PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayDans un plaidoyer sur l'importance du travail des agents correctionnels, le juge François Huot a condamné un détenu à six ans de pénitencier pour avoir menacé et terrorisé des gardiens à la prison de Québec.
Le magistrat a profité du prononcé de la sentence contre Raphaël Plamondon pour envoyer un message clair et dissuasif aux détenus qui, estimant n'avoir rien à perdre, y vont de comportements dangereux envers le personnel carcéral.
Si les agents correctionnels ne sont pas là pour exécuter les sentences imposées par des tribunaux, c'est tout le système de justice criminelle qui s'effondre.
Le magistrat a tenu à souligner que ces hommes et ces femmes remplissent une fonction tout aussi essentielle à l'administration de la justice que les policiers, les avocats ou les juges.
Ils ont le droit, a-t-il insisté, d'accomplir leurs tâches en sécurité et de pouvoir retourner sereinement auprès de leur famille après leur quart de travail.

Raphaël Plamondon lors de l'intervention au centre de détention. (Image d'archives)
Photo : Capture d'écran d'une vidéo déposée en preuve
Menaces prises au sérieux
La sortie du juge survient après trois semaines d'un procès chaotique durant lequel l'accusé s'est défendu sans avocat devant un jury. Raphaël Plamondon a fini par reconnaître sa culpabilité au beau milieu du procès, mais seulement après que les deux victimes ont témoigné.
En juillet 2024, l'accusé de 37 ans a menacé de mort le directeur de service Jean-Michel Girard, lui conseillant de se watcher en ajoutant qu'il verrait pourquoi les motards ont peur.
Ces menaces étaient d'autant plus inquiétantes, a témoigné l'agent Girard, puisque Plamondon avait séjourné dans l'aile de la Blood Family Mafia (BFM), en pleine guerre sanglante avec les Hells Angels.
Plamondon a soutenu durant son procès qu'il n'avait pas de lien avec le groupe.

Plamondon était en possession d'armes artisanales, dont une machette d'une trentaine de centimètres. (Image d'archives)
Photo : Radio-Canada / Yannick Bergeron
M. Girard n'est pas un novice. Formateur pour les interventions d'urgence, il a participé à plus de 500 interventions avec recours à la force dans sa carrière. Il a dit n'avoir jamais été menacé d'une telle façon, au point de craindre pour sa propre vie et celle de sa famille.
Condamné souriant
Le discours du juge n'a pas semblé émouvoir Raphaël Plamondon. Refusant de se lever à l'entrée du magistrat, l'homme a accueilli sa peine de six ans en souriant, tout en balançant la tête de haut en bas.
Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) réclamait sept ans de détention, tandis que l'accusé, qui se défendait seul, espérait s'en tirer avec 12 mois ou moins. Le juge n'a retenu qu'un seul facteur atténuant très mitigé : son plaidoyer de culpabilité, arrivé très tardivement.

Me Kim Simard et Me Fabien Villemaire sont les procureurs du DPCP dans ce dossier. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Yannick Bergeron
Plamondon possède 54 antécédents judiciaires et accumule 224 avis disciplinaires derrière les barreaux, démontrant un flagrant mépris de l'autorité, a noté le juge. Son risque de récidive est élevé, selon lui.
Le criminel purge déjà une peine à durée indéterminée après avoir été déclaré délinquant dangereux, l'automne dernier, pour du proxénétisme.
Raphaël Plamondon a quitté la salle d'audience d'un air résigné. Il devra revenir devant le juge Huot pour répondre de deux chefs d'accusation d'outrage au tribunal, en lien avec ses gestes agressifs et ses insultes proférées lors de son procès.


1 month ago
39

























English (US) ·
French (CA) ·
French (FR) ·