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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe fleuron technologique suédois Saab multiplie les démarches pour obtenir des contrats militaires au Canada, mais la compagnie aimerait aussi que le gouvernement fédéral et des firmes canadiennes l’aident à développer la prochaine génération d’avions de chasse.
La firme a déjà fait état publiquement de sa volonté de produire des avions de chasse Gripen et des appareils de surveillance GlobalEye en sol canadien.
Saab et la Suède aimeraient, de plus, qu’un partenariat vise la création de nouveaux systèmes militaires.
Nous travaillons toujours avec des partenaires chez Saab, comme on l’a fait sur le Gripen. Quand nous regardons vers l’avenir, nous aimerions travailler avec des pays et des compagnies qui sont intéressés et qui ont une expertise, affirme Peter Nilsson, responsable des programmes de développement chez Saab, en entrevue à Radio-Canada. Le Canada serait parfait.
Pour l’instant, le Canada a une commande pour 88 appareils américains F-35, dont 16 font l’objet d’une commande ferme et 14 autres ont fait l’objet d’un investissement initial.
Le gouvernement Carney explore toujours l’option d’acheter des Gripen pour se doter d’une flotte mixte.

Le Canada évalue toujours la possibilité de se procurer des chasseurs suédois Gripen.
Photo : Reuters / Piroschka van de Wouw
Selon plusieurs sources, la Suède et le Canada ont aussi discuté d’une collaboration éventuelle à différents projets de recherche et développement.
Toutefois, aucune annonce officielle n’a eu lieu et le Canada n’aurait pas pris de décision en la matière.
Le ministère de la Défense nationale du Canada confirme seulement qu’il explore d’éventuelles options au-delà des capacités actuelles des chasseurs.
Il y a une poignée de projets à l’échelle mondiale pour développer ce qui est communément appelé la sixième génération de chasseurs.
Selon les experts, ces appareils se démarqueraient en effectuant des missions en étroite collaboration avec de nouvelles générations d’appareils autonomes. Cette future génération de chasseurs intégrera aussi l’intelligence artificielle à un niveau supérieur et devrait atteindre de nouveaux sommets en matière de furtivité au cours des prochaines décennies.

Le 21 mars 2025, le président Trump a dévoilé le F-47, un nouveau chasseur de sixième génération, construit par Boeing pour un coût de plusieurs milliards de dollars.
Photo : Reuters / Carlos Barria
Les principaux projets parmi les pays de l’OTAN sont le F-47, qui est dirigé par Boeing aux États-Unis, ainsi que le programme surnommé GCAP (Global Combat Air Program), qui unit les forces du Royaume-Uni, de l’Italie et du Japon.
L’Allemagne, la France et l’Espagne participent de leur côté au programme SCAF (Système de combat aérien du futur), qui vit néanmoins une période de turbulence et dont la survie est remise en cause par certains.
Selon des sources au fait du dossier, il y a de la résistance à l’intérieur des Forces armées canadiennes à l’idée d’acheter des chasseurs suédois. La préférence en matière d’appareils de sixième génération serait de se joindre au programme GCAP.
Une solution optimale
Selon l’expert en question de sécurité Philippe Lagassé, le Canada aurait avantage à poursuivre son projet d’acquisition d’une flotte complète d'appareils F-35, tout en participant au développement en parallèle d’une flotte de chasseurs de nouvelle génération.
Une flotte mixte entre le F-35 et un avion de sixième génération, c'est probablement la solution optimale, avance Philippe Lagassé, professeur en affaires internationales à l’Université Carleton à Ottawa.
À ses yeux, ce projet permettrait au Canada d’affirmer son indépendance à l’égard de l’équipement militaire américain à long terme, tout en disposant des capacités avancées du F-35.

Philippe Lagassé, professeur à la Norman Paterson School of International Affairs, à l'Université Carleton, à Ottawa
Photo : Radio-Canada / Simon Lasalle
Ça répond aux critiques qui disent qu'il faut créer un écart entre le Canada et les États-Unis, qu’il faut être moins dépendant des capacités américaines , dit-il du projet d’une flotte mixte.
Le problème est que ces avions de sixième génération ne seront pas développés avant 20, 30 ans, donc est-ce qu'on est prêts à vivre avec une dépendance quand même assez prononcée du Canada envers les États-Unis pendant 20 ou 30 ans?
La filière suédoise
En 2024, Saab a obtenu un contrat évalué à 400 millions de dollars canadiens des forces armées suédoises pour développer un nouvel avion de combat moderne.
La firme est d’avis que des compagnies majeures canadiennes comme Bombardier et CAE ont des expertises de pointe qui pourraient être mises à profit dans le projet, de même que de nombreuses plus petites compagnies dans le domaine de l’aérospatiale, mais aussi de l’IA.
Nous avons l’habitude que les firmes du côté militaire soient à l’avant-plan de l’innovation, explique Peter Nilsson. Nous devons maintenant profiter de la créativité des firmes [du côté civil].
Celui-ci est d’avis que le Canada et la Suède partagent non seulement une même vision du monde, mais ont aussi des besoins similaires en tant que pays nordiques.
Si quelqu’un peut conduire une voiture décapotable le matin pour aller au bureau, il aura de la difficulté à travailler sur le design d’un avion de chasse qui est destiné à faire des opérations dans l’Arctique, illustre-t-il.
Saab vante son avion de chasse Gripen notamment en matière de robustesse et de flexibilité, affirmant notamment que les systèmes informatiques sur son appareil peuvent être rapidement mis à jour et modifiés.
Saab promet de créer environ 10 000 emplois au Canada pour y assembler ses appareils Gripen et GlobalEye, mais cherche aussi à établir de nouveaux partenariats à long terme avec des compagnies canadiennes.
La firme a notamment dépêché une série de hauts dirigeants à Ottawa le mois dernier pour une rencontre avec la nouvelle sous-ministre de la Défense nationale, Christiane Fox, et la commandante de l’Aviation royale canadienne, Jamie Spieser-Blanchet.
Le président du conseil d’administration de Saab, Marcus Wallenberg, a rencontré le premier ministre canadien, Mark Carney, et la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, lors du sommet de Davos, en Suisse, en janvier.
Le PDG de la compagnie, Micael Johansson, sera quant à lui au Canada à la fin du mois.


3 months ago
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