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Qui prendra réellement le contrôle du Venezuela?

1 day ago 5

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Une présidente par intérim surveillée de près par Donald Trump, une armée pour l’instant silencieuse, des groupes criminels qui attisent la peur aux quatre coins du pays : au lendemain de l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro, qui prendra réellement les rênes du pays? Tour d’horizon des forces politiques toujours en présence.

Après le point de presse de Donald Trump, samedi, la présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, est apparue à la télévision d’État avec le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodriguez (son frère), le ministre de l’Intérieur, Diosdado Cabello, ainsi que le ministre de la Défense, Vladimir Padrino Lopez.

L’équipe de M. Maduro a ainsi semblé encore unie, mais plusieurs experts estiment qu’elle ne tient pas à grand-chose.

Qui, alors, pourrait prendre les commandes du pays?

Diosdado Cabello

Alors que Nicolas Maduro doit comparaître lundi aux États-Unis, les yeux des Vénézuéliens sont tournés vers le ministre de l’Intérieur, Diosdado Cabello.

Diosdado Cabello lors d'un exercice organisé par l'armée vénézuélienne pour entraîner des citoyens à manipuler des armes, le 20 septembre 2025.

Diosdado Cabello lors d'un exercice organisé par l'armée vénézuélienne pour entraîner des citoyens à manipuler des armes, le 20 septembre 2025.

Photo : Reuters / Gaby Oraa

Sous Hugo Chavez, il a été vice-président et président de l’Assemblée nationale. Au moment de la mort du président Chavez, en 2013, c’est Diosdado Cabello qui était pressenti à la présidence, explique Jean Daudelin, professeur à l’Université Carleton et spécialiste de l’Amérique latine.

C’est finalement Nicolas Maduro, un homme beaucoup moins impressionnant, qui a été désigné comme successeur.

Comme ministre de l’Intérieur, il est responsable de la police et du renseignement. C’est un dur, indique sans détour M. Daudelin. C’est lui qui fait les arrestations, les morts en prison, la torture.

Diosdado Cabello est aussi celui qui a probablement le plus d’influence sur les colectivos, ces groupes semi-criminalisés à qui le régime confère le contrôle des quartiers et à qui il donne des droits d’extorsion.

Des membres d'un colectivo s'en prennent à un journaliste, à Caracas, le 15 janvier 2020.

Des membres d'un colectivo s'en prennent à un journaliste, à Caracas, le 15 janvier 2020.

Photo : Getty Images

Car Nicolas Maduro laisse derrière lui un réseau tentaculaire et décentralisé qu’il chapeautait, mais qu’il ne contrôlait pas parfaitement, rappelle Jean Daudelin.

Si M. Cabello semble détenir une grande partie du pouvoir, il est aussi celui qui a le plus à perdre en ce moment, puisque son nom figure sur l’acte d’accusation publié samedi par le ministère de la Justice, aux côtés de ceux de M. Maduro et de sa femme.

Au moment où on décide de faire un accord avec les États-Unis, la tête qu’il reste à livrer, c’est celle de Cabello, explique Jean Daudelin. Il est vraiment sur la planche du bateau pirate.

Vladimir Padrino Lopez

Les experts surveillent aussi le ministre de la Défense, Vladimir Padrino Lopez. Il est à la tête de l’armée, la puissance politique la plus importante dans le contexte, selon, M. Daudelin, tout simplement parce qu’elle dispose de plus d’armes que quiconque.

Vladimir Padrino Lopez (à droite) écoute le président Nicolas Maduro, qui annonce le déploiement de l'armée, de la police et de civils sur plusieurs front, alors que la tension montait avec les États-Unis, le 11 septembre de 2025.

Vladimir Padrino Lopez (à droite) écoute le président Nicolas Maduro, qui annonce le déploiement de l'armée, de la police et de civils sur plusieurs fronts, alors que la tension monte avec les États-Unis, le 11 septembre 2025.

Photo : Reuters / MIRAFLORES PALACE

Dans une situation chaotique comme celle qui se produit maintenant, je pense que c'est assez important d’avoir des armes.

Et depuis l’enlèvement du président Maduro, la position de l’armée n’est pas claire, ajoute pour sa part la professeure de science politique vénézuélienne Maria Puerta Riera en entrevue.

Il semble que [l'armée] ne soit pas fâchée de ce qui s’est passé, souligne-t-elle, évoquant que plusieurs se demandent si elle est de mèche avec Delcy Rodriguez ou si elle a facilité l'enlèvement.

L'armée n'a pas fait son travail : elle n'a pas protégé la capitale du pays, Caracas, elle n'a pas protégé le territoire ni le gouvernement, et la souveraineté a été violée, explique-t-elle, étonnée du silence des forces armées depuis l’attaque américaine.

Par exemple, dimanche matin, le ministre vénézuélien de la Défense a seulement publié une vidéo dans laquelle il a indiqué que son pays résisterait à la présence de troupes étrangères et dénoncé l’enlèvement du président.

Jean Daudelin rappelle aussi qu’au moment de la tentative de coup d’État impliquant Juan Guaido en 2019, il circulait des rumeurs assez fortes voulant que le ministre de la Défense allait retourner sa veste pour soutenir M. Guaido.

Vladimir Padrino Lopez ne l’a finalement pas fait. Il n’a pas été mis à la porte du camp Maduro, ce qui suggère qu’il a un pouvoir propre assez fort, estime M. Daudelin.

Delcy et Jorge Rodriguez

Delcy et Jorge Rodriguez en 2018.

Delcy et Jorge Rodriguez sont frère et soeur, mais ils sont aussi de proches alliés politiques. (Photo d'archives)

Photo : Reuters / MARCO BELLO

La Cour suprême du pays a ordonné samedi soir à la vice-présidente Delcy Rodriguez d’assurer l’intérim du pouvoir. Mais c’est, en quelque sorte, le président américain Donald Trump qui l’a réellement désignée.

Dans l’acte d’accusation qui accuse le président Maduro de narcoterrorisme et d’être une tête dirigeante d’un cartel, la justice américaine ne porte toutefois pas d’accusations contre Mme Rodriguez.

Si Maduro est le chef du cartel, il est difficile de croire que la vice-présidente serait complètement ignorante, croit Jean Daudelin.

Apparemment, l'administration Trump a pensé qu'elle conviendrait mieux à ses plans, ajoute de son côté Mme Puerta Riera.

La professeure au Valencia College, en Floride, rappelle que Donald Trump a affirmé dimanche au magazine The Atlantic que, si [M. Rodriguez] ne fait pas la bonne chose, elle va le payer très cher, probablement plus cher que Maduro.

Pour s’emparer du pétrole vénézuélien, M. Trump a donc jugé qu’il avait besoin de partenaires extrêmement dépendants, estime Jean Daudelin.

Delcy Rodriguez parle dans un micro.

La vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, s'exprime lors d'une conférence de presse à Caracas, le 11 août 2025.

Photo : Getty Images / JUAN BARRETO / AFP

Pour accéder au pouvoir, Delcy Rodriguez et son frère Jorge – son plus proche allié politique et le président de l’Assemblée nationale – ont dû convaincre M. Trump qu’ils avaient l’appui des ministres de l’Intérieur et de la Défense, soit ceux qui contrôlent l’armement, pense Mme Puerta Riera.

Ce serait aussi pour cette raison que Donald Trump a balayé du revers de la main la candidature de Maria Corina Machado, qui lui a pourtant dédié son prix Nobel de la paix.

Mme Machado dispose d’une forte légitimité depuis que son camp a reçu l’appui d’une grande majorité des électeurs aux dernières élections à l'été 2024. Mais M. Trump a l’impression qu’il a plus d’influence sur les chavistes [partisans de l’idéologie d’Hugo Chavez], parce qu’ils n’ont aucune légitimité, estime Jean Daudelin.

Les Vénézuéliens

Depuis l’attaque américaine sur Caracas, une tension règne chez les Vénézuéliens, explique Mme Puerta Riera, qui a pu communiquer avec des proches sur place tard samedi soir.

À Caracas, des supporters de Nicolas Maduro brandissent des portraits du président vénézuélien et de son prédécesseur, Hugo Chavez, le 3 janvier 2025.

À Caracas, à peine quelques partisans de Nicolas Maduro sont sortis dans la rue avec des portraits du président vénézuélien et de son prédécesseur, Hugo Chavez, samedi.

Photo : Getty Images / AFP / FEDERICO PARRA

On pourrait interpréter à tort cette tension comme du calme, dit-elle. Les résidents de Caracas ont entendu les bombardements, mais la plupart des Vénézuéliens ne savent pas ce qui se passe.

Censure, médias contrôlés par le régime, revenus trop faibles pour se permettre d’avoir internet ou la télévision : il y a un black-out informationnel qui dure depuis des années, explique Maria Puerta Riera.

Les gens ne sortent pas, ils ne manifestent pas, même pas pour soutenir le régime, relate-t-elle. C’est que l'armée n'est peut-être pas de taille face aux États-Unis, mais elle a les capacités d’utiliser la force et la répression contre le peuple.

Avec les informations de Reuters

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