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Un peu plus d'un an après le lancement très médiatisé par l’Alberta d’une équipe d’intervention frontalière, tout ne se passe pas comme prévu.
Le dernier budget présenté par le gouvernement albertain montre que la province n'a dépensé qu'un tiers du montant qu'elle avait alloué à cette initiative pour sa première année, soit 5 millions de dollars au lieu de 15 millions $.
La province avait annoncé que la nouvelle équipe de patrouille frontalière serait composée de 51 shérifs armés de carabines, de 10 employés de soutien, de 4 analystes de substances chimiques et de 4 chiens. L’équipe devait compter également sur 10 drones de surveillance, le tout pour un investissement initial de 29 millions de dollars.
Durant la première année, l'accent a été mis sur le déploiement des agents, tout en mettant en place des patrouilles et une capacité opérationnelle, comme l’explique Sheena Campbell, porte-parole du ministère de la Sécurité publique et des Services d'urgence de l'Alberta.
Au fur et à mesure de la mise en œuvre, certaines dépenses prévues, notamment le recrutement de l'effectif complet et certains coûts liés à l'équipement et aux infrastructures, ont été engagées plus tard que prévu.
Placée sous le commandement des shérifs de l'Alberta, la brigade a été créée pour lutter contre le trafic de drogue, le trafic d'armes à feu et les passages de la frontière illégaux.
Sa création a été annoncée en décembre 2024, peu après que Donald Trump eut menacé d'imposer des droits de douane sur les produits canadiens si le pays ne mettait pas un terme à ce qu'il qualifiait de vague d'immigration clandestine et de trafic de drogue vers son pays.
Le plan budgétaire de l'année dernière promettait 25 millions $ sur deux ans pour la sécurité frontalière, afin de soutenir l'achat d'équipements et le développement d'installations. La province prévoit toujours d'investir ce montant, mais compte désormais l'étaler sur une année supplémentaire, dont 9 millions réservés pour l'année à venir, et 11 millions en 2027-2028.

Le poste-frontière le plus fréquenté de l'Alberta se trouve à Coutts, un village d'environ 260 habitants.
Photo : Radio-Canada / Meghan Grant/CBC
Il n’est pas inhabituel qu’un gouvernement sous-utilise son budget, comme l’explique Christian Leuprecht, expert en sécurité nationale au Collège militaire royal du Canada. Il fait remarquer par ailleurs que le fait que la province répartit son investissement de 25 millions de dollars sur une année supplémentaire reflète la courbe d’apprentissage abrupte qui accompagne la sécurité frontalière.
L’expert ajoute que cela pourrait également indiquer que la province se rend compte que le rôle qu’elle peut jouer dans un domaine généralement surveillé par les agences fédérales est important, mais limité.
Selon Sheena Campbell, au cours de sa première année, l’équipe d’intervention frontalière a eu recours à des déploiements en rotation de shérifs venant d'autres régions pour occuper les postes vacants.
Elle indique que la province prévoit de poursuivre cette approche à mesure que le recrutement progresse et que le financement s'ajuste aux prochaines étapes de la mise en œuvre.
Avec les informations d’Andrew Jeffrey


2 months ago
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