PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayChaque année, ils sont plus d’une centaine à arriver sans parents au Québec. On les appelle les « mineurs non accompagnés ». Certains sont accueillis dans leurs familles élargies, d’autres sont confiés à des familles d’accueil jusqu'à leur majorité, par l'entremise de la Direction de la protection de la jeunesse. D’autres encore, plus âgés, peuvent vivre en appartement.
En plus des allocations fournies aux familles qui accueillent ces mineurs, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), à travers le Programme régional d'accueil et d'intégration des demandeurs d'asile (PRAIDA), soutenait jusqu’à tout récemment une partie des dépenses liées à leur installation et à leur scolarisation.
Depuis fin janvier, ces aides ont été abolies, un coup dur pour ces mineurs et les travailleurs sociaux qui leur viennent en aide.
Ces personnes sont des mineurs dont la famille a décidé que la meilleure option pour eux était de partir dans un pays inconnu puis de venir demander l'asile. Ils sont très vulnérables à la base, rappelle Catherine Pigeon, représentante nationale de l’APTS, l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux.
Ils viennent ici, on dit qu'on les accueille, mais on enlève petit à petit les ressources pour bien les accueillir, c'est vraiment très problématique.
Ces gens-là ont de la misère à subvenir à leurs besoins de base, poursuit celle qui représente notamment les travailleuses sociales du PRAIDA. Plus on continue de couper dans ces services, plus on met à risque les personnes demandeuses d'asile et les personnes qui travaillent, qui sont là pour les supporter.
Qui sont ces demandeurs d’asile mineurs non accompagnés?
- 119 mineurs pour l’année en cours, ils étaient 206 l’an dernier
- venus en majorité d'Haïti, d’Inde et de République démocratique du Congo
- soutenus par une équipe de 15 travailleurs sociaux du PRAIDA
C'est comme si on ne voulait pas vraiment supporter la mission de ce programme, déplore-t-elle.
Des « économies de bouts de chandelle », dénonce le syndicat
Selon nos informations, les remboursements de frais facilitant l’installation sont abolis, ce qui représentait une aide de 510 $ par mineur. Le remboursement des frais de scolarité est quant à lui coupé de moitié, passant de 234 $ à 124 $ par année; les 100 $ fournis pour rembourser les frais d'uniforme sont aussi abolis.
Finalement, le montant de 575 $ versé jusqu'à présent pour les démarches obligatoires de résidence permanente ne sera plus couvert.
Des économies de bouts de chandelle pour un ministère dont le budget dépasse les 65 milliards de dollars, estime Mme Pigeon, rappelant que ces aides font une différence pour les mineurs et les familles qui les accueillent.
Certains jeunes se sentent déjà un peu comme un fardeau pour leur famille d’entraide [famille élargie qui les accueille]. En remboursant certains frais, le jeune se sent moins comme tel.
Les gens qui les accueillent sont des personnes qui n’ont pas nécessairement des gros comptes en banque. Donc, pour eux aussi, ça fait une grosse différence, ajoute la représentante syndicale.

Catherine Pigeon représente les travailleuses sociales du PRAIDA au sein de l’APTS
Photo : Courtoisie
Un « ajustement de conformité », dit le MSSS
Au MSSS, on confirme que des modifications ont été apportées en janvier dernier, notamment pour les frais d’installation qui ne sont plus couverts, pour des raisons d’égalité envers d’autres clientèles vulnérables qui ne reçoivent pas ces montants.
Concernant les frais scolaires, le montant de 124 $ correspond au Supplément pour l'achat de fournitures scolaires versé par Retraite Québec pour l’année scolaire en 2025-2026, indique le MSSS.
Finalement, le ministère confirme que les frais de résidence permanente ne sont plus remboursés pour les jeunes accueillis dans leur famille élargie, mais demeurent couverts pour les autres.
Il ne s’agit pas de recherche d’économies, mais d’ajustement de conformité, notamment avec ce qui est offert aux autres clientèles admissibles à des services similaires, dit la porte-parole du ministère de la Santé, Marie-Christine Patry.
Pour 2024-2025, les frais d’installation, d’allocation pour fournitures scolaires et de frais de résidence permanente représentaient une dépense globale de 172 768 $.
Rappelons qu’en vertu du droit international des réfugiés, un pays ne peut renvoyer une personne vers un pays où sa vie est menacée. Si la personne vient des États-Unis, l'entente sur les tiers pays sûrs s’applique, ce qui signifie que la personne ne peut pas demander l'asile en arrivant au Canada, à l'exception des mineurs non accompagnés.


3 months ago
19
























English (US) ·
French (CA) ·
French (FR) ·