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En pleine campagne électorale provinciale, le Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec (RCAAQ) invite les chefs des partis politiques à visiter l’une des cliniques en santé autochtone de son réseau. L’objectif : leur permettre de constater sur le terrain les retombées positives de ce modèle auprès des Premières Nations et des Inuit vivant en milieu urbain.
Le RCAAQ souhaite ainsi mettre de l’avant des solutions développées par et pour les Autochtones, qui visent notamment à améliorer l’accès aux soins, à renforcer la confiance envers le système de santé et à réduire les inégalités persistantes.
La population autochtone demeure confrontée à plusieurs obstacles dans l’accès aux soins, notamment des barrières administratives, des expériences de discrimination et la difficulté à naviguer dans le réseau de santé.
Ces enjeux, documentés notamment par la Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec, la commission Viens, peuvent être amplifiés par des besoins multiples et des trajectoires de vie complexes.
Les cliniques en santé autochtone des Centres d’amitié se présentent comme une réponse concrète à plusieurs de ces constats. Elles misent sur des services culturellement sécurisants et sur un accompagnement adapté aux réalités des personnes.
Des services qui rejoignent des milliers de personnes
Le réseau compte actuellement 11 Centres d’amitié offrant des services en santé et mieux-être, ainsi que 8 cliniques en santé autochtone. Au total, 28 professionnels de la santé, dont des médecins et des infirmières, y exercent.
Plus de 3000 personnes reçoivent des soins dans ces cliniques, tandis que plus de 7000 interventions psychosociales sont réalisées chaque année. Le réseau assure également plus de 800 accompagnements lors de rendez-vous dans le réseau public.
Pour le RCAAQ, ces services facilitent le parcours de soins, favorisent la continuité des services et permettent de rejoindre des personnes qui pourraient autrement avoir de la difficulté à accéder au système.
Les cliniques en santé autochtone démontrent chaque jour qu’il est possible d’offrir des soins accessibles, sécurisants et ancrés dans les réalités des Premières Nations et des Inuit, affirme Tanya Sirois, directrice générale du RCAAQ.
Le regroupement estime par ailleurs que les enjeux dépassent le seul secteur de la santé. Justice, éducation, logement et développement social sont également au cœur des réalités qui influent sur le mieux-être des populations autochtones en milieu urbain.
Les visites proposées aux chefs des partis doivent donc permettre de mieux comprendre cette approche globale et d’échanger sur les moyens de consolider les services existants.
Nous invitons les chefs des partis à venir sur le terrain, à rencontrer nos équipes et à entendre les personnes concernées, souligne Tanya Sirois.
Le RCAAQ rappelle que l’espérance de vie des populations autochtones demeure de sept à huit ans inférieure à celle des populations non autochtones. Il souhaite que les solutions développées dans les Centres d’amitié puissent être consolidées et déployées à plus grande échelle.


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