PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayÀ huit ans, Akheem Mesidor était déjà surnommé « La Bête » sur les terrains de football mineur de la région d'Ottawa-Gatineau.
Une quinzaine de printemps plus tard, le Franco-Ontarien pourrait entendre son nom être appelé au premier tour du repêchage de la NFL. Seuls quatre joueurs canadiens ont eu droit à cet honneur dans le passé.
De nombreux observateurs s’attendent à ce que Mesidor, un ailier défensif qui a aidé les Hurricanes de Miami à gagner le titre national en janvier dernier, soit sélectionné entre le 20e et 32e rang au total.

Akheem Mesidor a réussi trois plaqués et deux sacs dans le match de championnat national de la NCAA en janvier dernier.
Photo : Associated Press / Marta Lavandier
Le colosse de six pieds trois pouces et 280 livres suivra le repêchage à partir d’un restaurant de la capitale nationale, entouré de sa famille. Des dizaines d’amis seront aussi sur place, tout comme de nombreuses âmes généreuses qui l’ont épaulé au fil des ans.
Victor Tedondo est un de ces individus.
On devrait être entre 80 et 100 personnes pour cette soirée, souligne l’ancien joueur des Gee-Gees de l’Université d’Ottawa.
Ce dernier s’est recyclé depuis presque deux décennies comme entraîneur. Il a aussi fondé l’Académie de football Gridiron.
Il connaît Mesidor depuis ses premiers pas sur un terrain. Il se souvient encore de leur première rencontre.
Je coachais les Bengals d’Orléans. Akheem jouait pour les Giants de North Gloucester. C’était un massacre. On avait gagné 65-0. Il avait huit ans. Mais tu pouvais voir qu’il était un joueur spécial. Il se faisait pousser au sol, mais il se relevait et continuait. Il ne lâchait pas, raconte Tedondo.

Victor Tedondo (sur la photo) et Akheem Mesidor se côtoient depuis plus d'une quinzaine d'années. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Reno Patry
Il était le meilleur joueur sur le terrain, ajoute-t-il.
C’est un peu l’histoire de sa carrière et de sa vie.
Le bébé d’une famille de huit enfants, Akheem Mesidor a connu des problèmes de santé durant son enfance, recevant un diagnostic de troubles du sommeil. Une épreuve qu’il a surmontée.
Sur le terrain, il a commencé à l’adolescence à retenir l’attention de dépisteurs des rangs collégiaux américains.
De West Virginia à Miami
En décembre 2019, Mesidor s’est joint aux Mountaineers de l’Université West Virginia où il a disputé deux excellentes saisons avant de passer aux Hurricanes de Miami. En Floride, il s’est retrouvé sous les ordres de Justin Taylor, une ancienne vedette de la NFL qui s’occupe des ailiers défensifs.
Des chirurgies aux deux pieds l’ont tenu à l’écart du jeu pendant plusieurs parties en 2022 et 2023. Mais il a rebondi la saison suivante.

L'ailier défensif franco-ontarien Akheem Mesidor participe à une séance d'entraînement devant des dépisteurs de la NFL en mars dernier.
Photo : Associated Press / Michael Laughlin
Puis, cet automne, Mesidor a mis le paquet pour se faire remarquer par les équipes de la NFL. Il a notamment réussi 12 sacs en plus de forcer l’adversaire à échapper le ballon à quatre reprises.
Il peut voir le jeu avant même qu’il commence…. C’est un de ses pouvoirs, lance Victor Tedondo en vantant l’intelligence de son protégé.
Il adore le football. Même s’il n’était pas payé, il jouerait quand même.
Ce que Tedondo aime surtout chez lui, c’est l’homme qu’il est devenu.
Je pense qu’il est une meilleure personne hors du terrain. C’est un gentil géant… souriant, doux, pas violent dans la vie quotidienne. Il est carrément le contraire de ce qu’il est sur le terrain.

Akheem Mesidor est allé étudier en Floride à sa dernière année à l'école secondaire pour jouer avec les Knights de la Clearwater Academy. Il a ensuite fait le saut dans la NCAA. (Photo d'archives)
Photo : Instagram d'Akheem Mesidor / @a_mesidor
À ce sujet, Victor Tedondo souligne que Mesidor a hérité d’une qualité de sa mère, Carole-Diane Richard.
Elle a donné à ses enfants l’amour d’aimer. Tu peux le voir avec son fils. Akheem, quand il revient en ville, la première chose qu’il fait, c’est d’aider les jeunes, leur parler et les entraîner. C’est une personne formidable, explique le père de famille.
Ce n’est pas tous les observateurs qui croient en lui. Certains font remarquer que Mesidor est un espoir plus âgé que la normale. Il vient de fêter ses 25 ans, il y une douzaine de jours.
Des gens vont parler de son âge et de ses blessures. Mais l’équipe qui va le repêcher va être très chanceuse parce qu’il s’implique aussi dans sa communauté, fait remarquer Tedondo.
À qui la chance?
Reste à voir quelle formation va le réclamer jeudi soir à Pittsburgh. Les Cowboys de Dallas, les Lions de Détroit, les Rams de Los Angeles et les 49ers de Sans Francisco font partie des organisations qui ont exprimé le plus d’intérêt à son endroit dans les derniers mois.
Mesidor, qui est revenu à Ottawa dimanche dernier, n’était pas disponible pour une entrevue média. Il a passé les derniers jours sur son cellulaire à répondre à des questions de dernière minute de certaines équipes.
Il n’est pas le seul Franco-Ontarien de la région qui se trouve dans la mire de la NFL.
Un autre joueur de ligne défensive, René King Konga, est projeté comme un espoir de cinquième ou sixième ronde en vue du repêchage. Cet ancien étudiant du collège Samuel-Genest a brillé la saison dernière dans la NCAA chez les Cardinals de Louisville, réussissant 29 plaqués en plus de dévier six passes.
Dans son cas, les Chiefs de Kansas City, les Dolphins de Miami et les Saints de La Nouvelle-Orléans ont pris le temps de le rencontrer dans les dernières semaines.
Ce ne sont que les deux plus récents produits d’une importante filière francophone d’Ottawa à cogner aux portes du football professionnel.
Avant eux, il y a eu Christo Bilukidi, Eli Ankou, Jesse Luketa et Luiji Vilain qui ont joué dans la NFL.

Eli Ankou a porté l'uniforme de plusieurs équipes de la NFL dont celui des Browns de Cleveland, des Bills de Buffalo et des Cowboys de Dallas. (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / Christian Petersen
Ankou a notamment disputé huit saisons avant de remiser casque et épaulettes.
Victor Tedondo se souvient d’avoir parlé de l’ancien joueur des Bills de Buffalo à Akheem Mesidor pour le motiver durant son adolescence.
Il y a beaucoup de francophones ici dans l’est d’Ottawa. Il y en a plein d’autres qui s’en viennent, dit-il.
Seul le temps dira toutefois s’ils pourront imiter La Bête et être repêchés au premier tour.


1 month ago
111























English (US) ·
French (CA) ·
French (FR) ·