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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon s'est fait vivement critiquer par les autres partis, tant fédéralistes que souverainiste, à la suite de ses propos au sujet de coupes possibles de fonctionnaires fédéraux dans un Québec indépendant.
Le dirigeant du Parti québécois a participé vendredi midi à l'émission La parole aux mordus de politique de Radio-Canada, où il a répondu pendant une heure aux questions des téléspectateurs.
En répondant à une question au sujet de la place des fonctionnaires fédéraux qui vivent à Gatineau dans un Québec indépendant, M. St-Pierre Plamondon a indiqué qu'il voulait être très, très clair sur le fait qu'il y aurait des coupes parmi les fonctionnaires fédéraux.
Il a toutefois promis des mesures de transition pour ceux qui apprendront que leur emploi ne peut pas être continué dans un Québec indépendant.

16:03
Un terrible choix politique
Cette annonce n'a pas tardé à faire réagir les autres partis, notamment le porte-parole de Québec solidaire, Sol Zanetti.
Selon lui, la perte d'emplois de fonctionnaires fédéraux en cas de vote pour le oui est terrible comme choix politique et c’est terriblement mauvais pour l’appui à l’indépendance.
C’est en rupture totale avec les consensus historiques du mouvement indépendantiste, a-t-il écrit samedi dans une publication sur Facebook.
En 1995, le premier ministre péquiste Jacques Parizeau avait promis d'intégrer tous les fonctionnaires fédéraux domiciliés au Québec dans la fonction publique du futur État.
M. Zanetti a évoqué cette position dans son message, assurant qu'un gouvernement solidaire protégera l’emploi de tous les fonctionnaires fédéraux, qu’ils soient à Gatineau ou ailleurs, après l'indépendance.

Le co-porte-parole de Québec solidaire, Sol Zanetti, à côté de sa co-porte-parole Ruba Ghazal. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
Le chef parlementaire du Parti libéral du Québec, André Fortin, a aussi avancé dans une vidéo diffusée sur Facebook que cette position diffère de celle prise par d'anciens dirigeants péquistes.
Par le passé, les chefs du PQ ont toujours proposé leur référendum en assurant que l’expertise des Québécois au service de la fonction publique fédérale serait valorisée et que leurs emplois seraient protégés. Ce n’est plus le cas, a-t-il écrit en légende de cette vidéo.
M. Fortin, qui est également député de Pontiac, en Outaouais, estime que la position de M. St-Pierre Plamondon représente un immense nuage économique sur l’économie de l’Outaouais.
De son côté, Sol Zanetti a reconnu que l'indépendance permettrait de faire des économies en ne payant plus les fonctionnaires fédéraux hors Québec.
Le solidaire a toutefois rappelé que la province devrait créer des ministères qui n'existent pas.
Les personnes qui travaillent actuellement pour la fonction publique fédérale et qui résident au Québec, nous en aurons besoin. Nous aurons besoin de leur expérience dans la nouvelle fonction publique québécoise, a-t-il précisé.
Un référendum pendant une période difficile
La députée caquiste de la circonscription de Hull, Suzanne Tremblay, a souligné dans une vidéo publiée sur Instagram que ces suppressions auraient lieu dans une période déjà difficile d'incertitude économique avec ce que l'on vit avec nos voisins du Sud.
Le chef péquiste a réitéré ses propos samedi en rappelant qu'un des objectifs de l'indépendance est de se débarrasser du gouvernement de trop, qui dédouble ce qu’on fait déjà et [qui] gaspille énormément.
Selon lui, cette décision permettrait de financer correctement les services à la population et possiblement d'alléger les impôts des Québécois.
Cela implique nécessairement que certains postes de la fonction publique fédérale seront supprimés, a-t-il mentionné dans une déclaration transmise à La Presse canadienne.


2 months ago
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