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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLa compagnie américaine Cleveland-Cliffs, propriétaire de Stelco, répond à la mise en demeure du gouvernement Carney, assurant être « en totale conformité » avec ses obligations d'emploi à l'aciérie de Hamilton. La ministre fédérale de l'Industrie, Mélanie Joly, demande un plan de l'entreprise, face aux mises à pied.
La ministre Joly exige un plan concret et un échéancier de la part de Cleveland-Cliffs, avant d’accepter de rencontrer le chef de la direction, Lourenco Goncalves.
Il y a une semaine, Ottawa avait donné 15 jours à Cleveland-Cliffs pour soumettre une réponse à sa mise en demeure.
Mme Joly accuse la compagnie américaine de ne pas respecter toutes les promesses faites lors de l'acquisition de Stelco en 2024.

Stelco pourrait mettre à pied jusqu'à 500 travailleurs en Ontario, a indiqué la compagnie. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Patrick Morrell
Le PDG Goncalves a soutenu publiquement les tarifs douaniers sur l'acier canadien du président Donald Trump. Il affirme maintenant que la guerre commerciale avec les États-Unis a fait chuter les exportations de Stelco.
Dans une lettre envoyée à la ministre Joly, Cleveland-Cliffs dit avoir procédé à un examen exhaustif du respect de chacun de ses engagements, affirmant même dépasser les engagements pris au moment de l’acquisition de Stelco à plusieurs chapitres.
Pour la période de référence actuelle, Stelco prévoit un effectif annuel moyen d’au moins 1879 employés équivalents temps plein relevant de l’unité de négociation, soit 113 de plus que le niveau requis de 1766.
Les faits sont clairs. Nous avons pris des engagements sérieux envers le Canada lors de l'acquisition de Stelco, et nous les avons respectés, renchérit le PDG Goncalves dans la lettre. Stelco respecte pleinement tous ses engagements et, dans plusieurs domaines importants, nous sommes même allés au-delà de ce que nous avions promis de faire.
Nous souhaitons trouver une solution pour Hamilton et ses travailleurs dès que possible, et nous sommes convaincus qu’une politique commerciale fondée sur le bon sens permettra d’y parvenir, ajoute-t-il.
Stelco a annoncé en septembre son intention de licencier jusqu'à 500 travailleurs. Plusieurs dizaines ont déjà perdu leur poste.
Mélanie Joly se défend
Cleveland-Cliffs fait des reproches à la ministre de l'Industrie dans sa lettre.
La compagnie y indique que Stelco a demandé une rencontre avec la ministre Joly le 23 octobre pour discuter des mises à pied à Hamilton.
Bien qu’elle se soit déclarée publiquement disposée à s’asseoir à la table des négociations, la ministre n’a pas encore répondu à cette demande.
Le gouvernement souhaite disposer d’un plan visant à réintégrer les salariés mis à pied avant toute rencontre avec le dirigeant de Cleveland-Cliffs, a répondu la ministre Joly mardi.
Ce que je m'attends, c'est qu'il y ait un plan pour ramener les emplois à Hamilton et à lac Érié [Nanticoke], et aussi d'avoir un échéancier.
Elle répète que Cleveland-Cliffs, dont le siège social se trouve dans l’Ohio, n’a pas respecté tous ses engagements, notamment celui de maintenir pendant cinq ans au moins le même nombre de salariés syndiqués et la plupart des salariés non syndiqués qu’au moment de la conclusion de l’accord en 2024.
Mme Joly répète qu’Ottawa pourrait poursuivre l’entreprise en justice pour faire respecter ses engagements, réclamer des sanctions financières ou exiger la vente de Stelco.
Un terrain d'entente?
Dans la lettre de Cleveland-Cliffs, M. Goncalves ne se cache pas d'être en faveur des tarifs douaniers de Donald Trump. Nous pensons qu’une solution de type forteresse nord-américaine serait dans le meilleur intérêt des États-Unis et du Canada, écrit-il.
Je suis convaincu que le tête-à-tête que nous avons demandé ouvrirait la voie à une avancée majeure pour les deux parties, ajoute-t-il, car nous partageons les mêmes objectifs que la ministre Joly et le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford : une entreprise Stelco solide, des emplois de qualité à Hamilton et une industrie sidérurgique canadienne capable d’être compétitive et de prospérer.
Le PDG Goncalves dénonce entre autres les importations d'acier galvanisé à usage non automobile, qui continuent d'inonder le marché canadien, et la concurrence que représentent les investissements chinois, y compris pour les véhicules électriques, un dossier compliqué par le changement de politique du gouvernement du Canada en la matière.
Avec les informations de La Presse canadienne


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