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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayAu moment où le gouvernement fédéral veut accélérer la réalisation de grands projets au pays, le premier ministre, Mark Carney, ne doit pas oublier que l’unité canadienne passe par les communautés autochtones, estime le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), Francis Verreault-Paul.
Notre voix n’a pas été entendue, ou presque pas, dénonce M. Verreault-Paul en entrevue aux Coulisses du pouvoir.
À la veille d’une rencontre entre les Premières Nations et le premier ministre du Canada dans la capitale fédérale, le chef de l’APNQL déplore que les Premières Nations aient découvert la liste des grands projets envisagés par Ottawa dans les médias, en même temps que le public.
On l'a appris au même titre que monsieur et madame Tout-le-Monde, lorsque la liste est sortie dans les médias.
Les Premières Nations se trouvent ainsi quelques étapes en retard, regrette-t-il. Pour M. Verreault-Paul, l’accélération des projets prévue en vertu des projets de loi C-5 et C-39 n’est pas incompatible avec le respect des processus de consultation.
Le premier ministre s’est engagé à respecter les droits des Premières Nations [...], donc les choses peuvent se faire en parallèle, estime-t-il.
L'entrevue avec le chef de l'APNQL, Francis Verreault-Paul, est présentée à l’émission Les coulisses du pouvoir, diffusée dimanche à 11 h HAE sur ICI TÉLÉ et ICI RDI (en rediffusion à 21 h 30 à ICI RDI). L'épisode sera offert en rattrapage sur le site Internet de l’émission ainsi que sur ICI TOU.TV (nouvelle fenêtre).
Au-delà de la consultation toutefois, le chef régional insiste sur le consentement des communautés qui peuvent, dit-il, choisir ou non de participer à certains projets.
Dans la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, on fait non seulement référence à la consultation, mais aussi au consentement des communautés.
M. Verreault-Paul souhaite l'établissement d'une relation avec le fédéral où les différends peuvent se résoudre sans le recours systématique à la justice. Il évoque notamment le dossier des services à l’enfance et à la famille, qui oppose Ottawa et les Premières Nations depuis près de 20 ans.

Mandy Gull-Masty est la ministre des Services aux Autochtones du Canada.
Photo : Radio-Canada / Benoit Roussel
Invitée sur le plateau de l’émission, la ministre des Services aux Autochtones, Mandy Gull-Masty, souligne que l’histoire de la relation entre les Premières Nations, les provinces et le fédéral est dure.
C’était difficile historiquement, dit Mme Gull-Masty, qui salue cependant l’approche du premier ministre Carney, qui a réussi à amener tout le monde autour de la table. Ça, c'est historique aussi. Ça, c'est une action de réconciliation en même temps.
Une absence décevante
Le chef de l'APNQL exprime une certaine déception relativement à l’absence annoncée du nouveau premier ministre du Québec, Paul St-Pierre Plamondon, à la rencontre de lundi.
Il se garde toutefois de toute conclusion hâtive quant aux raisons qui auraient motivé cette décision. J’ai hâte de pouvoir m’entretenir avec M. St-Pierre Plamondon pour comprendre pourquoi, ajoute Francis Verreault-Paul.

Le chef de l'APNQL, Francis Verreault-Paul, affirme que la voix des Premières Nations « n’a pas été entendue, ou presque pas ».
Photo : Radio-Canada / David Richard
Le chef de l’APNQL s’attend par ailleurs à une collaboration active et concrète avec le nouveau gouvernement du Québec. Il voit aussi d’un bon œil le mandat donné au ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, Simon-Pierre Savard-Tremblay, de mettre en œuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.
On parle en quelque sorte le même langage. Maintenant, on va voir les actions pour la suite des choses.
Tout en mettant l’accent sur des enjeux prioritaires, comme l’itinérance, la sécurité publique et l’éducation, M. Verreault-Paul demande aussi que les projets de loi tiennent compte des droits et des intérêts des Premières Nations. Il place à cet effet la réconciliation législative au cœur de ses priorités depuis son entrée en fonction.
Se revoir dans un an
Francis Verreault-Paul décrit le rendez-vous de lundi comme quelque chose qu’on n’a pas vu depuis plus d’une décennie. En ce sens, il lui semble essentiel que des discussions sur les domaines où les responsabilités sont partagées aient lieu avec les différents ordres de gouvernement. Il cite à cet égard la sécurité publique.
Assoyons-nous à la même table, discutons des enjeux tout le monde ensemble, comme ça, on va réellement pouvoir avancer.
Il estime, par ailleurs, que ces rencontres doivent être l’occasion d’aborder les désaccords. On peut avoir des diversités d’opinions, c’est correct, mais si on ne donne pas l’opportunité de les adresser directement, quand pourrons-nous le faire? demande le chef régional.
Tout comme les premiers ministres fédéral et provinciaux se rencontrent au moins une fois par année, un sommet avec les Premières Nations devrait avoir lieu de manière récurrente, selon lui. Lorsqu'on va sortir, j'espère qu'on va pouvoir se dire : "OK, on se revoit dans un an", par exemple, souhaite Francis Verreault-Paul.


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