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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayTalonné par le député solidaire Guillaume Cliche-Rivard sur le sort de centaines d'employés du réseau scolaire et de la petite enfance dont les dossiers sont en attente d'acceptation à Québec, le ministre de l’immigration Jean-François Roberge a renvoyé la balle au fédéral.
C’est que, si le chemin de la résidence permanente passe par le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), qui relève de Québec, c’est Ottawa qui délivre les permis autorisant les travailleurs temporaires à rester au pays le temps que la bureaucratie québécoise règle leurs dossiers.
Le ministre estime donc ne pas être seul maître de la situation et appelle les ministres Lena Diab et Mélanie Joly à faire leur part.
Mme Joly a dit qu'on doit garder les gens ici [...]. Elle a dit : je vais passer le message et on va être en mode solution. À qui Mélanie Joly a-t-elle passé le message? Est-ce que la ministre Diab est toujours au pays? Va-t-elle faire sa job un jour? a lancé Jean-François Roberge mercredi à l'Assemblée nationale.
Cette approche n’a pas convaincu le député solidaire.
Il y a des billets d'avion qui sont achetés, il y a des gens qui partent. Les familles québécoises sont inquiètes : elles ne veulent pas perdre l'éducatrice de leur enfant, l'infirmière de leur parent, la prof de leur ado. Quand est-ce que le ministre va arrêter d'affaiblir nos services publics? a demandé le député de Saint-Henri–Sainte-Anne durant la période des questions.

Guillaume Cliche-Rivard, leader parlementaire de Québec solidaire (QS)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
Pour chaque éducatrice qui part, c'est huit enfants qui la perdent.
Si les permis de travail sont effectivement délivrés par Ottawa, les centaines de travailleurs temporaires qui attendent d’être acceptés par le PSTQ, notamment dans le réseau de l'éducation et de la petite enfance, cherchent en général non pas à renouveler leur permis de travail, mais à obtenir la résidence permanente.
Le PSTQ est né des cendres du Programme de l'expérience québécoise (PEQ), aboli l’été dernier. Le nouveau programme est complexe et offre moins de prévisibilité, souligne le porte-parole libéral en matière d'immigration, André Albert Morin.
Les familles qui se qualifiaient pour le PEQ ont été plongées dans l'incertitude et la confusion à cause de la transition entre l'ancien et le nouveau programme, déplore-t-il.

Le porte-parole du Parti libéral du Québec (PLQ) en matière d'immigration, André Albert Morin (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot
Elles sont venues, ces personnes-là, parce qu'il y avait un programme qui était clair avec de la prévisibilité et de la stabilité. [Le] PSTQ n'offre pas les mêmes prévisibilité et stabilité. Là, évidemment, il doit y avoir un arrimage avec le fédéral pour le permis de travail, puis, éventuellement, la citoyenneté canadienne. [Jean-François Roberge], s'il accordait une clause transitoire, il réglerait le problème, estime le député de l'Acadie.
Tous les partis d'opposition à l'Assemblée nationale demandent une clause de droits acquis pour les familles qui étaient déjà installées au Québec au moment de l'abolition du PEQ.
C'est également le souhait de syndicats, d'intervenants du milieu des affaires et de politiciens municipaux, comme en témoigne la récente sortie des maires de Montréal et de Québec.


3 months ago
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