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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayEn entrevue avec un média italien, le président américain, Donald Trump, a reproché à la première ministre de l'Italie, Giorgia Meloni, de ne pas engager son pays aux côtés des États-Unis dans leur guerre contre l'Iran, tout en ciblant à nouveau le pape Léon XIV.
Les Italiens aiment-ils le fait que votre présidente [sic] ne nous aide pas à mettre la main sur le pétrole? Aiment-ils ça?, a-t-il demandé lors d’un entretien téléphonique de six minutes avec le quotidien Corriere della Sera.
Il a répondu au journaliste qu'il n'avait pas parlé du dossier iranien avec la dirigeante italienne, à qui il a reproché, en répétant ses récriminations à plusieurs reprises, de s'attendre à ce que l'Amérique [fasse] le travail à sa place.
Je suis sous le choc par rapport à elle. Je pensais qu’elle avait du courage, mais je me suis trompé.
Elle dit simplement que l’Italie ne veut pas s’impliquer, même si l’Italie tire son pétrole de là-bas, même si l’Amérique est très importante pour l’Italie, a-t-il dit.
Interrogé sur le fait que la dirigeante italienne a qualifié d'inacceptables ses critiques ciblant le pape, il est, là encore, passé à l'offensive.
C’est elle qui est inacceptable, a lancé le président américain. Elle est inacceptable parce que ça ne la dérange pas que l’Iran ait l’arme nucléaire et qu'il ferait sauter l’Italie en deux minutes s'il en avait l'occasion.
Il a indiqué qu'il n'avait pas non plus discuté de ce dossier avec elle, ajoutant qu'il ne lui avait pas parlé depuis longtemps.
Ses propos contrastent avec ceux qu'il a tenus par le passé sur la politicienne d'extrême droite, qu'il a déjà décrite comme une belle jeune femme qui avait conquis l’Europe.
Pas plus tard que le mois dernier, il l'avait décrite comme une grande dirigeante et une amie dans une entrevue antérieure accordée au Corriere della Sera. Elle essaie toujours d’aider, avait-il répondu à une question sur une éventuelle intervention de l’Italie dans le conflit en Iran.
Ce n’est plus la même personne, a-t-il commenté mardi. L’Italie n’est plus le même pays. L’immigration est en train de tuer l’Italie et toute l’Europe.
Interrogé sur la défaite électorale toute récente de son allié hongrois Viktor Orbán, Donald Trump a en outre vanté le bon travail de son ami en matière d’immigration, profitant de la question pour critiquer de nouveau l'Italie de Giorgia Meloni.
Il n’a pas laissé les gens entrer et ruiner son pays comme cela a été le cas en Italie, a-t-il dit.
Un rare reproche de Meloni à l'endroit de Trump
Depuis les commentaires flatteurs du président américain à son endroit, il y a un mois, Mme Meloni, seule dirigeante européenne à avoir assisté à son investiture l'an dernier, a formulé une critique exceptionnelle à son endroit en se portant à la défense du souverain pontife.
D'abord réticente à réprouver les propos de son allié américain, la première ministre italienne s'était contentée, lundi, d'exprimer son soutien aux efforts du pape pour aider à résoudre les conflits et restaurer la paix.
Critiquée, même au sein de sa coalition gouvernementale, pour ne pas avoir condamné explicitement le réquisitoire du président Trump contre le pape, elle a affiché, plus tard dans la journée, une position plus claire et plus ferme.
Je trouve les propos du président Trump à l’égard du Saint-Père inacceptables. Le pape est le chef de l’Église catholique, et il est juste et normal qu’il appelle à la paix et qu'il condamne toute forme de guerre.
L'épisode est révélateur de la colère provoquée par les attaques de Donald Trump dans un pays où au moins deux tiers de la population se dit catholique – et où une proportion similaire dit avoir une perception négative du locataire de la Maison-Blanche.
Le pape encore dans la mire du président américain
Le président américain a par ailleurs renouvelé ses attaques à l'endroit du premier pape de nationalité américaine, ciblé pour une troisième journée consécutive en raison de son message antiguerre.

Le pape Léon XIV préside une veillée pour la paix dans la basilique Saint-Pierre, le 11 avril 2026.
Photo : Getty Images / Antonio Masiello
Il ne comprend pas que l’Iran représente une menace nucléaire, a-t-il répété, maintenant le cap malgré le vaste tollé qu'ont suscité ses critiques virulentes du chef de l'Église catholique, notamment auprès de certains de ses propres partisans.
Il ne le comprend pas, ce n’est pas à lui de parler de guerre parce qu’il n’a aucune idée de ce qui se passe.
Il ne comprend pas qu’en Iran, ils ont tué 42 000 manifestants le mois dernier. Il ne comprend pas ça, hein?, a martelé le chef de file républicain.
La veille, il avait estimé ne pas devoir d'excuses au souverain pontife, dont il a particulièrement ciblé le plaidoyer en faveur de la paix, l'accusant de soutenir le programme d'armement nucléaire iranien.
Ses attaques des derniers jours ne se sont cependant pas limitées au dossier iranien. Reprochant au pape d'être très libéral, Donald Trump l'a accusé de ne pas croire à la lutte contre la criminalité, de s'être opposé à l'opération militaire américaine au Venezuela et d'être désastreux en politique étrangère.
Lundi, le pape a affirmé ne pas faire de politique, assurant ne pas attaquer qui que ce soit. Je ne renoncerai pas à exprimer le message de l’Évangile et à inviter chacun à chercher des moyens de jeter des ponts vers la paix et la réconciliation, a-t-il dit aux journalistes à bord de l'avion qui l'amenait en Afrique pour un périple de 10 jours.
Deux jours plus tôt, le souverain pontife avait livré l'une de ses plus virulentes critiques des conflits qui embrasent la planète, notamment au Moyen-Orient. Lors d'une veillée de prière pour la paix à la basilique Saint-Pierre de Rome, il a dénoncé un discours de toute-puissance qui devient de plus en plus imprévisible et agressif – sans nommer personne, mais dans une allusion assez claire.
Une illustration litigieuse
Au cours des derniers jours, Donald Trump n'a pas seulement essuyé des critiques pour ses sorties contre le pape.

CETTE PHOTO A ÉTÉ GÉNÉRÉE AVEC L'IA. Maintenant supprimée, une publication sur le compte de Truth Social de Donald Trump montre une image générée avec l'intelligence artificielle semblant le représenter comme le Christ.
Photo : Reuters / Truth Social / @realDonaldTrump
Dans ce contexte de réquisitoire contre le souverain pontife, il a publié une image générée avec l'intelligence artificielle semblant le représenter comme le Christ guérissant un malade – ce qui a rapidement provoqué un tollé.
Lundi, il a nié avoir voulu se présenter en figure divine, retirant néanmoins l'image controversée de sa plateforme Truth Social.
C’est censé être moi en médecin, en train d'aider les gens à aller mieux. Et c’est ce que je fais : j'aide les gens à aller mieux, a-t-il offert en guise d'explication.
Au cours d'une entrevue accordée quelques heures plus tard à Fox News, le vice-président J.D. Vance a pourtant contredit son patron, évoquant une simple blague que plusieurs personnes n'avaient pas comprise.
Commentant les appels du pape en faveur de la paix, M. Vance, qui est catholique, a soutenu que le pape devrait s'en tenir aux enjeux de moralité.
Avec les informations de Reuters


1 month ago
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