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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayUn homme qui tient Kenneth Law responsable de la mort de son garçon par suicide soutient que peu de progrès ont été réalisés depuis l’arrestation de M. Law, il y a quelques années, afin de réduire le commerce en ligne de substances létales qui coûtent des vies au Canada et ailleurs dans le monde.
David Parfett, dont le fils de 22 ans, Tom, s’est enlevé la vie en 2021 après avoir présumément acheté une substance sur un site web lié à Kenneth Law, affirme qu’il s’inquiète que les autorités n’ont pas tiré de leçon du dossier, qui a braqué les projecteurs à travers le monde sur les lacunes entourant la réglementation en ligne.
Les Canadiens meurent toujours et pourtant, ces décès auraient dû être évités grâce aux leçons apprises à partir du cas Law, a dit par message texte à La Presse canadienne plus tôt cette semaine M. Parfett, qui habite le Royaume-Uni et qui ne fait pas partie de l’affaire judiciaire au Canada.

David Parfett réclame plus d'actions pour s'attaquer au commerce en ligne de substances létales. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Capture d'écran
Les plateformes nuisibles sur Internet qui ne sont pas illégales, mais qui sont liées à un niveau ahurissant de préjudices continuent d’être consultées sur des téléphones cellulaires et des portables au Canada, poursuit-il.
Des accusations moindres
M. Law est accusé d’avoir vendu des substances létales en ligne à des gens qui s’en sont ensuite servi pour s’ôter la vie. Il s’apprêtait à subir un procès à Newmarket, en Ontario, le mois dernier, relativement à 14 chefs d’accusation chacun de meurtre prémédité et d’avoir aidé le suicide.
On s’attend cependant maintenant à ce que les chefs d’accusation de meurtre soient retirés vendredi et que M. Law plaide plutôt coupable aux accusations moindres d’avoir aidé le suicide d’une personne.
En vertu du Code criminel du Canada, les individus reconnus coupables d’avoir aidé le suicide d’une personne sont passibles d’une peine maximale de 14 ans, tandis que le meurtre prémédité emporte une peine de prison à vie, sans droit de libération conditionnelle avant 25 ans.

La Cour supérieure de justice à Newmarket, où Kenneth Law va comparaître vendredi. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Joe Fiorino
L’avocat de M. Law, Matthew Gourlay, a avisé que son client plaiderait coupable le mois dernier, bien qu’il n’ait pas fourni de détails sur les négociations ayant mené à ce plaidoyer. Il a dit qu’on en saurait davantage en temps et lieu en cour.
L’annonce du plaidoyer est survenue après que le procès soit reporté à plusieurs reprises afin d’attendre une décision de la Cour suprême du Canada dans un dossier différent qui, d’après les procureurs et la défense, pourrait avoir un impact sur le dossier Law.
Le plus haut tribunal au pays a rendu sa décision en décembre, mais a refusé de trancher définitivement ce qu’elle décrit comme une question juridique abstraite dans l’appel, qui est lié aux circonstances selon lesquelles on peut accuser de meurtre les personnes qui aident les suicides.
Le père choqué des développements
M. Parfett, qui a passé les dernières années à militer pour des règlements plus stricts sur Internet pour prévenir les préjudices, soupçonnait qu’une entente sur le plaidoyer était à l’horizon lorsque le procès a de nouveau été reporté plutôt cette année.
Il était néanmoins choqué le mois dernier de voir ses soupçons être validés dans les médias. C’était très difficile de comprendre pourquoi le jury n’a pas pu décider, a-t-il affirmé en entrevue à l’époque.
Les gouvernements doivent selon lui investir des fonds afin de comprendre et fermer ces sites, sans quoi des personnes vulnérables demeurent à risque. M. Parfett ajoute qu’il aimerait travailler avec des régulateurs et des politiciens pour s’attaquer au problème.
Il était surpris d’apprendre que le Canada n’a pas lancé une enquête publique sur l’enjeu. Il requiert une enquête de haut de niveau du gouvernement, avec l’obligation de résoudre les choses, note-t-il.

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree
Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick
Un porte-parole du ministre fédéral de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, a refusé le mois dernier de fournir un commentaire sur la possibilité de lancer une enquête publique, citant la cause devant les tribunaux impliquant M. Law.
Les allégations contre M. Law sont profondément troublantes. Nos pensées sont avec les familles des victimes et leurs proches alors qu’ils traversent cette épreuve inimaginable, a dit Simon Lafortune par courriel.
Le bureau du premier ministre Doug Ford n’a pas répondu à une demande de commentaire en avril ni une seconde demande cette semaine.
M. Parfett souhaite que M. Law soit extradé au Royaume-Uni pour faire face à la justice à cet endroit et être formellement accusé du meurtre de son fils. Mon fils aurait de bonnes chances d’être encore ici si ce n’était pas de Law, témoigne M. Parfett.
Si vous ou l'un de vos proches êtes en détresse, voici où trouver de l'aide :
- Ligne d'aide en cas de crise de suicide : appelez ou envoyez un SMS au 988.
- Jeunesse, j’écoute : 1 800 668-6868. Envoyez un SMS au 686868. Consultation par clavardage en direct sur le site web.
- Association canadienne pour la prévention du suicide : effectuez une recherche par province ou territoire pour trouver des services d'intervention en cas de crise de suicide, de soutien aux proches endeuillés et de soutien en santé mentale.


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