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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayY a-t-il urgence d’agir pour protéger le français dans la région de Montréal? Les électeurs de la métropole sont divisés sur la question. Les jeunes et les plus âgés jugent que oui, mais les gens de 35 à 64 ans n’en disent pas autant.
C’est ce qui ressort d’un sondage Segma sur les priorités des électeurs du Grand Montréal réalisé pour Radio-Canada et Les Coops de l’information.
La moitié des répondants âgés de 35 à 64 ans sur l’île de Montréal estiment qu’il n’est pas urgent d’agir pour assurer la protection du français.
Chez les plus jeunes et les plus vieux, c’est tout le contraire : 54 % des répondants âgés de 18 à 34 ans et 60 % des répondants âgés de 65 ans et plus ont jugé qu’il y a urgence d’agir.
C’est encore plus important pour les personnes âgées qui ont vécu dans un Québec où le français était plus présent, alors qu’on voit maintenant que l’anglais est plus présent avec les plateformes numériques, avance le chargé de projet chez Segma Recherche, Jonathan Couturier.
Lorsque mises en commun, les données montrent que 54 % des électeurs de la région de Montréal estiment qu’il faut agir de façon urgente pour protéger la langue de Molière.
Les électeurs des couronnes sud et nord sont plus catégoriques sur la question. La situation est urgente pour 68 % des répondants de la Rive-Sud et pour 62 % des électeurs de la couronne nord de Montréal. Et dans les deux cas, la majorité des répondants, peu importe leur tranche d'âge, abonde dans le même sens.
Chez les non-francophones de la région de Montréal, 57 % des répondants ont estimé qu’il n’y avait pas urgence d’agir sur la question du français. Une proportion similaire (62 %) des non-francophones de la couronne nord était du même avis.
Sur la Rive-Sud, 80 % des non-francophones n’ont pas jugé qu’il était urgent d’agir sur la protection du français.
Selon le premier volet de ce coup de sonde, publié lundi, le Parti québécois (PQ) de Paul St-Pierre Plamondon est en avance dans les intentions de vote dans les couronnes de Montréal et le Parti libéral du Québec (PLQ) de Charles Milliard mène sur l’île de Montréal.
Chez les francophones de la région de Montréal, cependant, le PLQ glisse au quatrième rang, tandis que Québec solidaire et le PQ se livrent une chaude lutte au sommet des intentions de vote, avec respectivement 28 % et 29 %.
Réseau routier, métro et REM
Segma Recherche a aussi pris le pouls des électeurs sur leur priorité en matière de transport. Tant sur l’île que dans les couronnes, on estime que le prochain gouvernement devrait investir dans l’amélioration du réseau routier.
C’est de loin la priorité des électeurs des banlieues, qui ont été près de la moitié à choisir cette option.
Sur l’île de Montréal, les répondants sont plus partagés. Si 35 % d’entre eux ont choisi l’amélioration du réseau routier, 30 % ont plutôt opté pour le prolongement du métro. Suivent dans l’ordre le prolongement du REM, les voies réservées pour le transport collectif et les pistes cyclables.
C’est en adéquation avec ce qu’on observe dans les intentions de vote, explique Jonathan Couturier. On sait que Québec solidaire est très fort sur l’île et que ces électeurs privilégient des investissements dans le transport collectif.

Quelque 30 % des répondants de la région de Montréal estiment que le prolongement du métro est une priorité en matière de transport. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers
Le prolongement du métro arrive aussi au deuxième rang dans la couronne nord de Montréal. À Laval, le maire Stéphane Boyer milite depuis longtemps pour que l'antenne ouest de la ligne orange du métro soit prolongée sur son territoire à partir de la station Côte-Vertu.
Un répondant sur cinq de la couronne nord a estimé que le prochain gouvernement devrait investir dans le prolongement du métro.
De l’autre côté du fleuve, c’est plutôt le prolongement du REM qui occupe le deuxième rang des priorités en matière de transport des répondants. Quelque 16 % des répondants de la Rive-Sud ont estimé qu’il devrait être une priorité.
Méthodologie
Le sondage a été mené par Segma Recherche pour le compte de Radio-Canada et de CN2i au téléphone et en ligne du 8 au 16 septembre 2026 auprès de 731 personnes adultes sur l'île de Montréal. À titre indicatif, un échantillon entièrement probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de plus ou moins 3,6 %, calculée selon un intervalle de confiance de 95 %.
Segma Recherche a sondé 513 adultes dans la couronne sud de Montréal. Un échantillon entièrement probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de plus ou moins 4,3 %, calculée selon un intervalle de confiance de 95 %.
La firme a sondé 517 adultes sur la couronne nord de Montréal. Un échantillon entièrement probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de plus ou moins 4,3 %, calculée selon un intervalle de confiance de 95 %.


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