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Souveraineté du Québec : Mathieu Lacombe voterait oui

1 week ago 8

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Rarement a-t-on entendu un élu caquiste admettre qu'il se prononcerait en faveur de l'indépendance du Québec advenant qu'un référendum soit organisé sur le sujet. C'est pourtant ce qu'a fait mardi le député de Papineau, Mathieu Lacombe, qui est aussi ministre de la Culture et des Communications dans le gouvernement Fréchette.

D'abord, je suis dans le camp de ceux qui pensent que ce n'est pas le bon moment d'avoir un référendum, donc ça, je pense que c'est assez clair et c'est le plus important, a-t-il dit à sa sortie du Salon rouge, en après-midi.

Je pense qu'actuellement, la majorité des gens ne veulent pas de référendum, donc on sera dans le camp de ceux qui n'en veulent pas. Mais si d'aventure il devait y en avoir un, je pense que c'est assez clair que je serais dans le camp du "oui", comme certains de mes collègues aussi.

Cet aveu surprend, dans la mesure où les élus de la Coalition avenir Québec (CAQ), un parti créé il y a 15 ans pour « sortir du débat fédéraliste-souverainiste », se contentent habituellement de répondre que les Québécois ne veulent pas de référendum.

C'était notamment la formulation qu'utilisait toujours l'ex-premier ministre François Legault, qui a siégé pour le Parti québécois (PQ) de 1998 à 2009 avant de fonder la CAQ, en 2011.

Jean Boulet voterait non

La question est toutefois revenue dans l'actualité, mardi, lorsque le ministre responsable des Relations canadiennes, Jean Boulet, a été questionné sur le sujet par son vis-à-vis du Parti libéral du Québec (PLQ), Marc Tanguay, lors de l'étude des crédits de son secrétariat.

Jean Boulet parle à des journalistes.

Jean Boulet a répondu aux questions des médias avant d'assister à la période des questions de l'Assemblée nationale, mardi.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

M. Boulet a assuré qu’il était dans le camp de ceux qui ne voulaient pas de référendum et que, dans le cas où une telle consultation aurait lieu quand même, il serait dans le même autobus que le PLQ, soit celui du « non ».

Néanmoins, Jean Boulet juge probable que certains de ses collègues caquistes votent en faveur de la séparation du Québec si un troisième référendum a lieu. On est une coalition. Est-ce qu'il y en a qui pourraient voter oui? C'est extrêmement hypothétique. Possiblement, probablement, a-t-il déclaré.

On vit dans une société qui est démocratique. C'est le pouvoir de chaque individu de voter en fonction de ses convictions et de ses aspirations, a-t-il ajouté.

Le ministre a toutefois ajouté que tous ses collègues députés étaient d’avis que le Québec n’a pas besoin d’un référendum qui générerait énormément d'instabilité, particulièrement au plan économique.

Charles Milliard se dit seul chef fédéraliste

De son côté, le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) Charles Milliard a qualifié de souverainistes les chefs des principaux partis politiques québécois lors d’un discours prononcé devant l'Economic Club of Canada à Toronto, mardi.

Charles Milliard en conférence à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Le chef libéral Charles Milliard (Photo d'archives)

Photo : La Presse canadienne / Christopher Katsarov

Il a rappelé à l’auditoire que les Québécois iront aux urnes le 5 octobre prochain, avant de déclarer qu’au prochain débat des chefs, je serai entouré de souverainistes. Tous les autres chefs ont voté oui lors du référendum de 1995, incluant la première ministre actuelle.

M. Milliard a pris soin de se distinguer de ses adversaires. Je suis le seul sur la scène politique québécoise qui soit un fédéraliste pleinement assumé. Parce que je crois, alors comme aujourd'hui, que le Québec est plus fort dans le Canada qu’en dehors, a-t-il affirmé.

Estimant que la fédération canadienne n’était pas une contrainte, le leader libéral a mis en garde contre tout changement constitutionnel.

La souveraineté, ce n'est pas qu'un projet politique. C'est nécessairement aussi une proposition économique. Dans le contexte actuel, rouvrir la question constitutionnelle serait une erreur historique. Les marchés fuient l'incertitude. Nos entreprises ont besoin de stabilité pour investir, embaucher, croître, a-t-il plaidé.

Avec les informations de La Presse canadienne

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