empoisonné, patate chaude, s'être fait passer un sapin, les expressions entendues pour qualifier cette embarrassante opération à Saint-Mathieu-du-Parc se valent pour décrire cette situation fâcheuse.
Il s'agit d'une digue, mise en place vers 1970, pour transformer un ruisseau en lac.
Comme, il y a quelques années, l'Association des propriétaires du lac Adem ne payait plus les taxes foncières pour son chemin d'accès privé passant sur le barrage, le village a repris la bande de terrain.
Pourtant, personne n'avait pris le temps de vérifier sur place la nature de l'actif saisi. Grosse surprise : il y avait en plus un barrage encombrant.
Prendre l'acquisition d'un barrage quand on ne le sait pas, c'est quelque chose. C'est des responsabilités pour tous les citoyens. Quand il arrive des choses comme ça, la municipalité est responsable, mais en réalité, ce sont tous les citoyens, souligne Claude Frigon, ancien conseiller municipal de Saint-Mathieu-du-Parc.
La municipalité évalue en ce moment ses options parce que de coûteux travaux seront sans doute nécessaires pour mettre l'ouvrage aux normes.
Une firme d'ingénieurs a été mandatée pour un coût de 45 000 $. Cette somme sera prélevée des surplus accumulés de la municipalité.
Il faut trouver un terrain d'entente. Qu'est-ce qu'on peut faire pour avoir le moindre coût là-dessus?, questionne M. Frigon.
L'association blâme un compte perdu
Est-il possible que l'Association des propriétaires du lac ait omis de payer ses taxes, qui s'élevaient seulement à 37 $ à ce moment, pour se débarrasser de son bien, et pour éviter d'avoir à se plier aux exigences de la Loi sur la sécurité des barrages?
L'Association réfute cette allégation avec véhémence. Si les taxes n'ont pas été acquittées, c'est que le compte n'a jamais été reçu, selon Gérald Grandmaison, un résident du lac Adem.
Il croit plutôt que le compte a été envoyé à la mauvaise adresse. Si on regarde le compte de taxes pour le lac, il est posté au 250 chemin du Lac-Adem, qui n'existe plus. Ça devait être une adresse qui était sur le chemin des Érablières.
Il soupçonne que le compte de taxes s'est perdu, expliquant qu'avant de s'appeler le chemin des Érablières, cette voie était connue sous le nom de chemin du Lac-Adem.
Avertie, la municipalité a adopté un règlement spécifique pour éviter la répétition de cette situation. Il vise à vérifier rigoureusement la nature des actifs à saisir pour taxes impayées, permettant ainsi de les refuser si nécessaire à l'avenir.
Parmi les options sur la table pour assouplir les règles, on retrouve l'abaissement du niveau d'eau du lac, voire son drainage complet, une suggestion de l'ancien conseiller.
Toutefois, des propriétaires mettent en garde contre ces deux scénarios, prévenant que le ministère de l'Environnement pourrait s'y opposer vivement.

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Le reportage de Louis Cloutier
Photo : Radio-Canada / Olivier Croteau


2 months ago
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