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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayAlors que s’amorce la saison des feux de forêt – jumelée à un été qui s’annonce particulièrement chaud au pays – des scientifiques mesurent les impacts concrets des changements climatiques et du « stress thermique » sur les travailleurs canadiens.
Parmi les risques de plus en plus présents, il y a l’exposition à des épisodes de chaleur extrême, à des événements météorologiques violents, aux rayons ultraviolets, à la mauvaise qualité de l’air, ainsi qu’à une recrudescence de maladies et d’accidents causés par des contacts plus fréquents entre humains et animaux.
Qu’est-ce que le stress thermique?
Que vous soyez dans un environnement trop chaud ou trop froid, le stress thermique survient dès que votre corps n’arrive plus à maintenir sa température entre 36 et 37 °C. Il peut entraîner de la déshydratation, des douleurs musculaires, des éruptions cutanées et une baisse de vigilance.
Ariane Adam Poupart, professeure associée au Département de santé environnementale et santé au travail de l’Université de Montréal, souligne que le réchauffement climatique favorise, par exemple, la survie et la reproduction des tiques.
Les tiques, qui transportent la bactérie responsable de la maladie de Lyme, se propagent et se dispersent graduellement vers le nord et on a de plus en plus de cas, affirme l’experte, qui est aussi conseillère scientifique spécialisée à l’Institut national de santé publique du Québec.
Les travailleurs en extérieur, dans des milieux à risque de retrouver des tiques infectées, sont également à risque de contracter la maladie.
Les désastres naturels, plus fréquents et plus intenses, touchent non seulement les intervenants de première ligne, mais aussi les secteurs primaires, comme l’agriculture, l’élevage et la foresterie, entraînant d’importantes pertes financières et des reculs de productivité.
Avec les changements climatiques, nous aurons davantage de ravageurs qui vont venir s’installer dans nos cultures, souligne Ariane Adam Poupart. Des concentrations plus importantes de pesticides pour pouvoir protéger nos cultures peuvent entraîner une exposition additionnelle chez nos travailleurs.
L’écoanxiété, une peur de plus en plus présente
Au-delà de la santé physique, les changements climatiques aggravent les risques psychosociaux, engendrant de l’écoanxiété et parfois même de la détresse psychologique chez les travailleurs, souligne Sophie De Serres, adjointe au directeur scientifique de l’Institut de recherche Robert Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST).
Les changements climatiques sont là. On ne reviendra pas en arrière, je ne pense pas. On va essayer de limiter leur impact, mais il faut s’adapter, affirme la chercheuse.
Si on peut aider les travailleurs à s’adapter selon l’environnement où ils sont, l’anxiété va probablement diminuer un peu.
Dans un rapport publié le mois dernier, elle souligne que l’écoanxiété touche surtout les jeunes, mais aussi les travailleurs, qui peuvent devenir angoissés quant à l’avenir de leur emploi ou à leur sécurité au travail.
Même si l’employeur n’est pas entièrement responsable de ces répercussions, les gestionnaires et les équipes devraient être sensibilisés aux risques psychosociaux et aux effets des changements climatiques sur leur bien-être, selon les auteurs du rapport.
La mise en place de politiques de soutien psychologique ainsi que l’offre de programmes d’aide aux employés représentent également des stratégies pertinentes, peut-on lire dans le rapport.

À Montréal, l’une des villes canadiennes où la hausse des températures annuelles est la plus prononcée, des travailleurs de la construction mangent des popsicles pour lutter contre la chaleur.
Photo : La Presse canadienne / Christinne Muschi
Il est aussi possible d’ajuster les horaires ou de réduire la charge physique lors des périodes de chaleur intense. Il y a de plus en plus de compagnies et de développeurs de systèmes d’intelligence artificielle qui travaillent justement à améliorer et à combiner des capteurs physiologiques qui seraient intégrés aux équipements de protection individuelle des travailleurs, souligne Sophie De Serres.
Le gouvernement fédéral a récemment adopté une panoplie de changements au Code canadien du travail (nouvelle fenêtre), qui entreront en vigueur en février 2027, visant à mieux gérer les risques émergents dans les milieux de travail.
Parmi ces révisions, les employeurs devront prendre des mesures pour contrôler l’exposition des employés aux conditions de froid et de chaleur extrême. Les incidents liés à la chaleur et au froid extrêmes devront être consignés dans le registre des substances dangereuses, selon le site web du gouvernement.
Avec les informations de Marjorie April


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