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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayDonald Trump a annoncé dimanche qu'une délégation américaine conduite par son vice-président, J.D. Vance, sera au Pakistan lundi pour relancer les négociations avec l'Iran tout en menaçant de détruire les infrastructures de ce pays en cas d'échec.
Dans un message sur son réseau Truth Social, M. Trump a également accusé Téhéran d'avoir violé le cessez-le-feu, qui doit expirer dans trois jours, en menant samedi des attaques dans le détroit d'Ormuz qui ont notamment visé un navire français et un autre navire, britannique, selon lui.

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Les explications d’Andréane Williams
Le président américain a écrit qu'il offrait à l'Iran un accord raisonnable et qu'en cas de refus de la part de Téhéran, les États-Unis détruiront toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran. FINI DE JOUER LES GENTILS.
Le 7 avril, M. Trump avait menacé d'éradiquer une « civilisation entière » si Téhéran ne rouvrait pas le détroit d'Ormuz, par lequel transite normalement un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel.
Dans son message de dimanche, le président américain a déclaré ceci au sujet des centrales électriques et des ponts en Iran : Ils tomberont rapidement, ils tomberont facilement et, s'ils n'acceptent par l'accord, ce sera un honneur pour moi de faire ce qui aurait dû être fait à l'Iran par d'autres présidents ces 47 dernières années.
Un accord est encore loin, dit Téhéran
L'Iran avait indiqué plus tôt qu'un accord de paix avec les États-Unis était encore loin à trois jours de l'expiration du cessez-le-feu alors que le détroit stratégique d'Ormuz reste bloqué dimanche.
Nous sommes encore loin d'avoir bouclé le débat, a déclaré le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.
Nous avons fait des progrès dans les négociations, mais il subsiste de nombreuses divergences, et certains points fondamentaux restent en suspens.
Le responsable avait participé à des pourparlers à Islamabad avec une délégation américaine menée par le vice-président J.D. Vance, qui s'étaient conclus par un échec le 12 avril. Une nouvelle séance de négociations est prévue lundi.

Mohammad Bagher Ghalibaf a rencontré le premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif à Islamabad, au Pakistan, le samedi 11 avril 2026.
Photo : Associated Press / Bureau du premier ministre pakistanais
Lors de cette rencontre avec une délégation américaine menée par le vice-président J.D. Vance, une rencontre d'un niveau sans précédent entre les deux pays depuis la Révolution islamique de 1979, nous avons souligné n'avoir absolument aucune confiance dans les États-Unis, a dit M. Ghalibaf.
La défiance envers Washington est forte à Téhéran, cible de frappes israélo-américaines en juin 2025 puis du 28 février au 8 avril, au moment où les deux parties étaient engagées dans une série de discussions.
La dernière guerre a embrasé le Moyen-Orient, a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et a gravement perturbé l'économie mondiale.
Ils jouent au plus malin
Si les bombardements ont cessé, le blocage du détroit d'Ormuz persiste.
Devant le maintien du blocus américain de ses ports, l'Iran a annoncé samedi en reprendre « le strict contrôle », revenant sur sa décision de la veille de rouvrir cette voie maritime.
Peu après, au moins trois navires commerciaux qui tentaient de franchir le détroit ont essuyé des tirs.
Toute tentative d'approche du détroit d'Ormuz sera considérée comme une coopération avec l'ennemi et le navire contrevenant sera pris pour cible, ont fait savoir les Gardiens de la révolution, armée idéologique de l'Iran.
Ils jouent au plus malin, a dit le président américain, Donald Trump, dénonçant du chantage. Mais il a du même souffle fait état de très bonnes conversations avec Téhéran, ce qui contraste avec le ton du camp iranien.

Un pétrolier ancré dans le détroit d'Ormuz, au large de l'île de Qechm, en Iran, le samedi 18 avril 2026.
Photo : Associated Press / Asghar Besharati
Les passages du détroit sont réduits à zéro dimanche, selon le site Marine Traffic. Deux méthaniers se sont approchés de l'île iranienne de Larak en début de matinée avant de faire demi-tour, d'après les données de cette plateforme de suivi des mouvements de navires.
L'annonce de la réouverture du détroit, vendredi, avait donné un coup de fouet aux marchés financiers et provoqué un fort repli des cours du pétrole.
Donald Trump avait soutenu vendredi que les principaux points d'achoppement dans les négociations avaient été réglés, en particulier le volet nucléaire, au cœur des différends entre les deux pays. Selon lui, l'Iran a accepté de remettre son uranium hautement enrichi, un élément crucial, ce qu'a démenti Téhéran.
Trump dit que l'Iran ne doit pas faire usage de ses droits nucléaires. [...] Qu'est-ce qui lui prend de vouloir priver l'Iran de ses droits? s'est interrogé dimanche le président iranien, Massoud Pezeshkian, cité par l'agence INSA.
La République islamique, qui dément vouloir se doter de la bombe atomique, défend son droit au nucléaire civil.
Routes rouvertes au Liban
Au Liban, l'autre front de la guerre, la situation demeure très instable. Un militaire français a été tué, samedi, et trois autres blessés, dont deux grièvement, dans une embuscade faite aux Casques bleus dans le sud du pays.
L'attaque, survenue au lendemain de l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu de 10 jours au Liban, a été attribuée au Hezbollah pro-iranien, qui l'a niée.
Malgré la trêve, l'armée israélienne reste présente sur le sol libanais : elle a établi une ligne jaune de démarcation dans le sud du pays, comme dans la bande de Gaza, et dit avoir éliminé une cellule terroriste en activité à proximité de ses troupes. Elle a aussi annoncé la mort de deux de ses soldats dans la région depuis vendredi.
Comme nous ne faisons pas confiance à cet ennemi, les combattants de la résistance resteront sur le terrain, le doigt sur la gâchette, et ils répondront aux violations, a promis le chef du Hezbollah, Naïm Qassem.

Un pont détruit dans le village de Tayr Felsay, dans le sud du Liban, le dimanche 19 avril 2026.
Photo : Associated Press / Bilal Hussein
Profitant de l'accalmie, l'armée libanaise répare routes et ponts auparavant rendus impraticables par les frappes israéliennes.
Nombre d'habitants semblent cependant hésiter à revenir durablement, vu la fragilité du cessez-le-feu qui a suspendu les hostilités en cours depuis le 2 mars.
Le Hezbollah avait alors attaqué Israël par représailles à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran. La riposte israélienne a fait au moins 2300 morts et déplacé plus d'un million de personnes, selon les autorités.
Si nous rentrons définitivement, nous avons peur de perdre notre place dans l'école où nous nous sommes réfugiés, en cas de reprise des frappes, dit Hassan, 29 ans, dans la capitale.


1 month ago
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