PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLes tensions entre l’Alberta et la Colombie-Britannique à propos de la construction d’un nouvel oléoduc ne sont pas nouvelles. Le projet Northern Gateway et l'agrandissement de Trans Mountain avaient créé un froid entre les deux provinces les plus à l'ouest du Canada.
Le premier jour de la rencontre des premiers ministres de l’Ouest, la première ministre Danielle Smith l’a rappelé en déclarant que les relations tumultueuses n’avaient pas commencé au moment où son homologue David Eby était arrivé au pouvoir.
Que ce soit avec John Horgan ou Christy Clark, cela fait plusieurs premiers ministres qui mettent en place des barrières qui nous empêchent d'amener des infrastructures critiques à la côte [du Pacifique].
Christy Clark, qui a été première ministre de la Colombie-Britannique de 2011 à 2017, insiste toutefois sur le fait que son gouvernement n’a pas créé de barrière, contrairement à ce qu'affirme Danielle Smith.
Nous avons mis en place cinq conditions, qui étaient les suivantes : élaborer un plan sur les déversements de pétrole sur la côte, développer un plan similaire en cas de déversement terrestre, s’assurer que les Autochtones étaient consultés, faire en sorte qu’une partie de retombées reste en Colombie-Britannique et qu’il y ait une approbation environnementale fédérale.
Selon Christy Clarke, toutes les conditions ont finalement été remplies dans le cas de Trans Mountain. Elle croit toutefois que ces demandes ont contribué à lui donner une image de méchante en Alberta. On n’essayait pas de bloquer le pipeline, on le soutenait et on voulait qu’il soit fait de la bonne façon, raconte-t-elle.
À l’avenir, elle espère que Mark Carney, David Eby et Danielle Smith vont s’appuyer sur ses cinq conditions pour le développement d’un nouveau pipeline, une position qu’elle décrit comme modérée.
L’implication du premier ministre fédéral est un gros changement par rapport aux projets précédents, selon ses observations. Stephen Harper voulait un oléoduc, mais il ne s’impliquait pas dans le développement, Justin Trudeau était très impliqué pour empêcher la construction [...] et Mark Carney, il en fait la promotion et il s’implique, affirme-t-elle.
En 2018, alors que Justin Trudeau était premier ministre, le gouvernement fédéral a racheté Trans Mountain, et la construction est aujourd'hui terminée, alors que Northern Gateway a été rejeté en 2016.

Le trajet du projet d'oléoduc Northern Gateway se rendait au Port de Kitimat. Le projet actuel avancé par le gouvernement Smith pourrait se rendre au port de Prince Rupert, un peu plus au nord. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
L’ancienne première ministre de la Colombie-Britannique croit que c’est au moment où John Horgan, qui a occupé le poste de 2017 à 2022, a déclaré qu’il allait utiliser tous les outils dans le coffre pour empêcher [l’expansion] de Trans Mountain que les investisseurs ont abandonné la province.
George Hoberg, professeur à l’École de politique publique de l’Université de la Colombie-Britannique, rappelle que le gouvernement Horgan a tenu sa parole, mais a échoué, puisque les mécanismes utilisés par la province, comme la loi qui limitait la croissance du transport de bitume [en Colombie-Britannique], ont été jugés inconstitutionnels.
Pour répondre à ces tactiques du gouvernement britanno-colombien, l’Alberta avait instauré un embargo sur le vin de la province côtière.
Les néo-démocrates de Rachel Notley avaient adopté une loi qui permettrait à l’Alberta de contrôler la quantité de pétrole à destination de la Colombie-Britannique. Le gouvernement de Jason Kenney avait mis cette loi en application à son arrivée au pouvoir.

Le Britanno-Colombien John Horgan (à gauche) et l'Albertain Jason Kenney (à droite), sont deux des premiers ministres qui ont eu de la difficulté à s'entendre sur la question des pipelines. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward
Cette dernière mesure avait provoqué une bataille juridique entre les deux provinces, et une injonction avait empêché la mise en application de la loi.
George Hoberg observe quelques différences entre la situation de l’époque et celle d’aujourd’hui. Je crois que la relation avec les États-Unis en ce moment a rendu les gens plus ouverts au développement [pétrolier], dit-il .
S’il n’y avait pas autant de pression pour la séparation de l’Alberta, je ne crois pas que le gouvernement aurait autant reculé sur autant de ses politiques climatiques, affirme-t-il par ailleurs.
Selon lui, il est inhabituel que le gouvernement de la Colombie-Britannique ne fasse pas partie des négociations et il est choquant que les peuples autochtones ne soient pas consultés.
C'est très inquiétant que le gouvernement de l'Alberta et le gouvernement du Canada soient déterminés à accroître les infrastructures pétrolières alors que la situation climatique empire, ajoute-t-il.


1 week ago
6






















English (US) ·
French (CA) ·
French (FR) ·