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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayPour continuer d’exercer leurs activités au Québec, les écoles de chiens d’assistance pourraient devoir obtenir un permis auprès de l’Office de la protection du consommateurs (OPC) et se soumettre à certaines normes.
C’est ce que prévoit un amendement à la Loi sur la protection du consommateur, adopté jeudi lors de l’étude détaillée du projet de loi 10, qui vise à protéger le public contre diverses pratiques abusives.
Le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, a expliqué pourquoi ce resserrement de la loi s’imposait.
Il y a des gens qui se font flouer par des écoles qui offrent des chiens qui ne répondent pas aux standards de l’industrie. On vient habiliter l’Office de la protection du consommateur à venir émettre des permis et à venir réglementer, justement pour pas que les gens se fassent flouer.
La proposition survient dans la foulée d’un reportage de La facture diffusé en mars dernier.
L'émission avait mis en lumière les pratiques douteuses de dresseurs incompétents, qui fournissent des chiens maltraités et mal formés à des personnes vulnérables, notamment des bénéficiaires du Programme d’indemnisation des victimes d'actes criminels (IVAC).
Cet amendement n’est toutefois qu’une première étape. Le gouvernement du Québec devra faire adopter un règlement pour établir le régime de permis et en déterminer les critères.
La réglementation pourrait s’appliquer à plusieurs catégories de chiens d’assistance, y compris les chiens-guides, les chiens d’assistance à la motricité et les chiens d’assistance psychologique.

Nicolas St-Pierre est le directeur général de la Fondation Mira.
Photo : Gracieuseté de la Fondation Mira
Des réactions favorables
Le directeur de la Fondation Mira, Nicolas St-Pierre, qui avait vivement dénoncé les dérives du programme des chiens d'assistance de l’IVAC dans le cadre du reportage de La facture, s’est dit extrêmement content de ce nouveau développement.
C’est une excellente nouvelle. Il reste à définir les normes, mais on va être consultés. C’est la première fois qu’on avance vers quelque chose de concret, explique celui qui réclame depuis des années un encadrement du secteur.
Nicolas St-Pierre espère voir ces propositions se concrétiser d’ici un an et se dit prêt à travailler avec tous les partis à Québec.
Dans les rangs de l'opposition, l'initiative est bien accueillie. La députée de La Pinière et porte-parole libérale en matière de protection du consommateur, Linda Caron, a voté en faveur de l’amendement, jeudi.
Il faut que les gens qui sont accompagnés de ces animaux aient confiance qu’ils ont été bien entraînés, a-t-elle déclaré.
Au Québec, n’importe qui peut se déclarer dresseur de chiens d’assistance.
Le secteur n’est pas du tout réglementé et seules deux écoles sont accréditées par des organismes internationaux : la Fondation Mira et l’organisme Les Chiens Togo, qui s’adresse aux vétérans et aux intervenants de première ligne.


3 weeks ago
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