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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLa Chambre des communes a observé une minute de silence lundi en hommage aux victimes de l’incendie à la base militaire de Wainwright, en Alberta. Les travaux parlementaires ont d’ailleurs été suspendus pour la journée.
Le premier ministre Mark Carney ainsi que les leaders des partis d’opposition ont pris la parole en Chambre pour offrir leurs condoléances aux familles des quatre militaires qui ont perdu la vie samedi, ainsi qu'offrir leur soutien aux 39 soldats qui ont été blessés par les flammes. Le Canada est à vos côtés, a dit M. Carney.
Des militaires des quatre coins de notre pays viennent s’entraîner à la base militaire de Wainwright pour servir le Canada. Aujourd’hui, des familles d’un océan à l’autre sont en deuil. Le Canada en entier partage leur peine, a ajouté le premier ministre.
M. Carney a admis aux Communes que les circonstances de cette tragédie demeuraient nébuleuses. Comment ces soldats ont-ils pu se retrouver encerclés par les flammes? Un feu brûlait dans l’espace d’entraînement. Poussé par des vents féroces, l’incendie a franchi un kilomètre en moins d’une minute jusqu’à l’endroit où se trouvaient les soldats, a-t-il détaillé.
La cause initiale de l’incendie n’est pas connue pour l’instant, a ajouté M. Carney. Cinquante enquêteurs sont sur place pour tenter de faire la lumière sur ces événements, a-t-il précisé.
On sait qu’un feu de broussailles s'est déclaré à un kilomètre de la zone d’entraînement des soldats et que le commandement était au courant depuis plusieurs heures de ce feu, qui avait été jugé suffisamment maîtrisé pour que l’entraînement puisse se poursuivre.
« Des fils, des frères, des conjoints, des amis »
Le premier ministre a rendu un hommage particulier à chacun des quatre soldats morts samedi : le sergent Morgan Wong, originaire d'Edmonton (Alberta), le soldat Shaun Farrell, originaire de Prince Albert (Saskatchewan), le soldat Hayden Lykkemark, originaire de Langley (Colombie-Britannique), et le soldat Aidan Goulding, originaire de North Vancouver (C.-B.).
Ils étaient des fils, des frères, des conjoints, des amis. De jeunes hommes avec un bel avenir qui ont choisi de servir notre pays, et qui sont morts pour cette cause, a dit M. Carney.
Nous les honorerons, toujours.

Quatre militaires ont perdu la vie : le sergent Morgan Wong, le soldat Shaun Farrell, le soldat Hayden Lykkemark et le soldat Aidan Goulding.
Photo : The Loyal Edmonton Regiment / Facebook / Kane Lewis / Photo fournie par Wylder Goulding
Dans son allocution, le chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilievre, a raconté avoir célébré, en juillet dernier, la fête du Canada à la base militaire de Wainwright, et avoir fait la connaissance d'un groupe de jeunes soldats énergiques, exubérants et excités.
Ils ont pris une photo ensemble, partageant des « fistpumps », a raconté M. Poilievre. Je me suis dit : quel groupe de jeunes hommes fantastiques. Sommes-nous chanceux et privilégiés que, dans la fleur de l’âge, ces jeunes soient prêts à tout risquer pour nous protéger.
Ils pourraient faire des choses beaucoup plus plaisantes et faciles, mais ils choisissent de vivre dans l'inconfort et le danger, tout cela pour servir leur pays.
En entendant la nouvelle de l'incendie samedi, je me suis dit, mon Dieu, j'espère que ce n'est pas ces garçons, a ajouté le chef conservateur. Aidan Goulding faisait malheureusement partie du groupe. Je me souviens de l'avoir rencontré. Fort, beau, poli. Un vrai gentleman, a dit Pierre Poilievre.
M. Poilievre a par ailleurs prononcé son discours à distance, lui qui se trouvait lundi dans la municipalité de Wainwright, située dans la circonscription de Battle River—Crowfoot, dont il est le député.
« Il y aura un temps pour les réponses », dit Blanchet
Le prix du service ne devrait jamais être aussi élevé, a dit pour sa part le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet. Tous les Québécois, j'en suis persuadé, sont à vos côtés aujourd'hui, a-t-il ajouté, s'adressant aux familles des victimes et aux blessés.
Il faudra faire la lumière sur ce qui s'est passé samedi, a estimé M. Blanchet. [Les soldats] sont censés pouvoir compter sur leur sécurité à la base alors qu'ils sont en sol canadien.
Leur vie n'était pas supposée être en danger.
Ce qui s'est passé à Wainwright n'est ni normal ni acceptable, évidemment. Il y aura un temps pour les réponses, et je m'attends à ce que le gouvernement du Canada y consacre toute l'énergie nécessaire. La mémoire des défunts l'exige, a-t-il dit. Mais aujourd'hui, le temps est au deuil.
Ces questions vont nous habiter jusqu'à ce que nous obtenions des réponses, a dit pour sa part Elizabeth May, du Parti vert. Mais aujourd'hui n'est pas ce jour.
Nous le devons à ceux qui ont été tués et ceux qui ont été blessés d'obtenir ces réponses et de tirer des leçons pour que jamais cela ne se reproduise, a ajouté Mme May.
Il y aura des questions difficiles sur cette tragédie et ces questions demanderont des réponses transparentes et étayées, a dit pour sa part Gord Johns, du Nouveau Parti démocratique (NPD). Mais notre première responsabilité, c'est envers ceux dont la vie a été changée à jamais.
Les conclusions de l’enquête seront publiques, promet Carignan
En entrevue avec Radio-Canada, la cheffe d'état-major de la Défense, Jennie Carignan, a indiqué que trois enquêtes – de la police militaire, du coroner de l’Alberta ainsi que du Service des incendies – sont en cours.
En plus de celles-ci, la cheffe des Forces armées canadienne veut mettre sur pied une commission d’enquête militaire, pour s'assurer qu'on a bien couvert tous les aspects, les leçons apprises, et qu'on prenne des actions s'il y a quelque chose qui doit être corrigé pour améliorer nos processus.

La cheffe d'état-major de la Défense, la générale Jennie Carignan (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick
Cette commission sera dirigée par un général, qui est habituellement à l’extérieur de la chaîne de commandement, a précisé Mme Carignan. Un comité d’experts de divers backgrounds et expériences aura comme mandat d’analyser les différentes facettes de l'événement.
Ce qu’il faut savoir, c’est que ces accidents-là sur nos champs d’entraînement sont extrêmement rares. C’est certain qu’on veut savoir s’il y a des changements de procédures et de règlements [à faire] pour améliorer nos processus.
Les conclusions de la commission d’enquête, mon intention c’est de les rendre publiques, de façon transparente, a promis Jennie Carignan.
C’est clair qu’il faut équilibrer la partie privée, parce que ça implique des gens, et s’assurer de respecter la vie privée de [chaque personne] impliquée, mais les conclusions en tant que telles, moi, je veux m’assurer que c’est fait de façon transparente et qu’on les publie publiquement.
Avec les informations de Valérie Gamache


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