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Plus de dix conflits à surveiller dans le monde en 2026

1 day ago 6

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Chaque année, le nombre de conflits armés dans le monde ne cesse d’augmenter, et 2025 ne fait pas exception. Selon l’ONU, la planète a même connu cette année le nombre le plus élevé de guerres depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Plus de 130 conflits armés ont été recensés partout dans le monde, d'après les derniers rapports du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et de l'Institut de recherche sur la paix d'Oslo. C’est plus du double qu'il y a 15 ans.

Près d’une cinquantaine de ces conflits se déroulent sur le continent africain, toujours selon le CICR. Et plus d'une vingtaine dans le monde durent depuis plus de deux décennies.

Des enfants sortant la tête de leur tente dans un camp de réfugiés.

Des enfants sortant la tête de leur tente dans le camp de réfugiés de Nousseirat, dans le centre de la bande de Gaza, le 22 décembre 2025. (Photo d'archives)

Photo : Getty Images / AFP/EYAD BABA

À quoi faut-il s’attendre en 2026, alors que l'année commence avec un « bang »?

Nous avons consulté les derniers rapports de divers groupes de réflexions internationaux, spécialisés en géopolitique et en politiques étrangères. Voici une sélection de plus de dix conflits – actuels et potentiels – à surveiller au cours de l’année à venir.


Le Venezuela sous l'emprise des États-Unis

La situation au Venezuela sera sans aucun doute sur tous les radars en 2026. Trois jours à peine après le début de l'année, les États-Unis ont mené une opération militaire spectaculaire dans ce pays d'Amérique latine, capturant son président, Nicolas Maduro, et son épouse en plein sommeil avant de les emmener à New York où ils seront jugés pour narcoterrorisme.

Cela faisait des mois que le président Donald Trump menaçait Caracas d’une intervention militaire au nom de la lutte contre le narcotrafic.

Les silhouettes de six militaires sur le pont d'un navire.

Des militaires américains sont visibles à bord du navire d’assaut amphibie de classe Wasp, l’USS Iwo Jima (LHD7), amarré au port Rafael Cordero Santiago de Ponce, à Porto Rico, le 16 décembre 2025. (Photo d'archives)

Photo : Getty Images / AFP/MIGUEL J. RODRIGUEZ CARRILLO

À la mi-décembre, le président américain avait ordonné un blocus total contre les pétroliers sous sanctions américaines en direction ou en provenance du Venezuela. Dans la foulée, il avait également désigné le régime Maduro comme une organisation terroriste étrangère.

Par ailleurs, depuis trois mois, les États-Unis mènent des frappes contre des bateaux accusés de narcotrafic dans les Caraïbes ou l'est du Pacifique. Plus de 100 personnes sont mortes dans ces bombardements, qui, selon plusieurs experts, violent le droit international, l’administration Trump n’ayant fourni aucune preuve que les embarcations visées étaient effectivement impliquées dans un quelconque trafic.

Aujourd'hui, le Venezuela est plongé dans l'incertitude la plus totale et plusieurs pays, notamment ses voisins, lancent une mise en garde contre une déstabilisation de la région.

Le président Trump a affirmé que ce sont désormais les États-Unis qui vont « diriger » le Venezuela, sans donner plus de détails quant aux modalités de cette gouvernance. Les compagnies pétrolières américaines vont par ailleurs pouvoir s'y implanter pour exploiter les réserves de brut du pays, les plus importantes au monde.

Nicolas Maduro parle dans un micro, le poing levé devant lui.

Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, lors d'une conférence de presse à Caracas, le 1er septembre 2025. (Photo d'archives)

Photo : Getty Images / Jesus Vargas

La plupart des alliés de Washington se sont félicités de la chute de Nicolas Maduro, sans directement commenter l'opération américaine qui est, aux yeux de nombreux experts, contraire au droit international. Plusieurs observateurs s'inquiètent également des répercussions qu'aura cette offensive sur la sécurité mondiale. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a ainsi déploré le dangereux précédent constitué par le fait que les règles du droit international n'ont pas été respectées.


Israël, Gaza, Liban… prise deux?

Même si Israël a conclu des accords de cessez-le-feu avec le Hamas (en octobre dernier) et avec le Hezbollah libanais (en novembre 2024), le feu couve toujours au Moyen-Orient.

Dans la bande de Gaza, ravagée par deux ans de guerre, les médiateurs américains, qataris, égyptiens et turcs appellent à l'accentuation des efforts pour passer à la prochaine phase du plan de paix de Donald Trump. Celle-ci prévoit le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l'armée israélienne de tout le territoire, la mise en place d'une autorité de transition et le déploiement d'une force internationale.

Vue générale du territoire palestinien dévasté.

Le nord de la bande de Gaza est complètement détruit après une guerre qui a duré deux ans avec Israël. (Photo d'archives)

Photo : Reuters / Amir Cohen

Israël et le Hamas s'accusent mutuellement de violer les termes du cessez-le-feu, tandis que la situation humanitaire dans le territoire palestinien reste critique. Depuis l’entrée en vigueur de la trêve, le 10 octobre dernier, au moins 395 Palestiniens ont été tués, selon le ministère gazaoui de la Santé. Trois soldats israéliens ont également été tués dans le territoire palestinien durant cette période.

L’accord de cessez-le-feu au Liban est lui aussi fragile. Plus d’un an après sa signature, l'armée israélienne continue d’occuper plusieurs localités libanaises et mène toujours des frappes dans plusieurs régions du pays, affirmant viser le Hezbollah qu'elle accuse de se réarmer.

L’armée libanaise, soutenue par la communauté internationale, s’est pourtant engagée à démanteler d'ici la fin de l'année les structures militaires du Hezbollah entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord. Mais Israël met en doute l’efficacité de l’armée libanaise à mener à bien cette mission.

Une épaisse fumée se dégage d'une maison prise pour cible par une frappe et des débris de l'édifice sont projetés sous la force de l'explosion.

Une épaisse fumée se dégage d'une maison prise pour cible par une frappe israélienne dans le sud du Liban, le 4 décembre 2025.

Photo : Getty Images / AFP/KAWANT HAJU

En plus de la bande de Gaza et du Liban, la situation en Cisjordanie doit également être surveillée de près en 2026, notamment en raison d’attaques de plus en plus violentes menées par des colons israéliens dans ce territoire palestinien occupé depuis 1967.

Les tensions entre l’Iran et Israël demeurent elles aussi très vives. Six mois après les attaques américaines contre les installations nucléaires iraniennes, les autorités israéliennes accusent Téhéran de réhabiliter ses sites d’enrichissement d’uranium et de développer son programme de missiles balistiques, des activités que l’État hébreu considère comme une menace existentielle.


Où s'en va la guerre en Ukraine?

Peut-on espérer un répit en 2026 dans la guerre qui dure depuis près de quatre ans entre la Russie et l’Ukraine? Le président des États-Unis, Donald Trump, fait pression depuis des mois pour un accord de paix. Cependant, les négociations se heurtent à des exigences fortement contradictoires de la part de Moscou et de Kiev.

De plus, l'offensive américaine au Venezuela pourrait inspirer Moscou en lui donnant l'idée de renforcer encore plus sa position vis-à-vis de Kiev, et même de chercher à élargir son emprise sur d'autres pays qui faisaient anciennement partie de l'empire soviétique.

Une femme appuie son visage sur l'épaule de son compagnon devant un immeuble endommagé par une frappe.

Des résidents de Kiev émus devant un immeuble endommagé par une frappe russe, le 29 novembre 2025. (Photo d'archives)

Photo : Getty Images / AFP/GENYA SAVILOV

Avant son opération à Caracas et la capture de Nicolas Maduro, un allié de la Russie, l’administration américaine a proposé un gel du front ukrainien, sans faire mention de quelconques concessions territoriales. Ce nouveau plan ne fait par ailleurs pas mention de la nécessité pour Kiev de renoncer à son plan d’intégrer l'OTAN, une demande clé de la Russie.

Parallèlement, les violents combats sur le terrain ne diminuent pas en intensité : la Russie poursuit ses attaques de drones massives contre l’Ukraine, ciblant notamment les infrastructures énergétiques du pays, tandis que Kiev multiplie ses frappes ces derniers jours, visant un terminal pétrolier, des avions et des navires russes.

L’Ukraine peut par ailleurs toujours compter sur les appuis financiers et militaires de ses alliés, notamment en Europe et au Canada, pour maintenir sa capacité à tenir tête à Moscou. Fin décembre, l’Union européenne a approuvé in extremis un plan pour financer la défense de l’Ukraine pour les deux prochaines années. Afin d'éviter les divisions au sein du groupe, les 27 ont décidé d’emprunter conjointement la somme de 90 milliards d’euros plutôt que d'utiliser les avoirs russes gelés.

Volodymyr Zelensky, pensif.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, lors d'une cérémonie à Varsovie, en Pologne (Photo d'archives)

Photo : Getty Images / Omar Marques

Il s’agit d’une bouée de sauvetage pour Kiev qui risquait d'être à court d'argent dès le premier trimestre de 2026 après la fermeture du robinet américain décidée par le président Trump.


Le Soudan, entre atrocités et avenir incertain

La guerre au Soudan ne connaît pas de répit depuis avril 2023. Le conflit, qui oppose l’armée régulière aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), a fait plus de 40 000 morts ainsi que près de 14 millions de déplacés.

Accompagnés de massacres et de viols généralisés ainsi que de violences à caractère ethnique, les combats ont provoqué ce que l’ONU qualifie de pire crise humanitaire au monde avec des épidémies et la famine qui se propage dans certaines régions du pays.

Tant les FSR que l'armée ont été accusées d'avoir violé le droit international au cours de la guerre. Cependant, la plupart des atrocités ont été imputées aux FSR, accusées d'avoir commis un génocide au Darfour.

Des dizaines de femmes soudanaises assises dans un enclos dans le camp de Bentiu.

Des femmes soudanaises attendent pour recevoir une assistance financière du Programme alimentaire mondiale (PAM) dans le camp de Bentiu, au Soudan du Sud, le 4 novembre 2025. (Photo d'archives)

Photo : AFP / RIAN COPE

Dans un rapport publié récemment, l’ONU affirme que plus de 1000 civils ont été tués et que des milliers d’autres ont été victimes de viols, de tortures et d'enlèvements par les paramilitaires des FSR dans le camp de déplacés de Zamzam, au Soudan, en avril dernier.

Fin décembre, le gouvernement soudanais a appelé à un cessez-le-feu, sous la surveillance conjointe des Nations unies, de l'Union africaine et de la Ligue arabe, ainsi qu'au retrait des milices rebelles des zones occupées et à leur désarmement.

Nous avons pour objectif d'organiser un dialogue intersoudanais pendant la période de transition, a promis le premier ministre. Ce dialogue devrait être suivi d'élections libres, a-t-il ajouté.

En novembre, la volonté affichée par le président Donald Trump de s'impliquer pour mettre fin au conflit entre l'armée soudanaise et les FSR a suscité l'espoir de voir des avancées. Mais les négociations menées par les États-Unis avec les autres médiateurs, dont l’Égypte, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, restent dans l'impasse.


Des tensions grandissantes en mer de Chine

La Chine revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, la plaçant en conflit avec plusieurs de ses voisins, dont les Philippines et le Japon.

Deux membres de la garde côtière philippine observent, de leur navire, un navire de la garde côtière chinoise qui leur barre la route en mer.

Des membres de la Garde côtière philippine sont en alerte alors qu'un navire de la Garde côtière chinoise leur barre la route pour une mission de ravitaillement à Second Thomas Shoal, en mer de Chine méridionale. (Photo d'archives)

Photo : Reuters / Adrian Portugal

Les tensions entre Pékin et Tokyo sont montées d’un cran il y a quelques semaines, lorsque la nouvelle première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a laissé entendre, en novembre, que son pays pourrait intervenir militairement en cas d'attaque contre Taïwan, île démocratique dont la Chine revendique la souveraineté.

Depuis, plusieurs incidents impliquant des navires japonais et chinois se sont produits en mer de Chine orientale, près des îles Senkaku (appelées Diaoyu par les Chinois), administrées par Tokyo, mais revendiquées par Pékin.

Le risque d’un conflit dans la région s’est par ailleurs accentué avec l’annonce de Donald Trump de la vente d'armes d’une valeur de plus de 11 milliards de dollars américains à Taïwan, suscitant l’indignation de Pékin qui a mené des manœuvres militaires sans précédent autour de l'île. Il s’agit de la vente la plus importante depuis 2001, lorsque George W. Bush avait validé la livraison de 18 milliards de dollars d’armes à Taïwan.

Lai Ching-te (William Lai) inspecte la garde lors d'un exercice militaire à Taipei.

Le président taïwanais, Lai Ching-te (William Lai), inspecte la garde lors d'un exercice militaire à Taipei, le 21 mars 2025. (Photo d'archives)

Photo : Getty Images / AFP / I-HWA CHENG

Face aux menaces d’invasion de la Chine, Taïwan se prépare. Son président, Lai Ching-te, a annoncé qu'il visait un haut niveau de préparation de l’armée d’ici 2027.


Situation volatile au Yémen

Après dix ans d'affrontements avec les rebelles houthis, le gouvernement yéménite, soutenu par l'Arabie saoudite, fait face à un nouveau front dans le sud du pays où un puissant groupe séparatiste s'est emparé ces dernières semaines de vastes pans du pays.

Le mouvement séparatiste, appelé Conseil de transition du Sud (STC), appuyé financièrement et militairement par les Émirats arabes unis, est la cible de frappes aériennes menées par la coalition internationale dirigée par Riyad, ce qui laisse craindre une exacerbation des tensions entre les deux pétromonarchies du Golfe.

Jeudi, le STC, qui aspire à terme à rétablir un État dans le sud du Yémen, où une République démocratique et populaire a été indépendante de 1967 à 1990, a réaffirmé son intention de rester dans les régions conquises, notamment dans la province riche en pétrole d'Hadramout, frontalière de l'Arabie, ainsi que dans la région voisine de Mahra.


Poursuites des affrontements en RDC

Depuis le début de l’année 2025, le groupe rebelle armé M23, soutenu par le Rwanda, mène une offensive violente dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC). Après s’être emparés des grandes villes de Goma et de Bukavu, les rebelles ont pris le contrôle en décembre de la ville stratégique d’Uvira.

Cette avancée a forcé plus de 85 000 Congolais à fuir la région pour se réfugier au Burundi voisin dans des conditions humanitaires catastrophiques.

Des hommes armés marchent dans une plaine verdoyante.

Des membres du groupe rebelle armé M23 non loin de la localité de Sake, à une quarantaine de kilomètres de Goma, en République démocratique du Congo. (Photo d'archives)

Photo : Reuters / Goran Tomasevic

L’offensive des rebelles a par ailleurs provoqué la colère des États-Unis, puisqu’elle est survenue au moment où la RDC et le Rwanda signaient un accord de paix à Washington sous l'égide du président Trump. Sous la pression des Américains, le groupe M23 a promis de se retirer d’Uvira, mais ce retrait se fait toujours attendre, selon les autorités congolaises.


Accrochages communautaires en Syrie

Un an après la chute du dictateur Bachar Al-Assad, la Syrie connaît toujours une période de turbulences, opposant la majorité sunnite à plusieurs minorités, dont les Druzes, les alaouites, et, plus récemment, les Kurdes.

Fin décembre, des affrontements meurtriers entre forces kurdes et gouvernementales syriennes ont éclaté à Alep, dans le nord de la Syrie, au moment où les deux parties sont censées mettre en œuvre un accord sur l'intégration des institutions de cette importante minorité au sein du pouvoir central.

Trois hommes assis sur une moto, dont un qui tient une arme, passent devant une structure d'édifice en béton pendant qu'un nuage de fumée s'élève de débris calcinés sur le bord de la route.

Des hommes armés sur une moto, passant devant un site où des accrochages ont opposé des membres de la communauté druze à des Bédouins sunnites dans la province de Soueida, en Syrie. (Photo d'archives)

Photo : Reuters / Khalil Ashawi

Parallèlement, depuis l’arrivée du nouveau pouvoir syrien, Israël mène une série d’opérations militaires dans le sud du pays. L’État hébreu a également déployé des troupes dans la zone tampon démilitarisée sur le plateau du Golan, territoire syrien annexé unilatéralement par Israël en 1981.

Selon une enquête menée par le quotidien américain The Washington Post, Israël aurait même livré des armes à un groupe rebelle druze dans la province de Soueida, dans le sud de la Syrie, après la chute du régime d’Assad. Selon des responsables israéliens cités dans l’article, l’objectif serait d’entraver les efforts du président Ahmed Al-Charaa pour unifier le pays.


La menace djihadiste grandissante au Sahel

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger voisins, trois pays sahéliens, sont minés depuis une dizaine d'années par les attaques de groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda et au groupe armé État islamique. Ces pays sont dirigés par des juntes militaires issues de coups d'État et hostiles à la France, ancienne puissance coloniale dont ils ont fait partir l'armée, pour nouer ensuite de nouveaux liens, notamment avec la Russie.

Vladimir Poutine pose au pied d'un escalier alors qu'il serre la main d'Ibrahim Traore.

Le président russe, Vladimir Poutine, serrant la main du leader du Burkina Faso, Ibrahim Traore, à Moscou, le 9 mai 2025. (Photo d'archives)

Photo : Reuters / Alexei Nikolsky

Pour faire face aux défis sécuritaires dans la région, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont décidé en décembre d’unir leurs forces dans l’espoir de freiner la progression des groupes djihadistes.

Selon l'ONG Armed Conflict Location and Event Data (ACLED), qui recense les victimes de conflits partout dans le monde, les activités de ces groupes radicaux s'étendent du Sahel vers les pays côtiers, comme le Bénin, qui a connu, en 2025, son année la plus meurtrière, pour former un nouveau front.

Les djihadistes renforcent leur influence au Nigeria également, où les États-Unis ont mené le 25 décembre des frappes visant des groupes alliés au groupe armé État islamique. M. Trump a dit avoir choisi cette date pour offrir un cadeau de Noël aux combattants djihadistes.


Le Pakistan pris entre l’Inde et l’Afghanistan

Islamabad est aux prises avec ses deux voisins en Asie du Sud. Après de violents accrochages en mai avec l’Inde, qui ont fait craindre l’éclatement d’une guerre nucléaire entre les deux frères ennemis, le Pakistan est aujourd’hui en conflit avec le régime des talibans à Kaboul.

Un homme, debout dans sa maison détruite par une frappe, tient un morceau de béton dans sa main .

Un homme dégage des débris de sa maison détruite par une frappe pakistanaise à Spin Boldak, dans la province de Kandahar, en Afghanistan, le 16 octobre 2025. (Photo d'archives)

Photo : Reuters / Stringer

Les relations bilatérales, envenimées par des questions sécuritaires récurrentes, se sont fortement détériorées ces derniers mois jusqu'à se transformer à la mi-octobre en un affrontement armé d'une ampleur inédite qui a fait environ 70 morts. Le Pakistan accuse notamment l’Afghanistan d’abriter des groupes terroristes, dont les talibans pakistanais, responsables d’attentats meurtriers à Islamabad, ce que Kaboul dément.

Une trêve avait été entérinée le 19 octobre après une médiation du Qatar et de la Turquie, mais elle n'a pas empêché la poursuite des violences entre les deux pays sunnites.


Vers des troubles civils aux États-Unis?

Plusieurs groupes de réflexions indépendants aux États-Unis évoquent dans leur rapport de fin d'année le risque de l’éclatement de troubles civils dans les grandes villes américaines en raison, notamment, des politiques polarisantes du président Trump.

La violence politique et les troubles populaires s'accentuent aux États-Unis, exacerbés par une intensification des antagonismes politiques et le déploiement de gardes nationaux, une unité de l’armée, dans des villes comme Los Angeles, Washington ou encore Memphis.

En point de presse à la Maison-Blanche, Donald Trump mime une arme de précision avec ses mains.

Donald Trump annonce le déploiement de la Garde nationale à Washington, qu'il dit en pleine « crise de sécurité publique ». (Photo d'archives)

Photo : Reuters / Jonathan Ernst

Ce déploiement militaire inédit a été bloqué à la fin de décembre par une décision de la Cour suprême, mais une directive interne du Pentagone, publiée par plusieurs médias, révèle que la Garde nationale prévoit former jusqu'à 500 soldats par État pour qu'ils fassent partie d'une force d'intervention rapide en vue d’éventuelles émeutes.

Ces mesures surviennent alors que le pays a connu une poussée de violences à caractère politique. En juin dernier, la représentante démocrate du Minnesota, Melissa Hortman, et son mari ont été abattus à leur domicile dans une attaque qui a été qualifiée d’assassinat à motivation politique par le gouverneur de l’État. Trois mois plus tard, c’est le militant conservateur et personnalité médiatique Charlie Kirk qui a été assassiné.

En octobre, environ sept millions d'Américains sont descendus dans les rues du pays pour protester contre les dérives autoritaires de l’administration Trump.

Avec des informations de l'Agence France-Presse

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