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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe travail d’un médecin de la région de London sera supervisé pendant au moins six mois au terme de trois enquêtes menées par l’Ordre des médecins et chirurgiens de l'Ontario (OMCO) et portant sur ses services relatifs à l’aide médicale à mourir (AMM).
L’OMCO a reçu deux plaintes concernant des soins de fin de vie fournis à des patients qui ne sont pas identifiés dans les décisions rendues par le comité des plaintes de l’organisation. Une autre enquête a été déclenchée à la suite de l’obtention d'informations sur sa pratique de manière plus générale.
Au moment de publier, le Dr James MacLean n'avait pas répondu aux demandes d'entrevue de Radio-Canada. Le dossier du Dr James MacLean a d'abord été rapporté par le Globe and Mail.
Une évaluation à l’extérieur d’un café
Selon la première plainte, le Dr James MacLean a évalué l’admissibilité de son patient à l’AMM à l’extérieur d’un café. À la demande du patient, le médecin a aussi transporté le patient à un lieu où on administre l’AMM, avant de la lui administrer.
Le comité s’est dit préoccupé par le processus d’évaluation du médecin, particulièrement par sa décision de discuter de questions relatives à l’AMM dans un environnement informel et public, selon le résumé de la décision.
La décision du [médecin] de transporter personnellement le patient à un lieu où on administre l’AMM soulève des inquiétudes quant aux limites professionnelles.
Le comité de l’OMCO était aussi troublé par le niveau d’échanges SMS entre le médecin et son patient. La quantité et la nature des communications entre le [médecin] et le patient sont allées au-delà des exigences raisonnables pour une évaluation de l’AMM et l’administration de l’AMM, lit-on dans la décision.
Une opération ratée
La seconde plainte concerne un patient dont l’administration de l’AMM par le médecin, au domicile du patient, a échoué à la première occasion.
D’après le résumé de la décision du même comité, le Dr MacLean a commandé une trousse de médicaments pour l’AMM, mais celle-ci n’était pas prête quand le médecin s’est rendu à la pharmacie afin de la récupérer.
Il s’est donc dirigé chez le patient avec une trousse acquise dans le passé. Le résumé précise qu’il a administré du propofol – un anesthésique –, mais qu’il n’a pas administré l’inhibiteur neuromusculaire, car il n’a pas été en mesure de le trouver dans son porte-document.
Peu de temps après, le [médecin] a prononcé le décès du patient lorsqu’il n’était plus en mesure d’entendre son cœur battre. Après le départ du médecin de la maison, le patient a recommencé à respirer spontanément.
Le médecin est retourné à la maison, a constaté des activités respiratoires, et a administré davantage de médicaments, y compris l’inhibiteur neuromusculaire, puis a de nouveau prononcé le décès de la personne.
Dans l’ensemble, les circonstances soulèvent de sérieuses préoccupations quant au jugement du médecin, conclut le comité.
Les normes d’exercice non respectées
Le troisième dossier vise la pratique du médecin de manière plus générale. Le comité indique qu’il a obtenu des informations par rapport au Dr MacLean. Un évaluateur de l’OMCO a évalué des dossiers du médecin, l’a interviewé, puis a rédigé un rapport pour le comité.
L’évaluateur a conclu que le [médecin] n’a pas respecté les normes d’exercice de la profession, a fait preuve d’un manque de jugement et son comportement a exposé ou risque d’exposer ses patients à des méfaits ou des blessures dans 5 des 20 dossiers consultés.
Le comité a donné un avertissement pour chacun des trois dossiers. Le 15 avril, le médecin a aussi accepté de faire l’objet d’une supervision clinique pendant au moins six mois relativement aux trois dossiers.
Les mesures comprennent une supervision clinique obligatoire pendant au moins six mois, des rencontres de supervision fréquentes, une analyse continue de ses dossiers de patients pour l’AMM, des rapports écrits périodiques à l’OMCO de son superviseur, ainsi qu’une formation relative à l’AMM, la documentation, les limites professionnelles et le comportement professionnel, résume Mickey Cirak, porte-parole de l’Ordre.


1 week ago
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