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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayAvec l’arrivée du beau temps et des insectes, des chauves-souris brunes hébergées au Refuge du Zoo de Granby pendant l’hiver retrouvent leur milieu naturel. Elles avaient été préalablement capturées au cours de l'automne par des citoyennes et des citoyens de Sherbrooke et des MRC avoisinantes.


« Les chauves-souris sont très fidèles à leur site. Donc, même si on les remet en liberté à Sherbrooke, si elles viennent d’un peu plus loin, Coaticook ou Lac-Mégantic, elles risquent de retourner à peu près dans la même région. »

Sans hébergement, vu le froid puis l'absence d'insectes, ça serait une mort certaine, assure le coordonnateur de recherche au Zoo de Granby, Louis Lazure.
En les amenant chez nous, au moins on peut s'en occuper, puis une soirée comme ce soir, bien on les remet en liberté. Puis, comme ça, on peut sauver un certain nombre de chauves-souris, précise le coordonnateur de recherche.

Pendant la saison hivernale, les chauves-souris sont bien emmitouflées et logées dans des cages individuelles. L'équipe de recherche les réveille toutes les deux semaines afin de les nourrir.

Pour cette 10e édition de remise en liberté à la base de plein air André-Nadeau, le Zoo de Granby dit avoir reçu 85 chauves-souris.


Après environ trois mois, les chauves-souris ont déjà leur taille adulte. Il est donc ardu de savoir lesquelles sont âgées, explique Louis Lazure. Ces insectivores aériens, essentiels à nos écosystèmes, vivent en moyenne de 25 à 30 ans.

Seuls quelques privilégiés, comme Marie-Claude Bernard et sa fille, Maude Lebel, assistent à ce spectacle au coucher du soleil. Afin d’éviter les foules intimidantes, un petit groupe restreint, composé surtout de personnes ayant participé au sauvetage, peut vivre cette proximité avec les chauves-souris.
Les petits mammifères isolés dans leur cage sont bientôt transférés dans une tente moustiquaire où ils pourront prendre le temps d’émerger de leur long sommeil.
Louis Lazure, coordonnateur de recherche au Zoo de Granby, procède avec précaution, car certaines pourraient avoir la rage, même si cela est peu probable.
C’est l’occasion aussi pour les biologistes du Zoo de Granby de répondre aux questions du public, alors que les petits mammifères s’éveillent tranquillement dans la tente.

Maude Lebel raconte qu’une des chauves-souris a été trouvée dans le gymnase de son école.
La petite Maude, qui n’a pas peur du tout, explique qu’elle a appris plusieurs faits intéressants sur les chauves-souris, par exemple, que leurs excréments sont aussi appelés guano et que cela peut servir d’engrais.
Elles sont capables de se mettre dans des petits coins, puis on ne les voit pas beaucoup. Elles font des sons forts et aigus, explique-t-elle.

« Probablement que la première nuit va être assez tranquille, un peu de chasse, beaucoup de repos dans la forêt environnante, puis ensuite, elles vont se disperser davantage dans le territoire. »

Si les gens veulent observer des chauves-souris l’été, calculez à environ 45 minutes après le coucher du soleil. C’est là qu’il y a le pic d’activité, donc que les chauves-souris sortent, indique Louis Lazure. À la brunante [...] elles ont pas mal le ciel à elles seules, donc c'est un bon moment pour les remettre en liberté.

En cette soirée printanière, la température est idéale pour leur remise en liberté : pas de vent, plus de 10 degrés la nuit et pas de précipitations.
Parmi les proies des chauves-souris, on retrouve un grand nombre d'espèces d'insectes considérées comme des ravageurs agricoles et forestiers.
Les papillons de nuit, les scarabées, quand ils sont sous forme de chenilles, de larves, vont s’attaquer au potager, aux semis d’arbres, tout ça, et vont faire des dégâts, qui ultimement, se traduisent en coûts pour les producteurs forestiers et pour les agriculteurs. Donc, il y a d'autres endroits dans le monde, entre autres aux États-Unis, qui mettent vraiment une valeur monétaire immense sur la présence des chauves-souris, souligne Louis Lazure.

Plus de 700 chauves-souris ont été rescapées par le Zoo de Granby en 10 ans, selon les estimations du coordonnateur de recherche, qui s’apprête à dire au revoir aux chauves-souris. Elles sont, pour la plupart, des espèces résidentes, qui resteront au Québec, alors que d’autres espèces, aussi présentes dans la province, avaient déjà migré vers le sud avant l’hiver, et seront de retour sous peu avec celles qui ont pu hiberner dans la nature.

Alors que les chauves-souris prennent leur envol, Louis Lazure indique, avec un sourire en coin, aux personnes présentes que les chauves-souris ont toutes leur caractère. Donc, il y en a qui vont être plus pressées de partir, il y en a qui vont prendre leur temps.
D’autres événements similaires ailleurs au Québec ont lieu ce printemps pour permettre aux chauves-souris toujours hébergées au Zoo de Granby de retrouver leur habitat naturel près de l’endroit où elles ont été trouvées.



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