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L'ex-éducateur qui a tué un enfant de 18 mois en décembre 2023 dans une garderie de l'Assomption a été condamné ce matin à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 14 ans de détention.
Tomy Carranza Ladry avait été déclaré coupable du meurtre au deuxième degré du bambin le 8 février dernier, au palais de justice de Joliette.
L'ex-éducateur avait été arrêté trois jours après que l'enfant eut été retrouvé grièvement blessé dans une garderie en milieu familial de l'Assomption, le 4 décembre 2023.
Le bébé avait été déclaré mort dans les heures suivant son transport à l'hôpital.
Bien que l'accusé ait admis avoir secoué et frappé l'enfant, on ne sait pas encore aujourd'hui ce qui s'est vraiment passé dans les murs de la garderie le jour du drame, l'accusé ayant fourni 11 versions différentes des faits, a souligné le juge Marc-André Blanchard.
Le rapport d'autopsie ne laisse quant à lui aucun doute sur les raisons du décès de l'enfant. Hématomes des deux côtés de la tête, multiples fractures du crâne, hémorragie au nerf optique, des blessures qui s'apparentent à ce qu'aurait pu subir l'enfant lors d'un accident de voiture, a estimé la pathologiste.
L’analyse des circonstances nous laisse devant un mystère enveloppé de mensonges d’où l’on ressort atterré, consterné et terrifié. Il s’agit de l’une des pires horreurs que l’on puisse imaginer.
Pour la Couronne, il ne faisait aucun doute que Tomy Carranza Ladry a consciemment assouvi sa colère sur la jeune victime le jour du drame.
La défense plaidait plutôt l'homicide involontaire.
Après avoir menti aux policiers lors de son interrogatoire, Tomy Carranza Ladry avait finalement avoué qu'il s'en était pris physiquement au bambin.
Dans sa déclaration finale, l'homme avait expliqué qu'il avait secoué l'enfant pendant plusieurs secondes en le tenant par la base du cou pour ensuite le frapper violemment.
L'éducateur, qui était le seul adulte présent dans la garderie au moment des faits, n'avait pas prodigué de soins à l'enfant ni composé le 911 pour qu'on lui vienne en aide.
Le juge a retenu ce que le ministère public avait plaidé, c’est-à-dire qu’il s’agissait d’une victime extrêmement vulnérable, âgée de 18 mois seulement. Un facteur aggravant évident était l’abus de confiance par rapport à cet enfant-là, étant donné que l’adulte agissait comme étant l’éducateur.
Compte tenu de la violence des gestes, une partie du procès s'est concentrée sur les raisons qui ont poussé l'ex-éducateur à s'attaquer à cet enfant en particulier. Lui-même père de quatre enfants, il était responsable de l'établissement au moment des faits.
Selon la preuve déposée en cour, la Couronne évoquait un désir de vengeance envers la mère, tandis que l'accusé disait essentiellement avoir eu une perception erronée en raison de son anxiété et de l'alcool consommé au moment des événements. La défense avait fait témoigner un psychiatre pour appuyer cette version.
Ni la mère de la victime ni la défense n'ont voulu commenter à la sortie du tribunal.


2 months ago
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