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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayApprouvée en décembre dernier par le conseil municipal de Sault-Sainte-Marie, dans le Nord-Est de l’Ontario, la construction imminente d’un centre de données suscite de vifs débats depuis quelques jours.
Plus de 2600 personnes ont signé une pétition pour s’opposer à cette installation de surveillance et de formation en cybersécurité, prévue sur l’avenue Yates, dans le parc industriel de l’ouest de la ville.
Né d’un partenariat entre l’entreprise de cybersécurité Protexxa et la Première Nation crie de Missanabie, le projet intègre un centre de données optimisé pour l’intelligence artificielle (IA).
Or, ce type d’infrastructure s’avère de plus en plus controversé en 2026.
À l’échelle mondiale, l’essor de l’IA a fait exploser la demande pour ces installations qui abritent des serveurs massifs.

Selon l’Université York, 96 centres de données « hyper-échelle » d’une capacité de 100 mégawatts ou plus sont actuellement en développement au Canada.
Photo : soumise par Microsoft Canada
Partout dans le monde, leur consommation phénoménale d’eau douce pour le refroidissement, leurs besoins électriques et leur pollution sonore déclenchent des vagues de manifestations.
À Sault-Sainte-Marie, Protexxa soutient que ce site exploitera l’IA pour repérer et corriger les failles de cybersécurité d’organisations et de gouvernements de toutes tailles.
Protexxa a pour mission de protéger chaque être humain dans notre monde numérique et de transformer la cybersécurité en aidant les entreprises à trouver et à corriger les vulnérabilités cybernétiques, indiquait un rapport municipal l’an dernier.
Bien que le conseil ait donné son feu vert il y a huit mois, la vente du terrain — plus de trois hectares évalués à 349 000 $ — n’est pas encore conclue.
Nous prévoyons finaliser la transaction à l’automne, précise Tom Vair, directeur général de la Ville.
Protexxa poursuit sa diligence raisonnable et boucle son financement tout en planifiant l’aménagement du site.
Selon les promoteurs, ce complexe créerait au moins 200 emplois, et jusqu’à 1 000 une fois pleinement opérationnel.
Une résidente s’inquiète de détails terrifiants
Vixie Vikken fait partie des centaines de citoyens opposés à l’implantation de ce centre.
Comme beaucoup, Mme Vikken a découvert le projet récemment, lorsque de vieux articles de presse sur l’approbation municipale ont refait surface en ligne.
Ce qui m’inquiète, c’est le nombre de personnes prêtes à accepter un projet qui risque de faire grimper les prix et d’épuiser nos ressources naturelles, déplore-t-elle.
Nous traversons une crise hydrique mondiale, c’est terrifiant. Si nous manquons d’eau douce, nous sommes fichus.
Le volume d’eau exact requis par Protexxa reste inconnu. L’entreprise affirme explorer l’utilisation de la neige pour réduire sa consommation d’eau douce, une option dont la viabilité suscite toutefois des doutes.

Plan détaillé du futur centre de données dans le parc industriel de l’ouest de Sault-Sainte-Marie.
Photo : Ville de Sault-Sainte-Marie
Sollicitée par CBC pour une entrevue, la direction de Protexxa n’était pas disponible pour commenter.
Un impact limité, selon la Ville
Selon un rapport municipal de décembre 2025, le bâtiment projeté afficherait une superficie oscillant entre 100 000 et 160 000 pieds carrés.
Bien que cette taille dépasse celle de nombreux grands magasins, Tom Vair assure que l’infrastructure n’a rien de comparable avec les mégacentres de données réputés pour leur surconsommation d’eau et d’énergie.
Il s’agit plutôt d’un immeuble de bureaux abritant un centre d’opérations et une salle de serveurs standard pour soutenir nos services de cybersécurité, nuance-t-il.
De son côté, le principal fournisseur d’électricité local, PUC Distribution inc., a indiqué que le projet devra se soumettre à une évaluation d’impact sur le réseau.
Le porte-parole Jairus Patterson a prévenu qu’aucun raccordement ne sera autorisé tant que le centre ne respectera pas les critères d’exploitation requis.
Des avis partagés au sein de la communauté
Derek Pearce, un entrepreneur local, y voit plutôt une lueur d’espoir pour l’économie de la ville, durement touchée par le licenciement récent de 1 000 travailleurs chez Algoma Steel.
Selon lui, le grand public oublie souvent qu’il dépend de ces infrastructures au quotidien pour faire fonctionner les réseaux sociaux et traiter les données en ligne.
Le conseiller municipal Corey Gardi, qui appuie fermement le projet, a confié à CBC n’avoir reçu que quelques courriels de citoyens inquiets.
Il se dit convaincu que Protexxa et la Première Nation crie de Missanabie sauront atténuer les impacts environnementaux du complexe.
Avec les informations d’Alex Flood


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